‹ Essais de philologie françaiseChapitre 14 sur 251 · Topogr. hist. du dèp. de l'Ain, Trévoux · texte numérisé non relu

Topogr. hist. du dèp. de l'Ain, Trévoux

aqua de Furrent, en 1354; aqua de Furans, en 1 3 9 1 ;

ripperia F ure, en 1393; ripperia de Furans, en 1394; aqua Furani, en 1444; rivière de Fure, en 1546; rivière de Furan, en 1724. Ces formes permettent de supposer avec la plus grande vraisemblance que le Furens, affluent de la Loire qui passe à Saint-Étienne, et le Furan, affluent du Rhône (Ain), s'appelaient primitivement la Fure1.

VHerbetan, affluent du Guiers-Vif (Isère), est formé par la réunion de deux ruisseaux que l'on désigne respectivement sous le nom de Herbetan-le-Vif et YHerbetan-le-Mort. Que Herbetan soit un féminin et que la notion de ce genre se soit longtemps conservée, c'est ce qui résulte des anciennes formes réunies par M. Pilot de Thorey : rif d' Herbetta^-la-Morte , en 1641 ; rivière d' Arbetta-la-Vive et rivière d'Arbetta-la- Morte, en 1725. L'Herbetan-le- Vif est appelé ruisseau de VHerbette en 1695 ; aqua Albeta et aqua que vocatur Arbeta, en 13 14. Il n'y a pas d'hésitation possible sur la forme primitive entre Albeta et Arbeta, car le changement de / en r devant une labiable n'est pas rare dans le Dauphiné2: Albeta est le diminutif de Alba, et VHerbetan du Dauphiné est le pendant exact de VAubetin de la Champagne.

VHérètang, ruisseau affluent du Guiers-Mort, qui traverse les communes de Saint-Joseph-de-Rivière et de Saint-Laurent-du-Pont (Isère), paraît avoir été

1. Le même nom a été porté à l'origine par le Fusain, mentionné ci-dessus, p. 36. Le changement de r en s est fréquent dans la région où coule cette rivière.

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