‹ Essais de philologie françaiseChapitre 152 sur 251 · LU. — HANSE · texte numérisé non relu

LU. — HANSE

« Le corps d'une épingle avant que la tête y soit mise. Hanse peut s'expliquer par anse, indûment aspiré, ce corps d'épingle pouvant être considéré comme une anse. » (Littré.)

L'idée que la hanse ou tige d'une épingle, qui en est la partie essentielle, puisse être considérée comme Y anse de la tête, est une idée étrange. On a manifestement affaire au mot bien connu hante, anciennement bans te, remplacé dans le langage ordinaire par hampe. Si la forme hanse était anciennement attestée, on pourrait

1. Dans Du Cange, v° vammum. L'exemple de Carpentier est reproduit dans le Dictionnaire de M. Godefroy. En réalité, c'est un mot du patois du Velay, car les faits articulés dans le document visé se passent « en la ville du Puy ». On remarquera que Mistral signale précisément la forme actuelle bamo en Velay.

2. Mistral, Trésor dôu felibrige, à qui j'emprunte ces exemples, indique comme étymologie le mot gamo au sens de « gamme ».

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