LVI. — LENTE
M. Meyer-Lùbke place sans observation le français lente à côté du roumain lindina, de l'italien lendine, de l'espagnol liendre et du portugais lendea, qui remontent au latin vulgaire *lendine, classique lendem7>. Il est certain que * lendine peut seul expliquer le provençal lende, et que parmi les patois français il en est, comme le berrichon, le blaisois et le namurois, qui disent aussi lende et remontent effectivement à * lendine. Mats pourquoi le français propre a-t-il un / et non un d? La forme lente est déjà dans le Roman de la Rose, où elle rime avec entente*. Faut-il admettre en latin une confusion
i. L'ital. lepade est certainement savant; faut-il en dire autant de lepo qu'Antoine Oudin traduit par « certain poisson écaillé » ?