Revue historique vaudoise, 1894, p
variante germanique du môme appellatif: Talent, Thicle et Zichl constituent donc un triplet.
Le nom de Valouzan est porté, non seulement par l'un des bras supérieurs de la Valouze, affluent de la Grosne (Saône-et-Loire), mais par la Valouze ellemême, appelée Avalosa1 au xe siècle.
La Vésonne, affluent de la Gère (Isère), a dû posséder très anciennement l'accusatif Vésonnan, à en juger par un acte d'environ 973 (App. 7, dans le Cartulaire de S. André-le-Bas ', p.p. U. Chevalier) où on lit : rio Vesonnane; dans les chartes 2, 4, 25, 36, on lit Vesonna.
Parmi les noms pour lesquels les textes anciens font absolument défaut, on peut faire quelques constatations intéressantes. D'après Joanne, le Drouvenant porterait aussi le nom de Drouvenne. Près des sources du Trambou^an naît un autre cours d'eau, affluent du Rhin ou Rahin, qui porte le nom de Trambouçe et qui tire manifestement ce nom du village de Trambou^e qu'il arrose. Le Coran, affluent de la Charente, fait penser à la Cure (en latin Cor a), affluent de l'Yonne ; le Sur an, affluent de l'Ain, à la Sure, affluent de la Moselle, etc.
A quelle époque les noms de rivière dont nous venons de parler ont-ils été soumis à la déclinaison féminine d'origine germanique ? Il faudrait beaucoup plus de textes que nous n'en possédons pour répondre à cette question d'une manière satisfaisante. La date a dû varier selon les régions, selon les noms mêmes. Il est évident qu'un nom comme Aubetain ne peut pas