‹ Essais de philologie françaiseChapitre 167 sur 251 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

2° La combinaison de l'accusatif illum et de l'adverbe

hic: *Mu(m-h)icJ ;

3° La combinaison du datif Mi et du datif bute: ill(i-h)uic 2 ;

4° Un datif illuic formé analogiquement d'après le nominatif illic, comme huic de hic 3 ;

5° L'abverbe Mue employé pronominalement 4;

6° L'adverbe Hlune employé pronominalement 5.

Contre toutes ces étymologies, M. Paul Meyer a très justement demandé la question préalable en rappelant « que lui {illui sous la forme complète) est un cas oblique (génitif ou datif) de Me, dont les exemples, qui remontent à l'antiquité, ont été maintes fois relevés6. » Mais comment expliquer illui?

M. Tobler avait déjà vu le point faible de toutes les étymologies proposées jusqu'ici. Dire avec M. Schuchardt que le latin populaire a employé illui au lieu du génitif illius, c'est esquiver la difficulté et non la résoudre, puisque entre illius et illui il y a des barrières phonétiques infranchissables. Supposer une forme illuic dont on n'a aucun exemple n'est qu'un expédient : d'une part il n'est guère permis de penser que le pronom hic, qui a disparu dans toutes les langues romanes, qui par conséquent ne devait pas être populaire, ait

i. Delius, dans le Jabrb. fur rom. und engl. Literat., IX, 98; cf. Diez, ubi supra.

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