‹ Essais de philologie françaiseChapitre 170 sur 251 · I. Gramm., II · texte numérisé non relu

I. Gramm., II

propose Mae + ipsum. M. Tobler dit très bien que cette forme ne peut être séparée des autres, mais, quand il propose * illaecc, nous ne pouvons nous rallier à son opinion: *Maece traité conformément à la phonétique provençale n'aurait pu donner que le% liet% (cf. pat% de pacem, vet% de vicem, voî^ de vocem, etc.).

La véritable explication de lei est intimement liée à celle de lui que nous avons donnée plus haut. A côté de Mui, le latin populaire avait la forme féminine correspondante Mei1, et cette forme s'explique de même. Elle est le résultat de la combinaison de Mae, datif féminin primitif, avec ei: *Maeei = *Maei = Mei.

Les formes provençales avec une s s'expliquent par le génitif. Illius n'est à l'origine que masculin ; le féminin est Maeius = illeius = (il)leis.

Il va sans dire que toutes les autres formes pronominales des langues romanes en ui et en et ont la même explication2.

Postscriptum. — L'article qu'on vient de lire a paru dans la Romania en 1883. Depuis lors, les observations faites sur le même sujet par Arsène Darmesteter3 et

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