‹ Essais de philologie françaiseChapitre 175 sur 251 · LXII. — prov, ORJIER, ORJARIA · texte numérisé non relu

LXII. — prov, ORJIER, ORJARIA

Raynouard s'est complètement mépris sur le sens de ces deux mots en les rattachant au latin urceus et en

. 1. Je m'en suis assuré sur l'original, Arch. nat. JJ 64, n° 2. L'acte est du 5 juin 1324 et la confirmation royale du mois de décembre 1325, ce qui explique le désaccord apparent de Carpentier et de Godefroy.

2. Soit phonétiquement (cf. menotte), soit par étymologie populaire, d'après mener (cf. le prov. menadon, manivelle). Les deux mots mènille et mènillelte, que Littré enregistre sans aucune indication étymologique, sont certainement pour manille, manillette.

3. On peut mentionner aussi le prov. taravela, de * tarabella, au lieu de terebella; mais le cas est un peu différent. * Tarabella repose sur * tarabra (v. Du Cange, tarrabnim), sorte de

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les traduisant par « potier, poterie ». Orgier veut dire « marchand de grains », comme l'a bien vu M. Ch. Barbier qui vient de publier le glossaire de la chronique de Mascaro de Béziers '. Mais je ne suis pas de l'avis de M. Barbier quand il dit : « Il semble bien que M.- Azaïs soit dans le vrai en le rattachant au latin hordearius, marchand d'orge, et par suite marchand de grains de toutes sortes. » On a sous la main une étymologie bien plus naturelle : c'est le latin horrearius, dérivé de horreum, grenier à céréales.

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