LXIII. — ORPAILLEUR
Littré, Scheler et M. Brachet s'accordent à considérer orpailleur, « celui qui recueille les paillettes d'or qui se trouvent dans le sable des fleuves », comme un composé de or et de paille. A. Darmesteter enregistre le mot parmi les composés « plus ou moins obscurs » et se demande s'il n'est pas calqué sur orbateur2. Littré et Scheler mentionnent une forme secondaire arpailleur, qui leur paraît une altération. En réalité, c'est la forme actuelle orpailleur qui est une altération, due à l'étymologie populaire, de arpailleur, plus anciennement harpailleur, qui est déjà dans Rabelais : dans la célèbre énumération des métiers que les grands de la terre
compromis entre le latin classique terebra ou terebrum et le latin populaire taratrum, auquel on attribue, à tort ou à raison, une origine celtique.