LXV. — prov. PANCOGOL
Raynouard enregistre un mot pancogola, qu'il considère comme substantif masculin. Il en cite un exemple unique de 1190, où il est question de « taillas de taverniers ni de pancogolas » et il traduit par « cuiseur de pain, boulanger. » La traduction est exacte, à cela près que pancogola est un féminin dont la forme masculine a dû être pancogol. Il est intéressant de trouver en provençal ancien le pendant exact de l'italien panicuocolo, qui a le même sens 3 : l'accord des deux langues
1. Cf. à l'art, bostades un exemple de 1412, cité par les Bénédictins et mal interprété par eux : Carpentier paraît avoir eu raison d'y reconnaître le même mot.
2. Voy. SkeBXfEtym. Dict. au mot worsted, où le franc, ostade n'est d'ailleurs pas mentionné.
3. Carpentier a trouvé le mot latinisé en pancogoîhis dans les statuts de Cadore. Il l'a inséré dans Du Cange avec ce commentaire fantaisiste: « Caupo, vel qui mensa excipit, gallice aubergiste, traiteur : a pancia, venter, et gala, gula. »
autorise à foire remonter au latin vulgaire cette formation parasynthétique si curieuse, que M. Meyer-Liïbke considère comme particulière à l'italien1, et à restituer le type étymologique * -panicçculus , de partis, pain, et de *cocere pour coquere, cuire.