‹ Essais de philologie françaiseChapitre 212 sur 251 · REST · texte numérisé non relu

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re% d'oignons, Coutume des foires de Troyes. — Ung r«ç de petits oignons, Laurent de Premierfait, Trad. du Dec amer on. — Aucuns les accommodent (les aulx) en petits faisceaux qu'ils appellent res... Olivier de Serres, Th. d'agric. »

A ces exemples, il faut en ajouter deux autres qui proviennent de la troisième branche du Roman de Renart, dans le célèbre épisode des « Charretiers », et qui nous offrent une intéressante extension de sens. Jeté dans la charrette au poisson, Renard commence par satisfaire son appétit en dévorant une trentaine de harengs, puis il songe à faire sa provision, et voici comment il opère :

L'autre panier a assailli ;

Son groing i mist, n'a pas failli

Qu'il n'en traïst trois res d'anguiles.

Renars, qui sot de maintes guiles,

Son col et sa teste passe outre

Les hardillons, puis les acoutre

Dessus son dos que tout s'en cueuvre ' .

Un peu plus loin les marchands se lamentent et déclarent que Renart « dcus re% d'anguiles emporte2 ». Il faut se représenter une rest d'anguilles comme un trousseau de clefs, les anguilles étant enfilées par la tête à un lien (hardillon) formant collier. Alors on comprend fort bien comment le voleur s'y prend quand il passe le cou et la tète « outre les hardillons » : il n'enroule pas les anguilles autour de son cou pour se faire un collier, comme on l'a dit ^ ; il se passe simplement

i. Edition Martin, III, 93 et s.

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