XCI. — prov. SEA
Dans une charte du cartulaire de Conques, datée de 1065, on lit ce passage inintelligible: « De ecclesia de Liquairac dono VIII, de allasea de sancto Nazarii de Carcassona1 » L'éditeur, M. G. Desjardins, suppose que allasea peut être une faute de scribe pour ecclesia, mais cette conjecture ne remédie à rien. Il n'y a rien à conjecturer : il faut simplement rectifier la ponctuation, couper allasea en trois : a la sea, et lire : « ... dono VIII defnarios] a la sea de S. Nazarii », c'est-à-dire « je donne huit deniers au siège épiscopal de Saint-Nazaire ». Raynouard connaît le mot se^a au sens de « siège, capitale d'un empire. » Au sens spécial de siège épiscopal le mot se retrouve écrit cea dans une charte de Solignac, datée de 12 18, où on lit que Guillem de Maumont était « chanorgues de la cea de Lemoges2 », et plus correctement sea dans une charte du Mémorial du con-
analogue dans l'italien ruscello, pour * riuscello ; l'hypothèse d'un emprunt au français ruisseau, mise en avant par Diez, n'est pas vraisemblable.