Zeitschr.fûr rom. Phil., XVIII
2. Sont est féminin en provençal (excepté en béarnais), et la sont a donné naissance à une forme secondaire la soudo, usitée dans l'Hérault, d'après Mistral.
3. Lex Salica, XVI, 4 (ou 3), éd. Hessels (Londres, 1880). Je cite ce passage de préférence à II, 3 (Si quis porcellum de sute Juraverit), parce que II, 3 est une addition postérieure.
Thomas. 25
area) porcorum1 », et le manuscrit 10 écrit une fois sutenn (II, 3) et une fois sudenn (XIX, 8). Il serait oiseux de se demander si le francique sutenn, accentué sur le premier élément composant, conformément à l'accent germanique, a pu être romanisé en sute, car le vocalisme apporte un obstacle insurmontable à cette hypothèse hasardeuse2. En effet, l'ancien germanique su, cochon, truie, en allemand moderne sau, a un u long.
En résumé, le français seu et le provençal sont ne peuvent venir du latin sûdetn, pieu, ils viennent d'un mot sôtem ou sûtem, qui apparaît dans la Loi salique et dans quelques formules mérovingiennes 3, et dont l'origine reste à trouver.