‹ Essais de philologie françaiseChapitre 24 sur 251 · Thurneysen, Keltorom., p · texte numérisé non relu

Thurneysen, Keltorom., p

2. Cf. le nom de lieu Le Chastang (Corrèze), au xics. Castanio. (Cartul. de Conques, n° 79.)

3. Cartul. de Conques, n° 457. C'est cette forme qu'on lit dans

garricium : anc. franc, jarriz, jarris, variété de chêne (voy. le Dictionnaire de M. Godefroy).

roberium: (pour roboreum1) : limousin rouvei, rouvre.

rustium : prov. rouis, buisson.

salicium : prov. salet%, saule. Le mot est dans les Autels cassadors de Daude de Pradas 2, où Raynouard l'a relevé avec la traduction extravagante de « céleri ». Aujourd'hui encore on dit assolei au sens de « saule » en Limousin, assolé en Périgord, saguei en Velay (Mistral); l'abbé Vayssier enregistre pour le Rouergue soles (var. sorts, sarès), nom d'un petit saule à feuilles cendrées. Il y a dans la commune de Mongibaud (Corrèze) un village du nom de Coursaleix, qui est appelé au xne siècle soit Corpsale^ en roman, soit de Cnrvo Salice en latin 3 .

tamaricium4 : prov. mod. tamaris. Le français tamaris est naturellement emprunté du provençal, qui emploie aussi tamarisso, de la forme fém. lat. tamaricia.

vernium: prov. vernh^, prov. mod. vergne, verni, franc. vergne, autre nom de l'aune. Le simple existe sous la forme vern en anc. prov., aujourd'hui ver (Mistral).

le ms. A, n° 531, au lieu de sérier donné par Raynouard (cf. Levy, Prov. Suppl.-Wœrt., v° cerier).

1. Cf. l'ital. rovere, qui implique l'existence de la déclinaison robur, roberis, au lieu de roboris ; voy. ci-dessous roberia.

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