‹ Essais de philologie françaiseChapitre 27 sur 251 · Gramm., trad. franc., II, p · texte numérisé non relu

Gramm., trad. franc., II, p

tant s'en réclamer clairement : perdoa, perte, rendoa, rente, segoa, suite, et vendoa, vente, qui nous reportent à perd un, rendua, sequua, vendua. D'autre part, le prov. mod. gelbe ou gieue « qui ne veut pas se laisser toucher » semble postuler xtluus1 .

On sait que le provençal termine en et toutes les 3e pers. sing. du parfait dans la première conjugaison et dans la conjugaison faible des verbes en er, re : amet, « il aima », et vendet, « il vendit ». On trouve même quelquefois partit, « il partit », mais cette forme est plus récente et due, sans conteste, à l'influence analogique de amet, vendet2.

Dans sa Grammaire des langues romanes, M. Meyer- Lùbke dit : « En provençal, t ne persiste que dans la 3e pers. sing. du parfait en -edit où le d et le t se sont attirés avant l'action de la loi des finales », et il renvoie à « la vraie explication du -t provençal » donnée par M. Neumann au tome VIII, p. 368 de la Zeitschrift filr romanische Philologie*. Malgré cette double autorité, je ne crois pas que ce soit là la « vraie explication » . On sait que le d latin, devenu final en roman par la chute d'une voyelle, n'a laissé aucune trace en provençal : pedem donne pe, gradum, gra ou grau, etc.

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