SUR LA FORMATION DU NOM DE LA VILLE D'ARLES
à M. Meyer-Lûbke que l'on doit la belle étymologie du français vouge et du provençal ve^oig, correspondant au béarnais bedoi1. Il a même cru — et j'ai abondé en son sens dans le Dictionnaire général de MM. Hatzfeld et Darmesteter, et M. Lanusse a fait chorus dans sa thèse sur Y Influence du dialecte gascon — que le gascon était le père du français besoche. Il n'en est rien, comme je le ferai voir plus loin, et le gascon n'a propagé vidubium que chez les Basques. Les exemples du changement de b initial en p dans les emprunts faits par le basque au gascon ou à l'espagnol, ne manquent pas. M. Schuchardt cite lui-même pa^i, chaudron (esp. bacia, bacin, béarnais bassï), pertol, filet (béarnais bertoii), pochi, morceau (béarnais boucï).