‹ Essais de philologie françaiseChapitre 84 sur 251 · XIV. — BESOCHE · texte numérisé non relu

XIV. — BESOCHE

C'est à M. Meyer-Lûbke qu'on doit la belle étymologie vougt ' — vidiiviiim, mieux vidubium1. Lorsqu'il l'a produite2, il n'a eu garde d'oublier le provençal ve^pig, employé par Marcabru, plus transparent encore que le français vougc. Depuis 3, il a rattaché au même type latin le français besoche, hoyau, que Littré propose dubitativement de considérer comme « une forme augmentative de besse, qui est une ancienne forme pour bêche ». L'explication de M. Meyer-Lûbke gagne beaucoup au voisinage de celle de Littré ; aussi l'ai-je introduite en toute confiance dans le Dictionnaire général, et M. Lanusse a-t-il enregistré besoche comme un des mots dont le gascon a enrichi la langue française^. J'ai

i. Sur l'origine celtique de vidubium, voy. d'Arbois de Jubainville, Les noms gaulois che\ César, p. 213.

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