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saire. Un écriTain a été josqa'à dire que la psyoliojogie des passions était la seule' possible , parce que le cerveau étant différent des entrailles , la pensée qui appartient à l'un pouvait observer les passions q[ai résident dans les autres '• Mais cela même était une chimérique espérance; car le cerveau ne verrait point les passions en regardant ses entrailles; et même quand il voudrait regarder ses entrailles , il n^aurait paa le bonheur de les voir, il n'a que la consolation bien vaine d'y penser. O faiblesse de la science humaine I misérables viscères que nous sommes! Qu'il y a loin de l'abdomen au crâne; et lorsque la cervelle est si curieuse ^ pourquoi le péritoine est-il impénétrable ?
Il pourrait être utile , mais les bornes de cet ouvrage ne le permettent pas , d'exposer avec détail les idées des chefs de la philosophie physiologbte, et de la réfuter en forme. On y montrerait partout l'hypothèse sous les dehors de l'observation^ et la dialectique sous le masque de l'expérience; mais ce serait l'objet d'un ouvrage entier. Nous ne présenterons dans cet Essai que des observations générales sur im système que recommande le nom de Broussais *•
' M. Aagoste Comte, Cours de philosophie positive, T. I, kçon I'«.
* Nous avions fftit rar cet antetir un travail complet, savoir, nne analyse et une réfotation méthôdiqaes, et nons y avions joint un examen critique de l'onvrage de Cabanis et de la doctrine de Gall. Mais ponr publier tout cela , il eût fallu ajouter un volume à cet ouvrage.
DE Lk PHTSIOUmn nrrELLECTUBtLE. 11