LA
donc à justifier la multiplicité de ses principes contre cette unité de principe-si chère au sensualisme. Adopté et interprété par la physique, le sensualisme est venu aboutir à ce matérialisme savant que Reid semble avoir négligé, et qui s’autorise de toutes les découvertes des sciences naturelles. Enfin, les Allemands ont en quelque sorte renouvelé le scepticisme et l'idéalisme, en prenant tous les systèmes à une plus grande profondeur, en creusant le puits de la mine au-dessous de tous les niveaux atteints avant eux. Devant tous ces ennemis inattendus , la philosophie écossaise a pu se trouver faible et mal préparée. | Cependant, c’est en elle-même une redoutable philosophie polémique, et nous croyons qu’elle renferme tous les principes dont peut se servir heureusement l'esprit d'examen pour battre en brèche les systèmes exclusifs. Déjà elle a été une fois avec un incomparable succès dirigée contre l’école française de Locke. Elle a trouvé parmi nous l’introducteur le plus capable de lui donner ce qui pouvait lui manquer encore. M. Royer-Gollard était excellemment propre à prêter aux idées écossaises l’énergie pénétrante dont elles ont besoin pour s’emparer des esprits. Lorsqu'il fut appelé , il y a plus de trente ans, à la chaire d’histoire de philosophie moderne, c’est dans Reid qu’il puisa les principes de la critique à laquelle il soumit quelques-uns des plus célèbres chefs d'école, Locke et Condillac, Descartes et Malebranche. Il réussit à les convaincre tous de sceptrcisme sur l'existence du monde extérieur, et fit de ce délit principal le fondement de son acte d’accu-
REID, 243 sation contre la philosophie moderne. Pour l’établir, la théorie de la perception, celle de la sensation, celles de l’espace et de la durée durent être rigoureusement étudiées et exposées ; et, sur ces divers sujets , il s’appropria les idées de Reid avec une telle puissance , il les traduisit avec tant de force et de netteté, qu’elles semblent dans ses mains une seconde fois originales.
Comme critique de la philosophie de Locke, tant que cette philosophie ne devient pas la physiologie, la doctrine du sens commun paraît donc avoir accompli son œuvre. Il ne sera pas très-diflicile, je pense, de la diriger avec succès contre le matérialisme que les sciences naturelles cherchent à faire prévaloir. Ses arguments remis à neuf, sont suffisants et au delà pour briser cette alliance de l'observation superficielle et de la déduction gratuite qui entretient les illusions et les prétentions de la physiologie métaphysique. |
L'Allemagne opposera de plus rudes jouteurs. Entraînée par elle au fond des problèmes, c’est alors que la philosophie écossaise pourra s’apercevoir qu'elle est un peu légèrement armée. Ce sera à son tour de rendre compte de ses principes, et de justifier ses convictions si nombreuses et si faciles. Peutêtre alors reconnaitra-t-elle qu'il y a aussi de la témérité dans le sens commun, et que la croyance universelle et Dents n’est qu’une forte pré somption, jusqu'à ce qu'on en ait bien reconnn l’origme. ‘ |
Je persiste à penser que l'esprit général de la philosophie de Reid est sage , et que ses conclusions sont
justes. Mais ses analyses, mais ses classifications
pourraient être utilement revisées, et cette révi-
sion produirait une réduction de ce grand nombre. soit de principes divers d’origine et de qualité, soit. d’affirmations légèrement acceptées ; à un nombre beaucoup moindre de principes proprement dits.
Un peu de hiérarchie et de choix serait introduit
parmi les notions et les croyances dont Reid en-
combre l'esprit humain. Là où il a négligé ou
nié les preuves, des preuves seraient offertes; la
déduction reparaîtrait là où il, l'a forcée de faire
place à l'intuition ; sans perdre son caractère raison-
mable et sensé , la philosophie écossaise serait rame
née à la forme d’une science. Il faut convenir qu’elle en a besoin ; que Reid, préoccupé de Vinfaillibilité des instincts pratiques de l'humanité, s’est un peu trop souvent contenté d’aflirmer ce qu’on lui niait et d'interdire les questions au lieu de les résoudre.
Il y a certainement des faits primitifs : il y a des croyances sans titre et des principes sans antécédents. La nature de l'esprit humain bien étudiée, bien constatée, est une vérité qui se suflit à elle-même, et lorsque l'observation, guidée par la raison, aura réussi à mettre à nu tous les faits , à les ranger dans un nombre égal et dans un ordre.correspondant à tous les phénomènes, on aura touché les bases de la certitude, et cette science toute descriptive sera bien véritablement une science. Elle en mériterait le titre autant pour le moins qu'aucune science naturelle. Où serait en effet la différence entre le genre de certitude qu’elle présenterait, et celui qui s'attache au système du monde de Newton? Ce système, après
REID: 245 tout, qui satisfait et enorgueillit la raison humaine, ne doit sa vérité qu’à sa coïncidence constante avec les faits. Il n’en est aucun de connu qui n’y trouve sa place ou duquel on ne prévoie qu'il pourra sy placer; car tel est le genre de démonstration dont les sciences physiques sont susceptibles. D'où vient donc que la même démonstration, la même méthode , le même genre de vérité ne suflirait pas à l'étude de l'esprit humain? d’où lui viendrait le reproche de n'être pas une science , lorsqu'elle présenterait à ce titre les mêmes droits que l'astronomie, la science modèle , la seule qui donne un plein repos à la raison ? | Or, en consentant à toutes les objections contre Reid, voilà le lot qui pent rester encore avec lui à la philosophie; elle peut demeurer au moimsune science descriptive, et rien ne saurait l'empécher de l’être. Ainsi conçue, elle n’aurait rien à envier en fait de certitude et d'autorité aux sciences naturelles. Il est vrai que ce serait l’amoindrir, et qu’elle doit être quelque chose de plus. Par la nécessité de ses principes, par ses rapports avec les conditions mêmes de la raison, la philosophie diffère des sciences naturelles, ou plutôt s'élève au-dessus d’elles et participe “de la nature des sciences exactes. Elle est à la fois expérimentale à la manière de la physiologie et rationnelle comme les mathématiques. Ce n’est pas tout : tandis que celles-ci restent abstraites et pures, condition bien commode pour demeurer exactes el démonstratives, la philosophie n’a point les mêmes libertés:; elle est forcément enchainée au problèmedes existences. Elle ne peut les perdre de vue sans deve-
246 ESSAI HII.
nir une hypothèse; elle a affaire aux choses réelles, à la nature des choses ; quand elle étudie l’étendue, ce n’est pas l'étendue abstraite; quand elle parledel’être, cé n’est pas de l’être possible ni de l'être supposé. La mécanique se déduit comme s’il y avait des forces, la physique générale comme s'il ÿ avait une attraction.
Mais l'attraction, qu’est-elle ? mais les forces existentelles et que peuvent-elles être? Voilà les questions pour la philosophie. L'organisation et ses causes immédiates sont prises comme des faits par les sciences de la vie physique; mais la possibilité de l’organisation , mais sa valeur intrinsèque, mais la cause des causes directes de ses phénomènes sont de la compétence de la philosophie. Il faut qu’elle marche là où toutes les autres sciences s'arrêtent; il faut qu’elle voie là où la lumière leur manque Elle ne doit fuir aucune question, elle doit les aborder toutes, ne füt-ce que pour démontrer comment certaines questions sont insolubles. Elle est la plus spéculative des sciences, en ce sens qu’elle est la plus générale ; et en même temps elle s'occupe de ce qu'il y a de plus réel, de plus substantiel dans l’universalité des choses. Il faut qu’elle satisfasse à la fois les exigences de la raison et les besoins de l'observation, Il faut qu’elle soit exacte et expérimentale, rationnelle et positive. Elle doit combiner des principes nécessaires et des existences contingentes. Elle a l’obligation d’être démonstrative comme la géométrie, descriptive comme l’histoire naturelle, et de plus d’être universelle. Elle ne saurait se limiter à son gré, et elle plonge jusque dans l’infini. Ce peu de mots indique assez la grandeur et la difficulté de la
REID. 247 science ; on prévoit qu’il est impossible qu'elle soit jamais égale à son objet.
Ainsi comprise , la philosophie ne se retrouve pas tout entière dans les livres des Écossais; mais s'ils n’ont point fourni toute la carrière, ils sont entrés dans la bonne voie. Il n’est point nécessaire, pour bien mériter d’une science, de la terminer; le grand point est de ne pas la fausser, de ne pas l’égarer. Les premiers pas sont les plus difficiles, la direction donnée importe plus que l’espace parcouru. Reid a suivi sans déviation la voie que Descartes avait ouverte sans s’y beaucoup avancer; Reid a marché droit et sûrement; sa philosophie est honne et incomplète. Ce sont les commencements de lascience, plutôt que la science définitive ; mais qui a plus fait pour le système du monde, de Kepler qui l'a commencé, ou de Laplace qui l’a achevé?
La forme systématique manque à la philosophie écossaise ; elle n’est pas scientifique, c’est là le grand reproche que lui adressent les Allemands. Dans les ouvrages de Reid, la diction un peu littéraire, le défaut d'ordonnance, justifient à beaucoup d’égards cette critique; quelquefois même elle est juste au fond , mais elle doit porter sur les applications de la méthode plutôt que sur la méthode même. Non seulement cette méthode est bonne, mais ceux qui l'attaquent sont tôt ou tard obligés d’y revenir. Il y a toujours dans les recherches philosophiques un point où elle est inévitable : la déduction ne peut être infinie, et lorsqu'elle trouve son terme, c’est
qu’elleheurte des faits qui ne se démontrent pas. Les Allemands, qui sont en général si dédaigneux pour
Reid, ne sauraient lui contester sérieusement ce
point fondamental des faits primitifs, base de tout
son dogmatisme. « Les faits primitifs, ou les pre-
« mières conditions de la pensée, dit M. Ancillon,
«sont la base qui doit porter l'édifice de nos connais-
« sances. Il faut s’abandonner avec confiance à ces
« faits primitifs, ou renoncer à penser ; seulement il
« faut s'assurer qu'on estarrivé aux faits primitifs, et
ai s'arrêter à des faits douteux ou à des faits dé-
«rivés. On doit piloter j jusqu’à ce qu’on arrive à un
« fond solide ; mais il serait ridicule de prétendre ar-
« riverau noyau de la terre avant de poser la première
« pierre". » Leibnitz accorde une confiance absolue
aux notions nécessaires qui ne procèdent d'aucun an-
técédent logique. C’est la connaissance résultant des
faits primitifs que Jacobi a célébrée sous le nom d’intuition de la raison. Les notions a prior: de Kant
sont aussi des principes antérieurs à toute déduction.
Schelling a également admis un savoir immédiat,
indépendant de toutes vérités dérivées. Hegel ne le nie pas, quoiqu'il ne voie dans ce savoir primitif que le début, et pour ainsi dire le crépuscule de la science. Enfin l’école allemande est d'accord en gé-
néral avec Platon , qui a le premier établi avec forcé
et développement, et cette fois sans être démenti
par Aristote, l'existence des vérités immédiatement. révélées par la raison. C’est accorder le principe
que soutient l’école écossaise; seulement celle-ei se
détermine en faveur des cro yances primutives,
? Premiers mélanges de littérature et de philosophie, T. IT, Ô P F ?
Fragments.
REID.- 249 en raison de leur nature moins que de leur autorité effective sur l'intelligence.
Entre Reid et ses critiques, il n’y a vraiment qu'une question de proportion. Quelle part faut-il accorder aux faits primitifs, et quel en est le nombre? Tel est le point litigieux. Nous sommes prêt à convenir que Reid en a été prodigue, et qu'il semble prêt à déclarer primitif tout ce qui est naturel. Il y a entre nos opérations , entre nos facultés, une ordonnance, une subordination qu'il a méconnue; parce que toutest simultané, il place tout sur la même ligne. Mais nous sommes peu touché du reproche qu’on lui adresse d’avoir, en admettant des croyances fondamentales et des principes évidents par eux-mêmes, rétabli dans la science les qualités occultes de l’ancienne philosophie. Les qualités occultes justement proscrites, ce sont les causes supposées, comme l’horreur «lu vide, comme les es-
èces sensibles, etc., cene sont pas les faits constatés et inexplicables. S’il faut voir là des qualités occultes, il y en aura toujours dans le monde et dans la science, au moins tant que l’esprit de l’homme ne sera pas infini. Toujours il devra reconnaître des données. originelles qui ne supportent aucune explication logique, parce qu’elles sont les éléments et de la connaissance et dela raison; il le devra du moins, tant qu'il ne pourra répondre à cette question surhumaine : Pourquoi les choses sont-elles comme elles sont? Trop heureuse la science si elle parvient seulement à les voir et à les montrer comme elles sont! La nature des choses est, dans le'sens légitime du mot, une qualité occulte.
La philosophie de Reid nous paraît un des plus beaux résultats de la méthode psychologique. Plus approfondie, mieux ordonnée, elle peut devenir plus systématique et plus complète ; elle peut donner À l'observation une forme plus rationnelle. Sans doute elle n’est pas toute la vérité philosophique ; mais dans son ensemble elle est vraie, et nous croyons qu’elle doit être considérée par les écoles modernes comme la philosophie élémentaire de l'esprit humain. |
… La philosophie de Kant est encore peu connue en
France, quoique le nom de Kant y soit devenu célèbre. Mais ses ouvrages n’ont pas été beaucoup étudiés, même de ceux qui l’admirent. Quant à ceux qui l’attaquent, ils se piquent rarement de l’avoir lu, et joignent pour l'ordinaire la prétention de ne pas l'entendre à celle de le juger. C’est à son nom seul qu'ils font la guerre.
La langue de Kant est étrange et rebutante. Elle fait presque toute l’obscurité de ses doctrines: elle leur sert de voile et non de flambeau; elle contribue à leur impopularité. En écrivant cet Essai destiné à les faire connaître en partie, j'ai été constamment arrêté par la difficulté du langage. C’est un idiome à part, technique, pédantesque, mais rigoureux, savamment médité, et employé avec une sévérité d’algébriste ; il est également difficile de le faire entendre en le conservant, ou de le changer sans altérer la pensée. La langue ordinaire se compose de mots usés par le temps ; la signification semble en être devenue presque arbitraire. Comme elle est commune, elle est vague : c’est une monnaie effacée qui ne peut plus avoir de cours forcé. Kant s’est fabriqué un langage au titre et au poids qu’il a
déterminés ; mais avait-il le droit de battre monnaie ?
Lui-même semble en avoir douté; et il a con-
damné son propre exemple, comme on le verra dans
un passage qui fera connaître en même temps son
style et sa candeur *. « En nous efforçant de donner « à notre connaissance la perfection de la fonda-
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mentalité scholastique en même temps que celle de la popularité, sans tomber dans une fondamentalité ou dans une popularité affectée , nous devons avant tout faire attention à la perfection scholastique de notre connaissance (forme méthodique de la fondamentalité ) , et tâcher à cet effet de rendre vraiment populaire la connaissance acquise méthodiquement à l’école. Cette popularité n’est atteinte qu’autant qu'onse fait entendre facilement et généralement sans que la profondeur en souffre; car il ne faut pas, sous prétexte de popularité, sacrifier la perfection scholastique, sans laquelle toute science ne serait qu'un jeu et un badinage..…. Cette condescendance pour la portée intellectuelle du public et pour le langage vulgaire ( ce qui n’est point exclusif de la perfection scholastique quant au fond, mais regarde simplement la forme de la pensée, de manière à cacher léchafaudage ( c'est-à-dire la partie méthodique et technique de ce genre de perfection ) , à-peu-près comme on efface les lignes tracées au crayôn après qu’on a écrit dessus), cette perfection vraiment populaire de la connaissance est en réalité une
* C’est un passage de la Logique de Kant (Introd. VI); j'emprunte
da traduction fort technique et que je crois très-fidèle de M. Tissot.
KANT. 25$ « grande et rare qualité qui témoigne de beaucou « de connaissance dans la science. Elle rend aussi, « entre autres services, celui de soumettre les appa-. « rences scientifiques à une nouvelle épreuve, à celle « du sens commun. Car l’examen purement schola- « stique d’une connaissance peut encore permettre « de douter quelquefois si l’on a bien vu, et laisse « toujours la majorité des hommes pour le moins « indifférents à une connaissance dont ils n’apercoivent point l'utilité, ce qui est un grand ob- « stacle à la propagation des connaissances et à l’a- « mour de la science. » s On voit comment écrit Kant et comment il aurait voulu écrire, s'il avait eu, comme il le dit ingénument, une grande connaissance du monde, et qu'il eût appris la véritable popularité dans les écrits de Cicéron et de Hume , d'Horace et de Shaftesbury , de Virgile et de Fontenelle, tous hommes qui ont fréquenté la haute société. X] faut ajouter que lorsqu’il abandonne la langue qu’il s’est faite, il parle celle des écoles allemandes, celle que comprenaient ses compatriotes et qui nous est de tout point étran- . gère. Il écrivait pour des gens qui pensaient et par- Pr comme Leibnitz et Wolf , non comme Voltaire et Condillac. En France, depuis un siècle, la philosophie a fait de grands efforts pour cesser d’être pédantesque, et le langage même de l’enseignement ne sent plus l’école. Cependant comme le génie de Kant n’était pas sans quelque ressemblance avec celui d'Aristote, son expression rappelle souvent le péripatétisme , et celui qui ne connaitrait pas la Logique ou l’Organon, celui qui ne saurait pas quel
em
in: en =
rôle joue dans la philosophie d'Aristote la combinaison de la matière et de la forme, ce que veut dire catégorie, esthétique, schema, analytiques, eïe., aurait de la peine à lire dans le texte l'ouvrage fondamental de la philosophie kantienne.
Telles sont les difficultés qui se RE a chaque ligne dans la composition de cet Essai. Pour les vaincre, on s’est attaché à franciser autant que. possible les pensées du philosophe prussien, sans toutefois les dénaturer. On a même conservé toutes les expressions essentielles de sa langue systématique; mais en les interprétant , mais en les faisant précéder ou suivre d’une définition ou d’une paraphrase qui les répète et les traduit. Il n’est guère de proposition importante qui ne soit ici tournée de diverses manières et présentée sous plusieurs formes. Peutêtre ainsi l’ouvrage qu’on va lire réussira-t-il nonseulement à donner une idée claire des choses qu’il renferme, mais même à faire comprendre les portions du système qu’il ne reproduit pas. Sous ce double rapport, on peut le considérer comme une introduction à l’étude de la philosophie de Kant*.
Cependant le lecteur nous permettra de lui demander une extrême attention, et même de lui rappeler que l'attention n’est complète que lorsqu' elle est bienveillante.
* Nous avons suivi l’ouvrage principal de Kant, intitulé Critique de la raison pure (Critik der reinen Vernunft). Il a été traduit en français pour la première fois par M. Tissot (2 vol. in-8, Paris, 1835 et 1856). On peut consulter aussi la traduction latine de Born ( Z#manuelis Kantii Opera ad philosophiam criticam, 4 vol., Leipsick, 1796), et les deux ouvrages français intitulés : r°. Philosophie de ant, par Charles Villers (x vol. in-8, Metz, 1801); 2°. Philoso-