Ibid,, t. II, p
siques, il observe que le même agent suspend et détruit d'abord la sensibilité consciente, puis la sensibilité inconsciente, puis la sensibilité insensible ou V irritabilité, et il pense que ces arrêts de fonctions sont simplement des degrés différents de Taction du même agent, et par conséquent que les phénomènes eux-mêmes sont des degrés différents d'un même phénomène élémentaire. Dès lors, il peut confondre la sensibilité avec Tirritabilité. {La Science expérimentale, p. 223-225.) « Tout ce qui vit sent et peut être anesthésié ; tout ce qui ne sent pas ne vit pas. et ne peut être anesthésié. » {Ibid., p. 224.) Et très logiquement Cl. Bernard fait résider dans le protoplasma rirritabilité ou la sensibilité initiale de l'être, et il estime que a l'unité du protoplasma établit l'unité physiologique des deux règnes organiques en leur donnant à tous les deux un substratum de sensibilité ». (762^., p. 235.)
Mais la question est-elle résolue de savoir si l'excitation à la suite de laquelle survient la réaction vitale est sentie, au sens ordinaire du mot, et perçue? On peut en douter. Ne remarque-t-on pas en effet que de la sensibilité, telle qu'ill'a entendue, Cl. Bernard a justement éliminé le phénomène psychique proprement dit, la sensation? Et c'est Jà le point en litige, a Si nous laissons de côté, dit Bernard, le phénomène psychique *, il nous reste,