Id., La science expérimentale, p
4. Id., Phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux, t. II, p. 476.
.S. Voy. La science expérimentale, p. 223-225.
plus étendue, mais moins compréhensive. Claude Bernard nVt-il pas en effet éliminé le phénomène psychique proprement dit ? « Si nous laissons de côté, dit-il, le phénomène psychique, il nous reste, pour caractériser la sensibilité, un ensemble de phénomènes organiques ayant pour point de départ Timpression d'un agent extérieur et pour terme la production d'un acte fonctionnel variable, mouvement, sécrétion, etc. : ce qui caractérise la sensibilité, c'est la réaction matérielle à une stimulation* ».
Ainsi l'identification entre la sensibilité et l'irritabilité est absolue. On ne voit pas bien pourquoi l'illustre physiologiste, qui laisse de côté les phénomènes psychiques dans l'interprétation qu'il donne de l'irritabilité, ne réserve pas le nom de sensibilité seulement pour les phénomènes où se montre la conscience. Il semble qu'on n'aurait le droit d'étendre, comme il le fait, la notion de la sensibilité, que dans une doctrine hylozoïste. Or, d'une telle doctrine Claude Bernard s'est toujours tenu éloigné.
Quoi qu'il en soit, il résulte de ce qui précède que, d'après Claude Bernard, la conscience n'est qu'un mode de la sensibilité qui représente des consensus vitaux compliqués. Est-il réellemment possible de faire sortir de l'irritabilité la sensibilité consciente et en général tous les phénomènes psy-