‹ Essais de philosophie et de moraleChapitre 11 sur 49 · E88AI.8II1 LA NIOTIDINCB · texte numérisé non relu

E88AI.8II1 LA NIOTIDINCB

de la mémoire, en tirent des vérités, et de ces vérités

d'autres sans fin. Il n'est point la proie de ses idées : il les gouverne a son gré, il les décompose, les recompose, les sépare, les groupe, pour les étudier à loisir; il les appelle et les éloigne quand il lui plaît, quand il lui plail remonte aux principes, descend aux conséquences, se meut librement dans ce monde, comme chez lui.

Cet esprit est mù par un instinct puissant, le désir de savoir, et mû sans cesse par le désir insatiable. Comme il ignore où se trouve la vérité qu'il cherche, et qui est dans l'unité, l'amour de l'unit^^ le pousse là; puis deux instincts contxaires, l'amour de la nouveauté et le respect de la traditicm, agissant tour à tour, enipêcheiit qu il ne s'endorme sur ces richesses ou ne les dissipe perpétuellement* Ainsi la nature lui donne et lui continue le mouvement, dirige ce mouvement et le modère. A l'instinct s'ajoute dans cet être libre le devoir, et, pour soutenir le devoir, la passion de la renômmée et de la gloire.

Mais aussi loin qu'il aille dans la connaissance , riiidn idu est toujours bientôt arrêté ; car, s'il est bien constitué pour trouvei* la vérité, cette vérité est immense et il est seul. La nature y a pourvu : elle Ta placé dans la société. Né dans la famille, la nécessité physique sullirait longtemps à l'y retenir; mais l'affection, l'habitude, le devoir l'y attachent, et quand il la quitte, ce n'est pas pour vivre seul, mais encore dans la compagnie des hommes , où un puissant instinct, l'instinct de société, l'appelle. Sera-ce une société muette, simple rapi)rochement des corps? Non sans doute, une telle société pour un esprit est l'isolement ; aussi il a la parole : la parole naturelle, énergique, qui, par l'attitude, le geste, la physiono-

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mie, le cri, exprime les principaux moavements intérieurs, et la parole articulée, instrument merveilleux qui, à l'aide de quelques sons combinés de toutes manières, exprime toutes les idées, leurs combinaisons infinies et leurs nuances les plus subtiles. Désormais l'homme pense en comnmn. Donnant dans ce commerce nouveau quelques connaissances, et recevant en échange les connaissances de ses semblables, il peut, dans cette heure rapide de son existence , ^trevoir quelque chose de Tordre de ce monde qu il ne fait que traverser.

Comme il est né pour penser, il est né aussi pour agir moralement. 11 connaît sa loi et il est libre. Cette loi, il la connaît, qu il le veuille ou non. £lle n'est pas dans un code qu'il faille ouvrir, là le précepte perdu dans la multitude et sou\ ent équivoque ; elle est en lui, fournissant à chaque action, dans chaque circonstance, sa règle, parlant avec une évidence irrésistible : elle est la conscience. Mais le devoir est rude, iniini, et la volonté faible, chancelante^ Elle a reçu des appuis. Le sentiment moral, le sentiment religieux, le sentiment du beau, l'amour bien entendu de soi-même, nous poussent ensemble au bien, et tandis que la nécessité d'agir nous porte, avec des devoirs de plus en plus précis et stricts, dans des lieux différents, vague société naturelle, société civile, famille, amitié, nous y trouvons des secoin s plus présents et plus puissants aussi ; la sympathie, l'amour de la pairie, les aillections de famille et l'amitié créent dans notre àme des forces incalculables, à la hauteur de tous les devoirs et de tous les dévouements.

Voulez-vous voir à nu, dans un exemple, la différence des destinées et la sagesse constante de la na^-

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B88AI Sn tk PBOVIDBNGB.

ture, considérez rbomme et Tanimal dans la famiUe. Celui-ci élève ses petits, les aime, puis les chasse ;

rhomine élève ses enlants, les aime, puis les aime eucore. Eu vain la terre le sépare d'eux, il leur reste uni ; en vain la mort les lui enlève, ils vivent dans son cœur, et il porte son amour au tombeau, il désire, il espère les retrouver, il se console par là de mourir; et ce lien qui unit les parents aux enfants, unit les enfants aux parents et les parents entre eux, • elles enfants entre eux. Qu'est-ce que cela? Si la . famille animale subsiste temporairement, n'est-ce pas que sa fin était temporaire? Si la famille humaine dure, n'est-ce pas que sa lin était diu able ? Oui vraiment, car la vie physique est l'alFaire d'un jour, la vie morale Tafiaire étemelle, et la nature, qui agit avec proportion , comme elle fait naître l'instinct avec le besoin, le fait cesser ou continuer avec lui : elle a un instinct passager pour une œuvre passagère, pour une œuvre immortelle un instinct im-

aiorlel.

Les espèces animales subsistent sans autre but que de subsister, de faire figure dans le spectacle du monde; Fespèce humaine a ime destinée spéciale, qui est de propager la vérité et la justice, La nature s'y est bien prise à cet effet.

Les hommes meurent; leur pensée, vraie ou fausse, ne meurt pas avec eux, et tombe dans le monde, où le vrai et le faux s'agitent ensemble. Là, comme toute connaissance est féconde, la vérité devra engendrer la vérité, Terreur Terreur; mais la vérité est lente à grandir, au contiaire, Teireur prolite à souhait; qu'arriverar-t-ii? L'esprit sera-t-il, comme la terre, au premier occupant? Non certes: à mesure que Terreur grandit, sa nature, ses principes, ses

GHAPITBB VI.

conséquences, ses alliances se découvrent ; elle est eiobarrassée et insuflisante, Tesprit y est mal à Taise, et, sans savoir encore où est la vérité, il sent du moins qu'elle n'est pas là; il la quitte donc, et essaie d'autres systèmes qui ne sont pas vrais encore, et qu'il abwoonne à leur tour ; cependant, par le travail de tous les esprits ou le génie de quelqu'un d'eux, la vérité se dégage, et à ses premiers rayons les fausses pensées s^évanouisseïit comme à l'aurore les fantftmes.

Multi pertransibimt et angchitnr scicntia^ répétait Bacon dans sa conliance : «Beaucoup d'hommes passeront et la science croîtra; » et Pascal : « Toute la suite des hommes, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme, qui subsiste toujours et qui apprend continuellement, n C'est son homme nniverseL

Ainsi de la justicé. Je ne sais pas quand a paru l'âge d'or, je sais que le mal est ancien, qu'il dure et qu'il durera encore ; je sais aussi qu'il mourra. On a beau dire, l'homme ne peut vivre dans le mal, ce n'est pas son élément. Tombé dans une société injuste, il peut quelque temps n'y pas songer et longtemps ignorer où est la justice, mais aussitôt qu'il y songe, il sait que l'injustice est l)ien là, il espère en sortir et il en sort. Il y rentrera et sera heureux d'y rentrer, disent quelques-uns, il lui arrivera malheur et il Taura niéritr. Des hommes religieux citent comme le résumé de la sagesse des nations ce triste mot d'un politique déçu : « L'homme est dans le bien, il cherche le mieux, tombe dans le mal, et s'y tient de peur du pire. » Je vous demande pardon, 1 homme n'est pas fait pour le bien,, mais pour le mieux, et s'il toinbe dans le mal, il jae s'y tiendra point : brisé par sa diute, il se reposera là un instant, mais il n'y res-

USAI SDB LA nOVnHOICB.

tera pas, et reprendra bientôt sa course. La civilisation ne consiste pas à aller tout droit au vrai et au bien, mais à user toutes les erreurs et toutes les injustices; rhumanité se trompe souvent, mais qu'elle trouve ou non, elle profite quand elle se détrompe. Il ne faiit que du temps et du courage ; elle a Tun et l'autre, et elle arrivera un jour : « Multi pertransi" bunt et augebiiur justitia. » « Beaucoup d'hommes passeront et la justice croîtra. )> (iouiiae Enée descendant aux enfers, rhumanité fraye son chemin à travers les ombres.

Jusqu'ici nous avons considéré la création divine, enveloppant dans son ordre immense l'homme avec le reste; voici autre chose, une création humaine^ dans le monde éternel de la nature un monde de . Fhomme, qui est comme une continuation de celui-là. Double argument de Texcellence de Thomme pardessus les animaux, et de l'excellence du maître qui a fait un tel ouvrier.

L'homme crée d'abord la science. Il devine, à travers les apparences, le mouvement des astres, il les mesure, les pèse, calcule leur éloignement, le temps que la lumière met à nous venir d'eux, décrit quelle a été, il y a des siècles, quelle sera, dans des siècles encore, la figin c du ciel ; revenu à la terre, il s'y reconnaît, il classe les phénomènes et les êtres, il saisit les causes simples qui produisent les faits innombrables, les lois qui les règlent, et les desseins qui circulent dans l'univers; il refait l'histoire des révolutions du globe et du gem^e humain qui l'habite ; puis, rejetant les idées des Tonnes changeantes, des mouvements qui naissent et qui meurent, il assigne les principes absti*aits, éternels, infaillibles du nombre et de la grandeur ; enfin, pénétrant cet autre monde

CHAPiTAE VI.

invisible, qu'il porte cm lui-même, il en retrouve Tordre, et, sans se laisser étonner par rinconsistance perpétuelle des pensées, des sentiments, des actions biimaines, il dit les principes constants qui le mè* nent, et atteint le fond immuable, qui est l'esprit et le cœur de T homme. Quoi plusl partant de ces existences et de ces changements matériels et immaté* riels, il monte plus haut, il perce jusqu'à la pensée qu'ils renlèrment, et s'élève jusqu'à l'Être inlini qui, du sein de son éternité immobile, conduit tous ces ' mouvements.

11 crée l industiie, et qu'est-ce qui échappe à son action? 11 construit des chemins, creuse des canaux, jette des ponts ; il purifie Fair, dessèche les marais ou transporte Teau dans des terres arides, défriche le sol, le féconde, lui fait porter des fruits, selon sa na* ture, ensemençant jusqu'aux sables que dépose l'Océan; il perfectionne les fleurs et les ti uiis : de l'églantine des buissons il fait la rose magnilique des jardins et ses variétés charmantes, des essences sau- \ages il fait le pêcher et Tabricotier savoureux; il modifie même les animaux, croisant les races, pour développer les parties plus utiles ou plus belles. Et, pour transformer la nature, il emploie la nature elle-même : il fait travailler à sa place l'air, l'eau, le feu, le fer ; cependant il se repose et médite de nouveaux perfectionnements. Nous admirions tout à Theure les animaux ; que sont-ils devant l'homme? Chacuu d'eux est assujetti à une certaine démarche et à de certflûnés opérations ; lui, il fait ce qu'il veut : il marche, il rampe, il p^rimpe, il saute, il plonge, il nage, il vole, il a toutes les industries, et, grâce à elles, il vit partout ; il tisse, bàtii, construit des digues, a euse la terre, voyage, chasse, pèche, il a toutes les

ESSAI SUR LA PHOVID£NCK»

ruses et toutes les violences; il est T animal universel.

Lors même qu'il fait les mêmes opérations que les animaux, il les fait autrement ; il sait ce qu'il fait, et en outre il les fait mieux : il passe par son habileté ceux qui tout à F heure étaient ses maîtres. 11 tisse mieux que Fai aignée, il bâtit mieux que les termites, construit des digues mieux que les castors, creuse la terre mieux que la taupe, voyage, aussi sûrement que rbirondelle, où il lui plaît et quand il lui plaît ; il compose des chants mieux que le rossignol, tend des pièges mieux que le fourmi-lion ; il a perfectionné tous les instruments de mort que les anmiaux réunis possèdent, et leur a ajouté des moyens formidables, il pratique en grand la destruction ; il arme ses yeux et perce jusqu'aux étoiles dans les profondeurs de l'espace. Il a aussi une politique plus vaste que celle des abeilles. Supérieur de droit aux bêtes, il les force de leconnaître ce droit : il se fait suivre par elles comme chef de troupe : des ti*oupeaux de taïu^aux terribles se laissent conduire par un enfant, ou, s'ils résistent, il les dompte; il conduit le cheval, joue avec le tigre, et met sa tête dans la gueule du lion. Il dispose d'eux en souverain, les iaisant servir tous à ses usages : c'est pour lui que le mouton se couvre de laine, que le ver file la soie, que la martre et l'hermine se revêtent de fourrure, que l'éléphant et le cerf poussent leurs dents et leur bois ; il court sur le dos du cheval, fait labourer les bœufs, donne aux chiens la garde de sa maison et la conduite de ses troupeaux, au chien et au faucon le soin de chasser pour lui ; enfm toute la création, animée et inanimée, travaille

en son honneur.

11 ne lui sulUt pas de réformer la nature, il se rétonœ lui-même. Voyez sur quel champ sa liberté

COAPITBS YI

s*exercera. Toutes les passions disséminées dans les espèces vivantes : vengeance, orgueil, colère, bonté, férocité, il les a, et par là il est encore Tanimal universel que nous avons tout à l'heure reconnu, mais il les a d'une autre manière. D'abord il n'est point emporté par la passion comme par un poids : il la connaît, la modère, et fait de lui-même ce qu il vcuU le meilleur ' des animaux ou le plus féroce ; puis il connaît le bien, il Taime, il goûte la paix intérieure et le remords. Enfin tout ce qui est en lui de Tanimal s y transfigure : Taveugle instinct devient la passion réllécliie, Fappétit grossier devient le sentiment de Tâme ; la faim introduit le poétique banquet d'Alcibiade et le grave repas de saint Louis; le désir physique, les infinies délicatesses de l'amour et la dignité de la famille. Mettons-le d'un coup hors de pair, il crée la vertu.

11 invente les langues, avec leur fond commun, où se retrace Tunité de Tintelligence humaine, et leiir variété prodigieuse, qui exprime la variété prodi^

gieuse aussi des intelligences. (Test comme une vép:étation de Tesprit : elles naissent, croissent, meui'ent et produisent des langues nouvelles, qui, ainsi que nos enfants, mêlent au trait de famille le trait personnel.

11 crée Tart, l'architecture, la sculpture^ la pein^

ture, la musique, la poésie, etc. ; à son tour il fait son univers. Tandis que le grand artiste, avec un peu de brouillard et de lumière, fait ses merveilleux tableaux, lui aussi, avec quelques essences mêlées, il ose l'imiter : il fait naître la Inmière, avec la crâce de son aurore, la force de son midi et les splendeurs de son couchant ; il la répand à flots ou la ménage, régaie ou l'atU iste à volonlc ^ là il appelle tout ce qui

ESSAi Sm Lk PROVIDENCE.

existe, les montagnes, les eaux, les plantes, les anU luaux, r homme, les meut comme il lui plaît^ non point les transportant crûment et pêle-mêle, mais toujours extrayant des choses leur essence, force ou grâce, pensée ou passion, c'est-à-dh e leur vie et leur âme, et y met encore sa vie et son âme. Avec .quelques sons, il compose ces chants dont la variété dépasse les idées qu'on s'en forme : chants graves ou légers,* sévères ou élégants, enfants de Fair, à qiû le cœur humain confie ses impalpables émotions. JHats le voici qui, s' affranchissant des couleurs et des sons, bâtit en idée tout un monde; et ce monde de son imagination ne s^évanouit pas comme les songes au réveil : il échappe à son auteur et subsiste hors de lui- C'est l'IUade, l'Odyssée, TEnéide, le Paradis peràn^ le Roland furieux, TAntigone, TAndrienne, Othello, le Cid, Phèdre, le Misanthrope, le Tartuffe, les fables d'Esope et de la Fontaine, le Décaméron, Gai^antua et Pantagruel, THéloîse, Paul et Virginie et le lesie à l'hifini, créations vraiment vivantes, plus vivantes que nous tous, hommes, plantes et animaux, qui durons une heure de leur immortalité. Ët tant de productions de peinture, de musique, de poésie, n'ont pas épuisé la fécondité de l'esprit; mais, comme notre terre perpétuellement renouvelée est emportée dans Tenace à la suite d'un corps qui lui-même est emporté pai- un autre, ainsi l'âme humaine travaillée au dedans traverse la durée où tout change ; la même terre ne voit pas deux fois les mêmes cieux, et la même âme ne voit pas deux fois le même monde ; frappée par les choses, elle rend sans cesse d'autres images et d'autres sons.

L'homme crée la politique, non point la politique iadle des bêtes, qui ne dévient pas et ne connais?

GflANTU ¥1.

sent pas la justice, mais la politique qui enierme le libre arbitre et le droit

11 crée Féconomic politique, qui, observant les lois natuieiles, selon lesquelles la richesse se distribue, nous les explique ou nous y rappelle*

Et puisque cette science et cet art profitent, puisque, malgré de tei'ribles écarts, il est impossible que rbomme ne trouve de plus en plus sûrement sa vie, plus de bonheur et plus de justice entre invinciblement dans le monde, la condition générale s'améliore, le niveau de la civilisation monte, et l'homme, aupa* ravant courbé vers la terre par l'appétit physique, se relève peu à peu, pour respirer; il conçoit d'autres idées, d'autres plaisirs et d'autres pdnes; enfin naît dans son âme cette fleur des pensées et des sentiments * qui ne vient que dans un air moins épais et sous de moins rudes soleils.

Que conclure de cette longue description du monde? Ceci sans doute. Le monde est un innnense concert. Bans un individu, les organes s'appellent ; dans les * diverses espèces ils changent ensemble ; enfin les mouvements de tontes les parties de T univers animé et inanimé se correspondent : chaque être est appliqué à son objet comme l'aimant au pôle, et, quand il m- lui est pas apporté, il va à lui par les chemins les plus sûrs. La création n'est donc pas une miité morte, mais une unité vivante, une harmonie; et il n'y en a pas une seule, mais des multitudes; et elles ne sont pas isolées ou contradictoires, mais elles se pénètrent et s'enveloppent; la guerre universelle est à la surface, elle trompe l'œil inattentif et découvre un ordre iiielia])le à l'observateui' confondu.

Le monde entier est donc fait avec une sagesse adr

ESSAI SUR LA PaOYU>£NCE.

mirable, et Tintelligence chez qui cette sagesse réside est quelque part. Nous FavoDS appelée oature, appelons-la de son nom : Providence.

Oui, il iaut une Providence pour expliquer T ordre éternel des choses; et lorsque parait l'intelligence humaine, principe d*un nouvel ordre, qui continue les merveilles du premier, sans que cette intelligence ait fait ni le monde ni elle-même, il faut plus que jamais une Providence pour l'expliquer, tant qu'audessus de la figure exacte de géométrie sera le géomètre qui r a tracée, au-dessus de la statue le statuaire, au-dessus de la Trmisfiguration l'esprit divin de RaphaëL

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