‹ Essais de philosophie hégélienneChapitre 3 sur 44 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

Ces remarques s'appliquent également au second essai. C'est, comme on sait, un des problèmes les plus difficiles que de déterminer la nature de l'amour, son rôle et sa fonction dans l'univers et les limites au dedans desquelles s'exerce cette fonction, ainsi que ses rapports avec la science et la philosophie. Platon est le premier, et l'on peut dire, en un certain sens, le seul qui ait traité scientifiquement ce problème (1). Mais quelle que

qu'il y eut orage, il est certain qu'il y eut une pluie de brochures qui, bien entendu, fondirent à qui mieux mieux sur lui pour le noyer. C'était naturel, car c'est ainsi que procède d'ordinaire l'opinion, et ensuite, on le sait, en Italie l'abolition de la peine de mort est aussi une question d'amour- propre national. Mais à cette première ébullition a succédé, à ce qu'il paraît, la réflexion. Car nonseulement il est à ma connaissance que bon nombre des partisans de l'abolition commencent à s'apercevoir qu'ils pourraient bien s'être trompés, mais je viens de recevoir deux brochures, l'une par R. Maria no (Considerasioni inappoggio ail" opusculo dcl prof» Yera (Naples, juin), et l'autre par M. Vitto (Considerazioni cantro Vabolizione délia pena di morte (Naples, juillet), dans lesquelles leurs auteurs, s'appuyaut sur mon écrit, combattent avec une clarté et une vigueur remarquables les arguments qu'on fait valoir en faveur de l'abolition. Je dois ajouter que la dernière a été lue dans une séance de la Société démocratique de Naples, qui s'était réunie pour pétitionner le parlement dans le sens de l'abolition. Je ne sais si c'est à la lecture de cet écrit qu'on doit l'attribuer, mais le fait est que la pétition n'a plus eu lieu.

(1) Je dis en un certain sens, parce qu'on trouve chez les Alexandrins aussi, et surtout dans Plotin, des vues très -profondes sur ce sujet

dbyGoogk

Page 1