‹ Essais de philosophie morale et de morale religieuseChapitre 10 sur 50 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

J'ai pris le premier dans les hauteurs de la religion; je ne descendrai guère en en clierchant un second dans le domaine de la morale; car la morale générale qu'est-elle autre chose que la religion s'appliquant, s'incorporant à la vie humaine? Le problème qui se présente est aussi net que le précédent, et, comme le précédent, il brave tous les efforts de la raison. Au fond, il n'en est que la traduction , la transposition dans un autre point de vue , dans un second aspect.

C'est, d'une part, la conscience ou le devoir réclamant la soumission absolue du moi humain et demandant à l'absorber tout entier ; c'est, de l'autre, le moi humain se réclamant lui-même tout entier, et partout prétendant se retrouver intact, sain et sauf, complet.

La clef de ce problème est la clef de tout l'ordre moral.

Plusieurs morceaux de ce volume sont consacrés à son développement et en exposent l'unique et infaiUible solution ; je ne veux donc ici que l'avoir indiqué.

Mais il est bon de montrer que ce problème en engendre mille autres, ou que mille autres duels d'idées, sur le terrain de la morale, n'en sont que la répétition dans un espace réduit. Un exemple nous suffira.

La gloire, qui n'est , dans sa notion la plus sim- ])le, que l'écho de notre mérite dans la conscience

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