DE LA SPONTANÉITÉ DE L'ESPRIT HUMAIN EN MATIÈRE DE PHILOSOPHIE
On répète tous les jours, pour tranquilliser quelques esprits timorés, quela religion et la philosophie sont deux sœurs, concourant à la même œuvre, se prêtant un mutuel secours, et ne pouvant même se passer l'une de l'autre.
11 est un sens dans lequel la chose est^rès vraie et très bonne à dire. Mais si l'on entend par religion une révélation positive des desseins de Dieu à l'égard de la race humaine, et par philosophie cette spéculation qui, enveloppant toutes les questions et tous les problèmes, cherche l'unité du grand tout et le secret de Dieu, on met en présence deux prétentions absolues, deux systèmes de règlement général de nos pensées et de ijos actions; et il ne faut pas craindre de dire que, prises à cette