‹ Essais de philosophie socialeChapitre 2 sur 13 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

représentations mentales. Toute la question est de savoir si de telles représentations sont plus ou moins efficaces que d'autres coneeptions et d'autres images, qui sollicitent également notre adhésion.

L'atmosphère politique et sociale de notre époque est peuplée d'idées. Ne mentionnons à titre d'exemples que l'idée de souveraineté du peuple, l'idée de monarchie, Vidée de patrie, l'idée de liberté, l'idée de responsabilité, l'idée de justice. La plupart de ces notions ont été mises à l'épreuve. Entraînées dans la tourmente des faits, on a pu mesurer leur force de résistance. D'autre part, la science ne s'est pas fait faute de les critiquer. Elles ont eu leurs adeptes et leurs détracteurs. Il en est qui se sont vu contester l'empire qu elles se flattaient d'avoir conquis.

On se trouve donc ici en présence de conflits inévitables, qui, pour être d'ordre intellectuel, n'en méritent pas moins de retenir l'attention. Et s'il arrive que cette attention aboutisse au désir d'exprimer sa pensée relativement à des points qui semblaient particulièrement graves, on aura droit à un peu d'indulgence pour avoir quelquefois cédé à un désir de ce genre.

1er juillet 1911.

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