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RESTAURATION MONARCHIE DE JUILLET

Le Duc de Berry, héritier légitime du trône de son père (Charles X). épouse une princesse étrangère (Sicilienne', qui lui donne un (ils appelé à régner (le Duc de Bordeaux^; — puis meurt assassiné, le 13 février 1820, mois de la chute de Louis-Philippe.

La Révolution de 1830 dure trois jours. •

Charles X tombe, à 74 ans, à cause des ordonnances de son ministre; — il abdique en faveur de son polit-fils, âgé de 10 ans :

— on répond qu'il est trop tard !

Charles X s'embarque pour l'Angleterre, avec son petit -fils, le Duc de Bordeaux, — et meurt en exil.

Le Duc d'Orléans, héritier légitime du trône de son père (Louis- Philippe), épouse une princesse étrangè re (Mecklerabourgeoise) qui lui donne un (ils appelé à régner (le Comte de Paris) : — puis meurt de mort violente, le 13 juillet 1842, mois delà chute de Charles X.

La Révolution de 1843 dure trois jours.

Louis-Philippe tombe, à 74 ans, à cause des ordonnances de son préfet de police; — il abdique en faveur de son petit-fils, âgé de 10 ans; — on répond qu'il est trop tard!

Louis-Philippe s'embarque pour l'Angleterre, avec son petit-fils, le Comte de Paris, — et meurt en exil.

LA HOl'E DU DEVK.N1R 209

ble (l). La fin de non-recevoir plus ou moins déguisée qu'il objecta se réclamerait peut-être des motifs les moins futiles et les plus consciencieusement pesés; sans doute y a-t-ii là un mystère de loyalisme et d'équité que nous n'approfondirons pas : tout au plus risquerions-nous une hypothèse (2), tout à l'honneur du prince qu'on a si du-

(1) L'Assemblée nationale n'eut pas à voter en forme le rétablissement de la monarchie, à cause de la lettre du Prince à M. Chesnelong, en date du 27 octobre, où la revendication du drapeau blanc s'affirmait absolue. — Mais une commission, dite des neuf, où se trouvaient représentées, sous la présidence du Général Changarnier. toutes les nuances de la majorité monarchiste, avait préalablement délégué M. Chesnelong auprès de M. le Comte de Chambord, pour fixer, d'accord avec lui, les conditions et les termes de son rappel au trône de France. Ce rappel ne faisait plus question. L'accord semblait parfait, sur tous les points de la Constitution: seule la difficulté du drapeau subsistait encore... Le Prince, dans l'entrevue du 14, parut lever la dernière incertitude, en chargeant M. Chesnelong de l'assurance formelle « que rien ne serait changé au drapeau, avant qu'il eût pris possession du pouvoir. » Henri V se réservait seulement de « présenter au Pays, à l'heure qu'il jugerait convenable, et se faisait fort d'obtenir de lui par ses représentants, une solution compatible avec son honneur et qu'il croyait de nature à satisfaire l'Assemblée et la Nation. » (Textuel). Sur cetto double assurance, les députés de toutes les fractions de la majorité ayant promis leur vote, le gouvernement du Maréchal ayant assuré son concours, la Monarchie semblait faite, quand la désastreuse lettre du 27 vint anéantir toutes ces espérances, en c revendiquant le drapeau blanc, sans admettre ni conditions ni garanties préalables. » (Voyez la Campayne monarchique d'octobre 1873 par Ch. Chesnelong, Pion, 1896, in-8°).

(2) Supposons un instant que M. le Comte de Chambord crût les revendications de Naûendorff, sinon justifiées, du moins soutenables, aurait-il agi différemment? — Dans l'hypothèse de la survivance de Louis XVII et de sa postérité directe, Henri V n'aurait pu toucher à la couronne qu'en usurpateur. Son devoir était donc de s'abstenir. D'autre part, refuser sans motif le trône offert, et reconnaître, même tacitement, le droit des Naûendorff, équivalait pour lui à noter d'infamie la mémoire de son grand-père Charles X et de son grand oncle Louis XVIII, — rois dès lors illégitimes. 11 fallait donc un prétexte, valablo ou spécieux.

LA CLEF DE LA MAGIE NOIltE

rement blâmé en cette conjoncture... Quoi qu'il en soit, le fait demeure évident. 31. le Comte de Chambord lia pas voulu régner. Le moyen dilatoire qu'il invoqua soudain, cette acceptation du drapeau blanc, dont il fit, à la surprise de beaucoup de ses plus fidèles serviteurs, une condition expresse de son avènement au trône, ful-clle autre chose qu'un prétexte a repousser le sceptre offert ? Personne ne s'y trompa, que les intéressés qui firent semblant. — Substituer, au lendemain de nos désastres, la bannière des lys au drapeau tricolore, c'eut été dire au million de braves qui s'étaient fait décimer sous ses plis : — « Vous avez pris cette loque pour l'étendard national, naïfs que vous êtes, ou rebelles? Ce chiffon aux trois couleurs, pour la gloire duquel vous braviez la mort d'un cœur si léger, n'existe point même! Ouvrez les

yeux, Français : voici le drapeau de la France! Et

saluez les trois lys d'or brodés sur satin blanc! » Quelle énorme billevesée! Si peu que les ennemis de M. le Comte de Chambord accordassent d'intelligence et de tact à ce prince, lui ont-ils fait de bonne foi l'injure de prendre au sérieux pareille proposition, à l'adresse d'un peuple qui semblait alors acclamer son royal sauveur, en se jetant dans ses bras?...

pour «Incliner l'invitation de l'Assemblée, en 1873. Ce prétexte, la question du drapeau blanc l'offrait au Comte de Chambord.

Voilà une pure hypothèse: nous la donnons pour ce qu'elle vaut... — Il rst certain «pie l'année suivante, en 1874,1e Comte de Chambord, intimé devant la Cour de Paris par les héritiers Nawendorlî, crut devoir l'aire défaut. Le prince laissa au ministère public le soin de contredire à leurs prétentions. Demandeurs en restitution d'état civil, ils furent déboutés, en dépit des efforts de Jules Favre, dont il faut lire l'admirable plaidoirie.

La magnifique précision de la prophétie d'Orval, de 1797 jusqu'en 1873, trahit, au moins par intermittences, l'inspiration céleste. Les décrets mêmes de la Providence peuvent être contrariés, avons-nous dit, parle veto du libre Vouloir humain; mais leur accomplissement, avorté sous une forme, s'effectuera bientôt sous une autre. Si donc le solitaire d'Orval asubi sans mélange l'influx providentiel, la volonté d'Henri V aura bien pu susciter à l'adaptation des plans énoncés une éphémère entrave ; mais alors ils ne sont que différés et s'adapteront sous un autre mode, impossible à prévoir ou même à pressentir sans révélation expresse. Que si, au contraire, la claire-vue du bon ermite procédait ffune source ou moins haute, ou moins pure, alors l'inhibition d'une volonté intercurrente,en 1873, peut avoir dérangé toute la trame fatidique, et rien n'adviendra des événements désignés à s'ensuivre.

Dès le milieu de mars de la présente année 18%, l'opinion s'est passionnément émue des prophéties d'une extatique de 24 ans, qui se dit inspirée par l'archange Gabriel. Des mois ont coulé, sans que la vogue se démentit. C'est par centaines de mille que les curieux se sont fait inscrire pour être admis à voir et à entendre M"0 Henriette Couédon, * la voyante de la rue de Paradis ».

L'ange nous annonce pour la tin de cette année des tribulations amères et d'épouvantables épreuves : inondations, cataclysmes naturels, de grandes émeutes, une guerre générale... Rien ne manque au tableau des châtiments que le Ciel réserve à la France oublieuse de son

Dieu. Entin, le rétablissement de la royauté nous est pn dit comme devant ouvrir une ère faste, à l'issue de J période expiatoire que nous vaudra notre impiété et noi r corruption. Le monarque, un Bourbon d'une bran eh latérale, régnera sous le nom d'Henri V (l).

On cite plusieurs phénomènes de seconde vue, où 1 véracité de Mn# Couédon se serait fait paraître. Mais au tre chose est la clairvoyance d'une lucide, autre chos< l'inspiration d'une sibylle ou d'une céleste missionnée Dans le premier cas, c'est M* Lenormand qui nous intrigue et nous étonne; dans l'autre cas, c'est Jeanne d'Arc qui nous réveille et qui nous sauve...

L'avenir se chargera bientôt de détruire ou de centupler le prestige de la Voyante, car ses prédictions sont toutes à brève échéance. Quoiqu'il en advienne, la sincérité de cette jeune fille ne fait pour nous aucun doute, pas plus que le fait d'une influence occulte, ni la réalité d'un être invisible dont elle est l'organe. Médium à incarnation, elle s'exprime en vers assonnants de sept pieds, et ne se souvient plus, dans son état normal, des choses qu'elle a débitées lorsqu'elle se trouvait en condition seconde. Mais l'identité de son inspirateur reste un problème insoluble. L' « ange » serait-il un Élémental? un Élémentaire?... ou véritablement, comme elle le croit, un messager du Ciel?

C'est ce que Demain nous révélera.

(1) Cf. In Voyante de In rue de Paradis, par Gaston Méry, Dentu, 18%. in 12 (pages 34-36).

Ces considérations nous amènent tout droit aune étude succincte des arts divinatoires, examinés dans leurs principes-

Étant données les trois Puissances collaboratrices dont le Futur est l'ouvrage, on serait tenté d'établir une classification ternaire, où se répartissent les différents moyens divinatoires, selon qu'ils procéderaient d'une origine providentielle, ou volitive, ou fatidique.

Mais en fait, la divination proprement dite semble le monopole du Destin.

La seule Providence infuse, il est vrai, l'Esprit de prophétie pur de tout mélange. Mais le Verbe providentiel est incoercible; sa transmission, toute spontanée, est volontaire de sa part. Il ne s'évoque, — exceptionnellement, — que par la pratique de l'extase active. C'est ce qu'un Lecteur attentif du précédent chapitre a dû comprendre d'avance.

On n'interroge guère directement la Volonté universelle : c'est un fait, et la raison profonde n'en est point facile à justifier... Notons seulement que de deux choses, l'une : ou cette Volonté universelle suit les voies de la Providence, et son Verbe se confond avec le Verbe providentiel (dont on peut dire : Spiritus fiât ubi vuli).; ou bien la hautaine, se dégageant de cette tutélaire influence, devient dès lors sujette à se tourner contre elle-même : « les pensées se choquent, et grande division est dans l'entendement » !... La Volonté émet par suite des oracles contradictoires, selon que le consultant s'est jeté dans

l'un ou l'autre de ses courants hostiles. Du reste, on

peut envisager en ce cas la Volonté comme vassale du Destin à bref délai : finalement elle fléchit d'autant plus sous la loi fatidique, qu'elle parut s'y heurter d'un plus superbe effort. Soient dites ces choses à l'égard de la Volonté ou des volontés collectives; car les volontés individuelles échappent à tout augure : lorsqu'elles-mémcs s'interrogent, savent-elles toujours quoi se répondre? Non pas. Elles sont la spontanéité même, dans l'indéfinie multiplicité. Elles ne formulent que des mtentions : savez-vous rien de plus variable?... L'on conçoit donc qu'il n'y ait nul avantage, comme nulle sécurité aussi, à consulter lame universelle volitive : puisqu'elle s'élève, en prime hypothèse, à la collaboration providentielle; ou devient, si elle y répugne, le hochet multiple du Destin, — idole beaucoup plus facile à faire parler.

C'est au Destin que ressortissent tous les arts divinatoires, plus ou moins imparfaits, qui sont actuellement ou pratiqués, ou connus. On peut les dire innombrables, du moins innombrés. Boissard et Pcucer, qui leur ont consacré tant de centaines de pages in-folio, semblent fort loin d'en offrir la nomenclature intégrale. Le livre de Pierre de Lancre, Incrédulité et Mescreance du Sortilèrje, en produit, (pages 198-199), une liste sinon complète, à coup sûr fort détaillée, et Jean Belot présente sur ce point le double avantage d être explicite à la fois, et concis.

Nous renverrons à ces auteurs pour le détail des pratiques divinatoires. Il nous suffira de souligner qu'elles ne sont tant diverses que dans la prolixité de leurs formes extérieures ; car, en ce qui concerne leur nature essen-

tielle, ces pratiques diffèrent beaucoup moins qu'il ne semble, — et nous n'en sachons guère qui débordent le cadre d'une classification quaterne, vraisemblablement inédite (1), et que voici :

1° Par révocation ou la consultation directe des Invisibles. — Exemples : Théomancie (néoplatonicienne), Nécromancie, Recours à l'assistance des génies ou des démons, Fureur sibylline, etc.

Iï° Par V interprétation des signatures naturelles, (dont il sera traité aux chapitres iv et v). — Exemples: Science analogique des formes universelles, (Anatomie cosmique de Crollius); Morphologie qualitative; Physiognomonie, Phrénologie, Méloposcopie, Chiromancie, Graphologie, etc. ; Art augurai, Haruspicine, Tératoscopie, Interprétation des images fatidiques : Onéiromancie ou explication des songes, etc..

III0 Par l'étude des combinaisons artificielles, plus ou moins simples ou complexes, présentant à l'esprit l'image contrastée du faset du nefas éternels. — Exemples : Urlm etThummlm, pile ou face; Tarots, Cartes, Jeux symboliques de la vie humaine (jeu d'oie), etc., Sorts de tous genres...

IV° Par la fixation prolongée de certains objets, informes et multiformes, où l'œil croit voir passer des images confusément sibyllines ; appel à la lucidité, par une sorte de pratique auto-hypnotique, état que provoquent de concert TetTort prolongé de l'attention et la fatigue du nerf optique. — Exemples : divination par les éléments : l'yromancie, Aéromancie, Hydromancie, Géomancie, (nous parlons de la vraie ; la fausse Géomancie qu'on pratique d'ordinaire rentrant dans la 3e catégorie), Cristallomancie, Divinations par la Carafe, le Miroir magique, le Blanc d'œuf, le Marc de café, etc.

(1) Cf. l'Introduction dos Miroirs magiques, par P. Sédir (Chamucl, 1805, in-12). -— On trouve, en cet excellent travail, un tableau qui n'est pas sans analogie avec le nôtre.

Ces divisions, nullement arbitraires, n'ont cependant rien d'absolu : certains procédés peuvent relever à la fois de plusieurs d'entre elles. — Ainsi, l'Astrologie, qui appartient a la deuxième sorte, en raison des aspects célestes (véritables signatures du firmament), sur quoi reposent les calculs génethliaques, — l'Astrologie ressortit également au troisième mode, par suite des règles, toutes d'artifice et de convention, auxquelles cette science est actuellement (l) astreinte. — De même encore, la pratique du Tarot, attribuable sans doute au troisième genre de divinations, dont un pur hasard semble la loi, est réversible aussi sur le quatrième : cette pratique se fonde bien en effet sur les combinaisons, toutes fortuites en apparence, d'emblèmes artificiels et imaginaires, non pas sur l'interprétation de signes ou d'hiéroglyphes spontanément fournis par la nature ; mais, d'autre part, ce kaléidoscope d'images sibyllines, miroitant sous le regard de l'expérimentateur, peut être conçu comme un moyen perfectionné de provoquer en lui la seconde vue.

L'interprétation des signatures naturelles parait, à coup sûr, en ses diverses variétés, le mode de divination le plus rationnel et le moins trompeur; l'examen de la physionomie, le discernement des lignes du front et de la main, l'étude sagace des écritures, présentent à l'envi une sérieuse documentation, multiple et de mutuel eon-

(1) Sur le contraste entre l'Astrologie des anciens, et la Babel de notions arbitraires qui porte aujourd'hui ce nom, consultez d'Olivet, Vtrx dorés (h' Ptjthagove, pages SG9-278).

trôle : et, sur cette base de certitude psychologique, révélatrice autant qu'irrécusable, on peut bâtir tout un édifice de lumineuses conjectures.

Il ne faut pas médire non plus des cartes, des Tarots, — ces jeux symboliques de la vie humaine, déroulée à travers ses alternatives d'heur et de malheur, ses contrastes de chance et de malchance, dont les Arcanes, — fastes ou néfastes, — burinent l'emblème tour à tour. Un devin véritablement doué s'exalte au maniement de ces ligures fatidiques; il sourcille, on dirait qu'il tend l'oreille... Ces cartons bariolés lui deviennent Oracles parlants! Soudain, il a tressailli; son œil s'éclaire du jour intérieur : à sa seconde vue, un immense horizon s'est ouvert. Le voile de l'Astral est déchiré...

Nous ne songeons même pas, on le concevra sans peine, à résumer ici les principes généraux de ces sciences partiellement contestables, aussi nombreuses d'ailleurs qu'ambiguës, ni les règles fondamentales des arts sibyllins qui leurcorrespondent. Aii précis essentiel d'une seule méthode prise pour exemple, un long chapitre ne satisferait point. C'est aux traités spéciaux qu'il faut recourir : les curieux n'auront, en vérité, que l'embarras du choix.

En dévoilant la triple source du Futur, nous n'avons manifesté que le principe des variations où le Devenir se joue : le pourquoi de l'universel Demain dans sa causalité secrète, et non pas le comment des instabilités corporelles, dans leur phénoménalisme patent. — Il resterait à jeter un regard sur le Devenir particulier des apparences physiques, — énigme dont la loi des polarisations, bien

comprise en son esprit général, élucide singulièrement l'arcane.

De la mutabilité des choses physiques, nous n'effleurerons en deux mots que le mécanisme immédiat, — dépendant des réactions, des échanges, des réciprocités incessantes qui ont pour milieu propre l'Astral, ce commun réservoir des êtres, ce mystérieux athanor des Puissances collectives de la vie.

Qu'il s'agisse de la croissance des êtres organisés, ou de leur déclin, pu des modifications qu'ils subissent, — soit accidentellement, soit volontairement, — étrangères à ces deux phases, ascendante et décadente, de l'existence : toutes ces mutations s'effectuent par un travail indiscontinu du tissu cellulaire sur l'instable canevas du corps astral. Or, celui-ci se modifie incessamment dans ses rapports avec l'atmosphère hyperphysique, véhicule des mutualités, des échanges et des répercussions qui s'exercent, soit avec d'autres corps astraux, soit avec les Êtres individuels ou collectifs qui peuplent cette invisible atmosphère.

Au livre III, — qui embrasse des horizons moins restreints que le présent tome, — nous verrons par quelles règles d'agrégation les monades se combinent pour former des entités plus complexes : mouvement évolutif de synthèse (1) qui n'est que la contre-partie (dans la pé-

(i) Ne serait-il pas plus logique d'appeler évolutive la période de désintégration, qui va de l'Unité absolue au nombre, du point central au déploiement circonfércnciel, (par l'émission du rayon); — et incolulive la période du processus inverse, qui aboutit à la réintégration

riode ascendante) du mouvement inverse, involutif et d'analyse, par lequel, (dans la période décadente), les êtres émanés de l'Unité-mère se désagrègent en sousmultiples infinitésimaux, pour s'éparpiller aux doubles profondeurs du Temps et de l'Etendue.

Mais en ce livre II, — qui ne traite des mondes invisibles qu'au regard de la magie terrestre et des possibles relations entre les habitants de ces mondes et les êtres incarnés ici-bas, — nous n'aborderons point le problème de ces définitives fusions d'exemplaires adamiques évoluant vers l'Unité.

11 doit nous suffire d'esquisser ici quelles combinaisons souvent fortuites donnent naissance à des êtres collectifs, plus ou moins éphémères ou durables, — sortes de vi-

Ju nombre dans l'Unité, à la résorption do la circonférence dans le point don elle émane ? — On peut en débattre, mais nous avons cru devoir maintenir à ce sujet la terminologie coutumiùre en occultisme.

Ces deux vocables semblent choisis à contre-sens, lorsqu'on examine les choses du haut des principes, du point de vue transcendental. — C'est apparemment au point de vue terrestre qu'on s'est placé, pour la fixation des deux termes en litige : in volution (descente de l'Esprit dans la matière), é volution (effort réascentionnel de l'Esprit captif, à travers la progression des apparences).

Il ne s'agit que de s'entendre sur les mots...

C'est à quoi les occultistes n'arrivent pas toujours. Que d'obstinées controverses entre adoptes d'écoles différentes, parfaitement d'accord pour le fond des choses ! Do très superficielles contradictions verbales défendaient seules aux adversaires de lever le malentendu.

Sans vouloir abolir, avec le vocabulaire et le symbolisme propres de chaque groupe enseignant, la couleur locale et l'originalité qui font le charme «les divers styles du Mystère ; sans pousser à la création désastreuse d'une sorte de Volapûk thèntophique, — il est bien permis de souhaiter la rédaction d'un bon lexique doctrinal, précisant les rigoureuses équivalences do langage et de symbolisme, d'une école à l'autre.

vantes synthèses, résultats du groupement de plusieurs individualités, sous les conditions requises.

Apr^s les Mystères de la solitude, nous allons aborder les arcanes de la vie eollective, les mystères de la

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