Chapitre III. — LA ROUE DU DEVENIR
Dixième clef du Tarot : ta Roue de fortune. — La plate-forme «lu Sphinx et la roue du Devenir : Typhon deseend à gauche; a droite Hermanubis remonte. — Les génies antagonistes du mal et du bien. — Involution et évolution; désintégration et réintégration universelles. — Autre point de vue, pour l'explication du même symbole; constitution ternaire de tout être : Esprit, âme et corps. Polarisation de l'Être 233
Arcane de la polarisation quaterne : cérébro-génitale et androgynique. — Loi de synthôso généralement inconnue. — Critique d'un article du Lotus sur la polarisation humaine. — Renseignements do détail; loi d'onsemblo méconnue. — Cette grande loi, tenue secrète dans les temples de l'antiquité. Pourquoi? — Passe-partout ésotériquo. — Énonciation générale : le mâle, positif dans la sphère sensible, négatif dans la sphère intelligible; la femelle, négative dans la sphère sensible, positive
dans la sphère intelligible. Tous deux, neutres, dans la sphère médiane du psychique. — Application à l'homme terrestre : rhec l'homme, l'organe génital est mâle ou posittf, le féminin ou négatif; chez la femme, le sexe est féminin ou négatif, le cerveau mâle ou positif. Ches tous deux, le plexus solaire est le point central équilibrant. — Définitions et développements.— Le cerveau mâle de la femme donne des germes d'idées, que la cervelle féminine de l'homme geste et élabore. — Premiers germes de civilisation toujours semés par la femme. — Schéma de la polarisation quaternaire de l'être humain. — Applications à la physiologie comme à la psychologie, de la loi bien connue en physique : les contraires s'attirent, les semblables se repoussent. — Mystère des Sympathies et des Antipathies. — La sphère médiane du psychique. — De l'Amour, chez l'homme et chez la femme : des nuances qui le distinguent : conséquences fécondes et décisives du principe énoncé ci-dessus. — Exemples probants. — L'Amour, instrument de réintégration. — Fusion des complémentaires ; restitution de l'homme à sa plénitude ontologique. — L'Androgyne parfait devient un aimant quaterne, dont nous esquissons le schéma. — La loi ci-dessus énoncée est dite, en magie, loi de la composition des aimants. — Fabre dOlicet y fait allusion en termes voilés. — Page mystérieuse d'Étiphax Léci, touchant cette loi secrète dont il réserve l'ésotérisme. — Comment le Binaire engendre le Quaternaire, qui se résout par le Ternaire, pour revenir à l'Unité. — Mécanisme de la transformation des schémas. — Mot de passe occulte ; clef qui ouvre toutes les portes 236
Autre interprétation de la roue de fortune. — Tout le cycle temporel s'y inscrit symboliquement. — La roue tourne, et le Devenir s'engendre dans l'orbe de sa rotation. — Descente de l'Esprit dans la matière ; sublimation de la série matérielle vers la récupération de la vie spirituelle. — Êtres mitoyens, de vie double et triple 251
Ilâvra pii, dit Heraclite ; tout s'écoule. — Rien n'est, toute chose devient. — Le Devenir est bien la condition de ce monde déchu : voyons comment le Devenir s'engendre. — Des trois Puissances, génératrices du Futur , généralement on n'en admet qu'une. — Providentialistes, volontaires et fatalistes. — Les premiers voient partout la main de Dieu ; les seconds attribuent toute chose à l'initiative humaine ; les troisièmes, partisans du déterminisme strict, soutiennent que tout est nécessité par le Destin, cette loi qui enchaîne l'effet à la cause. — Providence, Volonté et Destin (voy. Fabre d'Olicet) collaborent à la géné-
Pa^s
ration du Futur : tout le mystère du devenir réside dans la règle de leur mutualité féconde. — Arguments résumés des
L.*àrne humaine, placée ici-bas entre l'esprit et le corps, comme entre un légitime époux et un séducteur de rencontre, détermine, selon sa conduite, le rythme de sa vie future. — Dans quelle mesure la Volonté est astreinte a l'engrenage du Destin qui est la conséquence de la chute. — Mutualités, contraintes, répercussions f échanges. — - Éviter de multiplier les points de contact avec le Destin. — Gouverner de conserve avec la Providence, en éludant les écueils du Destin. — Les trois systèmes que nous avons mentionnés ont raison chacun pour une part.
— L'avenir, attribuable pour un tiers à la fatalité du Destin, pour un tiers à l'initiative de la Volonté, pour un tiers à l'action de la Providence. — Pourquoi l'action providentielle est toujours déguisée — Illusion d'optique mentale. — Exemples. . 256
De la prévision des choses futures. — La seule Providence peut prévoir à coup sûr les événements a venir, mais seulement en puissance d'être, non pas en acte accompli. — La prophétie, ou l'inspiration d'en haut. — Curieux exemple, en dehors des prophéties canoniques ; la prophétie d'Orval. — Authenticité et attribution d'icelle. — Texte et commentaire delà prophétie d'Orval. — Prédiction stupéfiante dos événements, de i797 à 1 873. — Pourquoi la concordance cesse, à partir de cette date, entre les événements et les pronostics. — Le comte de Chambord, appelé au trône, en 1873, aurait-il rompu la trame fatidique, en restant sourd à l'appel combiné de la Providence et du Destin? — La campagne monarchique de 1873. — Entente parfaite sur la constitution. — Le prétexte du drapeau blanc.
— Pourquoi Henri V n'a pas voulu régner ? — Hypothèse tout à l'honneur de ce prince. - Se pourrait-il qu'il crût au droit
des Naûendorfff — Discussion à ce sujet 258
La Voyante de la rue de Paradis. — Les Prédictions de M"* Henriette Couédon. — Lucide ou céleste missionnée ? — Identité
encore douteuse de son Inspirateur 271
Des arts divinatoires, ramenés à leurs principes. — La seule Providence infuse l'esprit de prophétie, pur de tout mélange ; mais le Verbe providentiel est incoercible. — La Volonté de l'homme émet des oracles contradictoires ; pourquoi ? - C'est au Destin que ressortissent tous les arts divinatoires connus.
— Nomenclatures de Pierre de Lancre et de Jean Betot. — Classification quaterne des arts divinatoires : 1° par l'évocation ou la consultation des Invisibles; 2° par l'interprétation des signatures naturelles ; 3° par l'élude des combinaisons artiii-
trois écoles exclusives
Par-
cielles (jeux de hasard, etc.) : 4° par la dation prolongée de certains objets. — Ces divisions, nullement arbitraires, n'ont pourtant rien d'absolu. — Exemples; l'Astrologie et l'étude du Tarot 273
Le devenir particulier des apparences physiques. — Mutabilité corporelle, chez les êtres organisés. — Travail indiscontinu du tissu cellulaire sur l'instable canevas du corps astral 277
Génération et mystères des Êtres collectifs. — Phénomènes curieux des tables tournantes et parlantes. — Formation de la chaîne, cette pile génératrice d'influences. — Le magique aimant de Paracelse, « le magnes intérieur et secret ». — Imprégnation de la vie dans le bois de la table oraculaire ; intégration de YOracle collectif. — EcceDeus t — Un être invisible est là: il pense, il raisonne; il parle, il répond. — Cet Invisible n'est pas « venu » : il s'est formé de toutes pièces, en synthèse éphémère des personnes présentes; il ne « partira ■ pas : il se dissipera, ce concours venant à cesser. — 11 ne représente ni plus ni moins que la somme des intelligences coopérantes, additionnées en une seule. — « Les Esprits sont de* échos t (Gasparin), — Thermomètre psychique et mental. l'Oracle donne la température morale des milieux humains. — Constitution de la chaîne fluidique : maximum, minimum et moyenne de rendement. — Éléments négatifs, groupés et évertués sous la prédominance d'un élément positif. — Développement des pensées rudimentaires 279
Théorie de YOracle mensal. — Unification des atmosphères secrètes individuelles : c'est dans ce milieu fluidique que l'oracle va naître, vivre et mourir. — Du nimbe individuel, peuplé de Lémures, de Mirages et de Larves parasitaires. — L'ascendant astral de Paracelse n'est autre que ce courant de vivantes images, signatures des passions et des idées dominantes de chacun. — Rapports d'homme à homme : les atmosphères fluidiques se pénètrent ; lutte secrète des ascendants. — Comment une personnalité peut en absorber une autre, et (comme on dit en magie) Yentrainer dans son tourbillon. — L'imagination, base négative de l'Ascendant. — La force de l'ascendant ne réside point dans l'abondance des images, mais dans la volonté qui les sélecte et les groupe. — Inconscient médium de l'oracle mensal 286
Nombreuses variétés d'êtres collectifs. — Tous ne sont pas éphémères et instables comme l'Oracle mensal. — Verbe créateur d'Adam, l'homme universel, avant la chute. Adam pense des êtres. — Il n'a pu déchoir qu'en se subdivisant: il reconquiert ses privilèges par l'intégration sociale 289
Pages
Entité» collectives d'une puissance et d'une durée incalculables, créées dans l'ordre politique ou social. — Exemple : le Nemrodisme. — Une page révélatrice de Saint-Yves (Mission des Juifs). — Les Collectifs contrastent par leur puissance, comme par leur durée ; mais tous jouissent d'une existence et d'une conscience propres, sans que les individus dont ils forment la synthèse perdent rien de leurs personnalités respectives. — Arcanes de la multitude. — Collectifs d'ordre intermédiaire . 200 La génération et la lutte des grands Collectifs expliquent bien des anomalies, à l'égard des assemblées politiques. — Comme une réunion d'hommes personnellement justes et humains peut être une assemblée inique et féroce. — « Senatores boni viri, senatus vero mala bestia. * (Tacite). — Revirements étranges de l'âme des foules. — Eugène Sué a bien connu cette instabilité du caméléon populaire : épisodes du Juif-Errant et des Mystères de Paris. — La popularité. — Comment unifier lame multiple et divergente des multitudes. — Le secret de la chaîne magique. — Le grand arcane. — Comment la chaîne magique engendre des Collectifs puissants. — Les Êgrégores. — Collectifs recteurs d'agrégations impersonnelles : Pouvoirs politiques, ordres religieux, sociétés secrètes. — Comment les Êgrégores dont les milices humaines sont anéanties se créent, sous un nouveau nom, un nouveau corps social 293
Reprise d'un exemple déjà produit au tome précédent. — La survivance de l'ordre du Temple. — L'ordre étant anéanti, l'âme collective est là qui veille, gardienne d'un mot d'ordre. — La double devise des Templiers : L. P. D. (Lilia pedibus destrue. — Latro pontifex deleatur). — Les artisans do la vengeance templière. — Première tentative : Adam Weishaupl et Yordre des Illuminés. — Dispersés en Allemagne, les héritiers de Jacques Molay se reforment en France. — Explosion formidable de la Révolution française. — Quelle évolution en procède : le monde tend vers un nouvel équilibre. — Accomplissement du double programme templier : antimonarchique et anticlérical. — La Révolution se signale par le conflit des grands Collectifs humains. — L'âme templière s'incarne dans la grande Société Jacobine. — Incarnation hâtive d'autres Êgrégores : ils sont battus sur le plan terrestre : les Feuillants se dispersent, et la Gironde est sacrifiée. — Batailles des Egrégores dans la Convention nationale. — Écrasement des Girondins ; chute inopinée de Danton ; Robespierre enfin succombe ; réaction dévorante de Thermidor. — Les vouloirs individuels sont néant, quand les volontés générales se heurtent et se bri-
sent dans l'Élher orageux. — Les pions de chair sur l'échiquier social. — Rôle secondaire des initiatives individuelles, en de pareilles tempêtes collectives. — Mobiles complexes auxquels obéit l'Âme des multitudes. — La vie individuelle dans la vie collective. — Les individus restés libres peuvent, en se groupant, générer de nouveaux Égrégorcs. — Emploi conscient ou inconscient de la chaîne sympathique. — Exemple péreraptoiro : la tentative de Babeuf et le berceau du socialisme 297
Les entités collectives dans l'Ordre religieux. — Réticences et réserves de l'auteur. — Les Domination* théurgiques. — La théurgie : une page remarquable d'Eliphas. — Théurgie décadente, et haute théurgie de Porphyre et de fambliqve. — La théurgie de lumière réprouve les sacrifices sanglants, caracté ristique des mystères dégénérés. — Théurgie cléricale ; mages politiciens de l'Antiquité orientale. — Les dieux des nations avaient une existence réelle : c'étaient les Entités collectives des religions. — La première fonction du Sacerdoce consis tait à créer, à nourrir, à entretenir des dieux. — Le vrai sens du mot Idole. — « Omnes dii gentium dœruonia. » (Psaumes) . — Chaîne magique des volitions adoratrices, dynamisées par la foi. — Le grand œuvre théocratique n'est que la transposition religieuse et l'extension de cette chaîne do sympathie, dans l'orbe de laquelle nous voyons naître l'oracle des Tables parlantes. — La pile psycho-dynamique. — Formation et développement de l'Être potentiel des chaînes sympathiques durables. — Les dieux résidaient-ils dans les idoles de bois ou de métal ? — Le corps fluidique des Entités collectives 304
Apparitions des dieux, dans les anciens temples. — Pourquoi les sacrificateurs se voilaient la tête. — Les « Immortels » du Polythéisme ne furent point avares de manifestations. — Radieuses visions et spectres terrifiants. — Ombres qui peuplaient les sanctuaires et semblaient liées à l'autel. — Formes lémuriennes, évoluant dans l'atmosphère occulte de l'Égrégore collectif. — Dans les temples et les cryptes de l'antiquité, les visiteurs spirituels de toute hiérarchie trouvaient un asile convenable à leurs natures. — Les démons inférieurs trouvaient à s'y vêtir de sang condensé, les visiteurs d'outre-ciel pouvaient se tisser un corps do lumière, de musique et d'encens. — Utilité pratique des sacrifices : la vapeur du sang peut suppléer au fluide des médiums, pour permettre aux Invisibles d'apparaître. — Quant aux parfums, ils ne pouvaient revêtir les visiteurs que d'un contour fugace et fallacieux, d'une apparence de corps sans vie. — Seulement, en provoquant l'ex-
Tajres
lase chez les sensilifs, les parfums consacrés improvisaient des médiums. — L'eitériorisation do la sensibilité et les expériences du Colonel de Rochas. — La force psychique s'exsude du corps des extatiques. — Dans ce fluide disponible, les Êtres «le l'au-delà se baignent et se manifestent. — Rareté des authentiques apothéoses 310
Loi «les sacrifices sanglants, universellement sanctionnée par l'antiquité sacerdotale. — Moïse, sous ce rapport, n'innova point : son culte apparaît, au premier chef, un culte de sang.
— Rites sanglants de la loi mosaïque.— Jéhovah se réserve le monopole du sang versé, qui lui est « une oblation de très agréable odeur ». — Sacrifices humains fréquents en Israël, depuis le sacrifice d'Abraham, jusqu'à celui de Jephié. — Nombreux exemples à l'appui. — L'implacable despote qui commande
ces horreurs ne peut être Ihôah sElohim 316
Mission exceptionnelle de Moïse. — Moïse, un titan plus encore qu'un saint. — Dans la dégénérescence universelle, son rôle est de pétrir de la glaise humaine, pour y imprimer le sceau «livin. — (JEuvre colossale de ce théocrate : improviser le peuple de Dieu ! Ce n'était pas une médiocre tâche, ni de celles «lu'on peut accomplir par la douceur et la charité. — Moïse a été le chirurgien de l'ancien monde : il a garanti, par une opération violente, laguérison de l'humanité. — Pourquoi ce culte de sang, en Israël.— Adonaï put-il se complaire au sang versé sur son autel ? — Merveilles et mystères delà Théurgie mosaïque. — Magie cérémoniale de Moïse. — Construction secrète de l'Arche et du sanctuaire. — Science colossale et maîtrise opératoire. — L'Allié céleste de Moïse, son céleste Interlocuteur.
— Entité collective de la grande Communion des Saints (vision du Sinaï). — Vices et vertus delà race juive. — Is-rael, manifestation rayonnante de Dieu. — Les successeurs de Moïse : éclipse de la lumière dVElohim. — L'abomination dans le Lieu saint. — Multiples rapports religieux de Moïse avec l'Invisible : — Y Absolu divin. — Jhôah /Elohim, le Verbe éternel. — V Egrégore de la grande Communion dorienne. — Colonnes d'Èlémentaujc et de Lémures, destinés aux œuvres de la magie sacerdotale. — Nuances dont Moïse n'embarrassa point son peuple. — Réserves ésotériques de sa Doctrine. Pour le peuple hébreu, toute chose, bonne ou mauvaise, sort de la droite de Jéhovah. — Centralisation divine : avantages et inconvénients de ce système. — Le vrai nom de l'Egrégore : Michaél. — In sole posuil Deus tabernaculum suum. — Identité «le l'Homme idéal et de Dieu manifesté. — Substitution divine.
— Déïlication exotérique de l'Allié céleste. — La pierre cubique, a l y
Moïse et Jésus-Christ. — Griefs du Sépher Toldos. — A la Communion des Saints, s'opppose la Synagogue des pervers. — En face de Michaél se dresse Samaél. — Le Collectif caco-psychique. — Ce que peut être le corps astral totalisé d'une Entité collective humaine. — Strophes curieuses de Saint-Yves. 331