‹ Essais de sciences manditesChapitre 5 sur 39 · O Mouvement. c yj 1 . -|- Amour, conjonc- \ -r tion · texte numérisé non relu

O Mouvement. c yj 1 . -|- Amour, conjonc- \ -r tion

« Vedha, Boudha, Hermès

sont synonymes. — O , dans

la langue sacrée de l'ancienne race rouge, écrite de bas en haut, ce signe signifie : Ki-va-t : — Ki (amour), Va (mouvement), T (esprit universel).

« C'est le Savoir, ou la !

Connaissance, dans son essence cosmique (1).

« Le mot HPMHS est le commentaire du signe hiéroglyphique et atlantique V, et doit se lire de gauche à droite pour le sensapparent, et de droite à gauche pour le sens caché :

« S, H (=a-\-i), M{sy\lahique ma), R, H (=a+i)« — Total : Si (conjonction, lien) la ou Ya (mouvement circulaire double de va-etvient), Ma >ty ya (mère de Mercure et de Boudha).

« Donc, lien du double mouvement T de la Nature

universelle. »

+ =2 = K== Hh = H = È= A.

Q=u = v=va=w =

boù = bou.

^ ■= t, substitutif de d.

Telle est l'explication donnée par M. de Saint-Yves.

L'hiéroglyphe mercuriel H comporte une autre analyse, familière aux alchimistes. Il peut se décomposer en trois termes, comme suit :

(1) Saint- Yves fait ici allusion à un ordre do concepts que nous ne pouvons, ni ne voulons aborder en ce volume.

l'équilibre et son agent

1 . Le signe du Soleil (Q ou O) » image du Principe mâle, spirituel et fécondateur de l'Univers vivant, d'une part ;

2. Et de l'autre, le signe de la Lune O ou W), emblème de la Faculté féminine, réceptive et morphogénique;

3. Ce principe et cette faculté sonl nuptialement combinés à la faveur de |a croix (+), représentation linghamique du Thau Sacré (n ou j), qui symbolise lui-même tout Agent de Synthèse, de réciprocité, de mutuelle réaction : tout lien agglutinatif et cohobant.

Ce n'est pas tout : le pentacle 9 souffre une troisième décomposition : n'y peut-on voir Yastérisme zodiacal du taureau (tf), dominant le quaternaire des éléments + ?

Rien n'est arbitraire en Kabbale hiéroglyphique : le signe du Taureau marque en effet l'action, également répartie, des influences phébiqueet isiaques éparées (1).

(1) Nous défendrons-nous du grief d'avoir, en cette phrase, placé le Taureau sous la dépendance du Soleil et de la Lune f En d'autres termes, d'avoir soumis la synthèse zodiacale de plusieurs univers lointains, à l'influence d'une modeste étoile de troisiémo grandeur, et d'un infime sous-satellite: l'un négligeable, l'autre parfaitement imperceptible dans l'immensité cosmique? Le Lecteur voudra bien, du moins l'osons-nous croire, nous faire grâce d'un pareil soupçon de surprenante naïveté !

Les qualités positive et négative, irradiante et absorbante, mâle et femelle, se répartissent et se localisent dans les astres de toutes les régions du Cosmos ; elles s'équilibrent et s'opposent harmonieusement Tune à l'autre, selon des lois préfixes. Les astrologues tirent grand parti, pour leurs calculs, de ces contrastes bissexucls des corps célestes.

Le Soleil et la Lune étant, à notre point de vue terrestre, les types locaux de ces deux vertus opposées, nous avons qualifié celles-ci de phébif/ue et d'isiaque, — au même sens où Moïse, pour figurer cette gé-

■ISO

— Faites dominer ce signe sur celui de la Croix (emblème binaire de la conjonction des deux lignes, verticale-active et horizontale-passive, — ou, si Ton préfère, emblème quaternaire des Éléments occultes, qui sont les fruits de cette conjonction même) : et vous aurez la représentation parfaite des vertus latentes du Mercure des Sages ou de VAnima mundi.

Quelquefois, pour préciser certaines spécifications du Mercure des Sages, les alchimistes l'ont figuré par cet hiéroglyphe ^f, substituant au signe féminin du Taureau (symbole de l'humide radical) le signe mâle du Bélier <® ou (expressif du feu-principe).

Nous sommes entré dans ces détails, pour fournir un exemple frappant de l'inflexible logique déployée par les adeptes, dans la formation et l'emploi du verbe hiéroglyphique. On a pu voir trois méthodes d'analyse assez différentes, donne]' trois résultats absolument concordants.

Notre livre II, — Clef de la Magie Noire, — est édifié tout entier, répétons-le, sur la connaissance de la Lumière secrète et de ses principales modifications. Mais

initiation d'influences, et signifier le type de leur répartition, écrit au premier chapitre de la Genèse, y. 16p : « Et -il-fit, Lui-les-Dieux, cette duïtt'— de-clartés-cxtérieures, les-grandes : l'ipseïté-dc-la-lumiore-centrale, la-grande, pour-représentcr-symboliqueraent-le-jour, ct-l'ipseïtéde-la-lumi^rc-centrale, la-pelile, pour-représenter-symboliqueinent lanuit... » (Version Fabre (iOliret). — La Bible d'Osterwald traduit : «Dieu donc Ut deux grands luminaires, le plus grand pour dominer sur le jour, le moindre pour dominer sur la nuit. » Autant dire : le Soleil et la Lune. Était-ce bien là toute la pensée de Moïse ??

l'équilibre et son agent

un aveu s'impose, par quoi l'on nous saura gré de couclan'.

Sans doute aurons-nous, au cours de sept chapitres, le loisir et l'étendue nécessaires à 1 elucidation des problèmes qu'il nous sera permis d'aborder. Il en est quelques-uns, pourtant, sur le voile hiératique desquels nous ne saurions porter la main, sans nous voir taxé par nos pairs de témérité sans exemple (I).

Il est bon que nul n'en ignore : bien que n'étant lié vis-à-vis d'aucun maître, puisque le peu que nous savons est le fruit de nos seules études, — nous entendons néanmoins respecter les traditions séculaires de l'occultisme et la majesté des symboles religieux.

Cela posé, prévenons les chercheurs consciencieux, que, tout en épaississant sur certains mystères une obscurité imperméable aux yeux profanes, il est un souci qui ne nous quitte point: en toute occurrence, nous nous ingénions à marquer la voie aux initiables. Pour peu que ceux-ci s*appliquent à confronter les diverses notions que nous aurons pris soin de répartir par tout cet ouvrage, rien au monde ni personne ne pourra mettre obstacle à leur opiniâtre volonté de lire entre les lignes.

— Cherchez, a dit le grand Maître, et vous trouverez: frappez, et il vous sera ouvert.

(1) Quoi qu'il en soit, nous osons bien augurer quo, lecture faite, il ne viendra à l'esprit de personne, que nous ayons mal tonu notre engagement, de faire un coup de jour sur l'idole de la CJoétie, réfugiée dans son ultime sanctuaire. — Mais autre chose est d'expliquer aux chercheurs studieux les arcanes du Mal, autre chose, de fournir aux malavisés tous les moyens de le commettre... Non enim scientia Mali (dit un grand Kabbaliste), sed mus damnât!

(Section 9).

L'Ermite (neuf) = Isolement = Puissance sur l'Astral (Mystères de la Solitude).

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