XXV^ A
Le contrepoint B qui les accompagne parfois, rappelant certains rythmes du thème des maîtres, éveille bien cette idée de cortège, de cérémonie officielle.
— Première forme (sous XXV*) :
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Seconde forme, abrégée (sous XXV^) :
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Thème XXVI. — Le thème du soir^ appelé également thème damour^ est une des plus belles mélodies de la partition. Il contraste, par sa longueur, avec les autres thèmes, généralement brefs, exprimés par des groupements de notes souvent très courts. La ligne mélodique s'élève tout d'abord doucement, descend par degrés successifs et lents, et par une progression ascendante revient vers le point initial, elle y reste quelques instants, flottante, et légèrement balancée ; puis après avoir remonté de nouveau, elle se perd comme un parfum qu'un souffle d'air est venu dissiper. :
XXVP
Elément : groupe de cinq notes rappelant, par son dessin, le thème du Printemps (Th. VI).
Progression répétée trois fois, la dernière fois avec une modification chromatique.
Le début de cette mélodie est remarquable par sa forme rythmique atténuée, indécise, ne s'appuyant sur aucun temps de la mesure.
Le soir est venu... dans l'obscurité qui tombe graduellement, les contours s'estompent, s'effacent ; des parfums suaves et pénétrants montent dans les airs. Sous le tilleul fleuri, Eva est assise sur le banc, près de Walther. Son exaltation se calme peu à peu. La main dans la main de son ami, elle apaise son irritation; à l'impatience du jeune homme elle oppose la sérénité virginale de son chaste abandon, l'inertie de cette heure délicieuse. Maintenant, elle n'est plus pressée de partir; et lente-
ment, dans la nuit sereine, des voix mystérieuses chantent Textase d'un bonheur idéal, indifférent aux bruits discordants et confus du dehors*. •
Ce motif, répété plusieurs fois au second acte, est terminé tantôt par les thèmes significatifs du Preislied (Th. V" et Th. V^), tantôt par de gracieux dessins appartenant au thème d'Eva (Th. X).
Il reparaît au troisième acte, très brièvement, dans le monologue de Sachs, et sous une forme plus ample, lorsque Walther entre soudain dans l'atelier, au moment où la jeune fille est là^ venue aux nouvelles.
De cette mélodie Wagner a tiré un motif doux et caressant que nous avons déjà signalé (Th. XII), et qui, dans cette scène du troisième acte, est mêlé à celui de la grâce d'Eva. Ce nouveau motif formera l'élément principal du discours musical dans cette scène, comme celui de la question (Th. XI)^ dans la scène correspondante du second acte :
XXVP ou XII
mil \^i5iuw
Une dérivée du motif initial est entendue au prélude du troisième acte, qui deviendra^ peu [à peu, en s'élargissant, l'initium du thème du quintette :
XXVP
|,' i i'cafijV i Lurî;:fj i jiriflji i [^
(p. 283) Prélude du troisième acte.
xxvi*
etc
(p« 377) Début du quintette.
Thème XXVII. — Thème de la Ronde des apprentis^ ou Motif populaire de la couronne.
Ronde joyeuse, sur un rythme de danse franc et simple, elle débute par une note aiguë, claire, se développe par des dessins symétriques répétés en ayant le caractère de progressions ; elle a la véritable allure d'un chant populaire :
XXVIP
etc
(p. 56) David et Walther et les apprentis
Elément a répété, puis servant de progression descendante, reproduite par transposition à la reprise faite par le chœur des apprentis»
Dans l'ensemble, elle prend une forme sautillante, railleuse, et tout à fait impertinente pour le chevalier:
XXVIP
etc
Ah' ah! ahîah! ah! ah!
a L'aura, l'ra pas, l'aura, Tra pas la couronne d semblent dire ces gamins espiègles et goguenards, en menant leur ronde autour de la loge du marqueur.
Ce joyeux thème est entendu plusieurs fois au premier acte, à la fin de la scène entre David et Walther où se trouve l'exemple cité, un fragment en est rappelé à un passage du discours de Sachs (p. 85), ou sous une réplique de Beckmesser (p. 87), et au final, mêlé à d'autres motifs.
David en fredonne quelques notes, au début du deuxième acte, en fermant les volets de la boutique; enfin, il devient un thème triomphal pour Beckmesser
nouveau style, devenu l'admirateur d'un art populaire qui lui semblait jadis si misérable, lorsque le pître emporte le poème en dansant de joie (p. 35o) devant Sachs, (c son cher ami ».
Thème XXVIII. — Thème du charivari^ signalé déjà à propos de la sérénade de Beckmesser (v. p. 78) et que nous plaçons ici comme thème descriptif. La partie ajoutée au fragment de la sérénade est l'initium, composée de deux notes à distance de quarte, élément répété plusieurs fois. C'est l'appel épouvanté de Beckmesser qui, sous Tétreinte de David, crie au secours, à l'aide!