XIV. Au commencement de l'année 364, In
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mriti àr Jovi'Ti mi: rtan> it fînni u*iiî 'i^ij<" rr iho'lîqcf. VailenlinîfTi. mi: iDi-ncrfliu. ^tti: < iiifc< doie^ mù^ i] permit i'^epenâan: jdi f>%i^BBes jnwtts d*assenU«r, à LamfKaïqiH:. m. rntirih m. ib mèm* tèrent le f onmilairf df 5»élf3inc limlA;. i «hw» à renifwre scn frèrp \iitf!K« ^i «- ia»st. 4»swr par les «mnf:; àe juirtc que IWinA fm df iiiiirv»a: livré à rbéréâe.
Athantse rentra m brf : le pnpe ItenKif « dna un concile leno à Rcoie. avam rxcammmàt 1<»
évèqoes ariens^ Artianitr «^smohla crai ie sa proTÎnce , (jni adr eas g r e M an pa^ ane lettre $;wk dale pour s'associer à celle dêetsioii. Ka «tifHielefii|ia il en adressa une aulre à lous le$éTiN{iie9 d\\frii|ii« pour les aflermir dans la foi de Nicécr et combattre le formulaire arien; puis il écrivit contre ThérésMe de Macédonius et contre celle d\\pollinnire« toutes deux nées de Tarianisme, et répandues pnrmi sesi sectateurs. Une nouvelle persécution ne pouvait pou tarder ù ratteindre. En elTet, en «tlM), Valenu, tout à fait maîtrisé par les oriens , envoya à loua les gouverneurs de province Tordre de chasser lea évéqucs qui avaient été déposés par Clonutance et rétablis par Julien* Cette fois, le peuple d*Al«fsafidrie s* insurgea pour conserver s^in évéïpi^ ; ti hi^^
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que le préfet, TatieD, crut nécessaire d'en référer à l'empereur.
Quelque temps après, au milieu de la nuit» le préfet avec des troupes environna Véglise et la maison où demeurait le patriarche , et y pénétra pour le saisir. Mais Athanase, averti, était sorti le soir même en secret, et on ne put découvrir ce qu*il était devenu. Il était caché dans le sépulcre de sa famille, aux portes de la ville. C'était la cinquième fois qu'il était réduit à se soustraire par la fuite aux atteintes de ses implacables ennemis. Il y demeura quatre mois. Enfin , soit par crainte d'une sédition, soit par honte de s'acharner après ce vieillard déjà tant éprouvé, Valons autorisa son rappel.
Jusqu'au dernier moment, Athanase ne cessa de veiller au maintien de la foi et de la discipline, non-seulement dans son diocèse, mais dans toute la chrétienté, dont il était Toracle. Depuis quelques années il était entré en relation avec saint Basile , encore tout jeune, qui devait être, après lui, le plus zélé défenseur de l'Église. Il correspondait , du reste , avec tout ce qu'il y avait d'évèques orthodoxes dans le monde, et, malgré son grand flge, il était TAme de tous les conciles qui se tenaient
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pour la défense de Torlhodoxie. Ainsi s'acheva cette sainte et glorieuse carrière, après tant de persécutions , tant de cruelles traverses ; il mourut paisiblement, dans son lit, le second jour de mai de Tannée 373.
A ses derniers moments , il avait désigné son successeur aux suiïrages du peuple d'Alexandrie. Son choix fut religieusement respecté. Sur qua* rante-six ans qu'avait duré son épiscopat, il en avait passé près de quinxe dans Texil, en cinq différentes persécutions. Mais du fond de cet exil, il faisait trembler les empereurs , et leur faisait envier cet ascendant qu'il avait sur les peuples, et que toute leur puissance ne pouvait détruire ; c*était l'ascen* daut delà vérité, c'était Tautorité du courage et de la vertu. 11 ne vit pas la chute de Tarianisme : cette secte devait longtemps encore diviser l'Église; exemple mémorable de ce que peut l'esprit de parti pour perpétuer la discorde ; mais dès le commencement Athanase avait fait tout ce qu'il était possible de faire pour réduire des contradicteurs moins obstinés. 11 a fourni des armes h tous ceux qui ont entrepris , après lui , de combattre cette hérésie et les innombrables erreurs sorties de son sein*
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XV. En appréciant saint Âthanase comme écrivain, j'ai déjà dit que son style est simple et nerveuï. C'est qu'en effet il n'a pas le temps de chercher les ornements. 11 ne s'agit pas de plaire aux oreilles délicates; il s'agit de convaincre, d'éclairer, de confondre des adversaires qui s'enveloppaient à dessein dans une ar(i6cieuse obscurité; ce qu'il faut pour cela, ce n'est pas une rhétorique fleurie; c'est une logique nelle et pressante, une éloquence qui n'emprunte sa force qu'à la raison et à l'autorité. Telle est celle de saint Âthanase. 11 traite toutes les questions de dogme avec autant d'énergie que Tertullieu ; mais il n'a pas son flpreté et sa verve moqueuse; et il faut lui en savoir gré. 11 est grave comme doit l'être l'interprète de la parole divine et le défenseur de la vérité; jamais il ne descend, même envers ses ennemis les plus déclarés, à la raillerie ni à l'insulte. Quand, dans sa Lettre à Sérapion, il raconte la mort d'Arius, il la représente comme un exemple imposant des vengeances divines; mais la mort de son plus mortel ennemi ne lui inspire pas une joie basse, sentiment indigne d'une âme généreuse et chrétienne. Constance est traité dins ses écrits avec tous les
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méoagenieDts possiUes. Ce n'est pas aux hérétiqoes qa'O en veut, c'est à l'hérésie. Cette modération, honorable pour le caractère de récrirain, donne même plus d'autorité à sa doctrine, et convient mieux de toute manière à la controverse sa* crée. Sa principale étude avait été celle de TÉcri* ture sainte; sa lecture perpétuelle était la vie de Jésus-Christ. C'était là qu'il pubait sa science aussi bien que ses vertus; c'était là qu'il avait pris son paciGque courage, sa patience infatigable, et aussi son mépris pour un vain éclat, et pour tout ce qui ne va pas directement à servir Dieu. Ainsi le ca« ractère de l'homme se retrouve et se peint dans ses écrits.
XYI. Le premier ouvrage d'Athanase est son Dùoours contre les gentils ^ adressé à Macaire; que ce nom soit celui d'uu de ses amis, ou qu'il représente le lecteur chrétien en général, peu nous importe. Cette production de sa jeunesse, antérieure aux troubles de l'arianisme, est d'un style plus oratoire et un peu plus orné que ses ouvrages polémiques; mais on y remarque déjà une éloquence mflle et singulièrement élevée. Après avoir
dit que la simple raison naturelle devrait suflBre
te
m SAINT ATUÂNASB,
pour établir la coqpaUsancc du yraiPieu; (jue cette notion de l'unité de Dieu, sj di3tiucte par elleiném^i est devenue manifeste depuis la prédication de l'Évangile; que cet Évangile, répandu miracoleusement dans le monde par un eiTet visible de la protection divine, enrait dû triompher de l'obstination des païens , il examine les causes de cette obstination, et remonte à l'origine de l'idolâtrie. La véritable cause de ce monstroeux égarement, •'est ramour de l'bomme pour soi-même. L'âme humaine cessa de contempler son Créateur pour se contempler ellenoiéme ; elle chercha hors de Dieu le bonheur, et crut l'avoir trouvé dans U satisraction des sens; elle ne vit plus de bien que dans la volupté , et bientôt plus de divinité que dans ce qui se présentait à ses sens. L'idée du Créateur s'effaça; en présence du bien et du mal physique, on imagina deux principes créateurs, sans prendre garde à l'absurdité d'un tel système; l'homme adora tout ce qui lui était utile et tout ce qui pott^ vait lui nuire. C'est ainsi que les inventeurs des arts ont été transformés en dieux , mais en dieux tout humains, avec la forme , les besoins, les faiblesses et même les vices de l'homme. Habitué à tout diviniser, Thomme se prosterna bientôt de*
véritablement le Messie annoncé par les prophètes, explique aux autres que Dieu s'est fait homme pour réhabiliter la nature humaine , leur fait voir dans la personne de Jésus- Christ tous les caractères de la divinité, et dans le triomphe de sa religion reflet permanent de sa protection puissante. A sa venue, les faux dieux n'ont pu se soutenir, les oracles sont demeurés muets ; les peuples sont accourus vers lui ; selon la parole de l'Écriture : le culte des idoles a été détruit^ et la mort vain^ eue. Les peuples barbares, dit-il, malgré toute leur férocité, sont apprivoisés par le christianisme ; ils renoncent à leur goût pour la guerre et s'adon« nent aux travaux de l'agriculture. Les peuples les plus corrompus renoncent à leur dissolution, les mœurs s'épurent , la chasteté et la virginité sont en honneur; telle est la puissance de cette croix objet de leurs railleries. 11 termine enfin en ajoutant que, pour bien comprendre les écrits des saints, il faut imiter la sainteté de leur vie.
Ces deux discours sont peut-être, avec XApologétique de Tertullien , ce qui a été écrit de plus remarquable en faveur de la foi chrétienne. Bossaet, qui s'en était pénétré par une étude approfondie, en expose tout l'esprit avec sa force ordi-
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La chute de rhomme a été I9 cause de rioGarnatioD du Verbe. H fallait que Dieu relevât la dignité de. l'homme, lui rendit sa ressemblance avec son Créateur et ses titres à l'immortalité. 11 fallait aussi que Dieu se fît connaître aux hommes qui l'avaient oublié : tel a été le double effet de l'incarnation du Verbe; par sa mort, il a affranchi l'homme de la mort étemelle ; par ses miracles, il s'est fait reconnaître à lui. Les païens fondaient leur principale objection sur le genre de mort déshonorant que Jésus -Christ avait subi; c'était l'objet ordinaire de leurs railleries et de leurs invectives ; saint Athanase répond que Jésus-Christ a voulu mourir de la manière la plus infamante, parce que, pour nous racheter de la malédiction du péché, il fallait subir une mort de malédiction ; parce que plus l'humiliation serait profonde, plus le triomphe devait être éclatant. Il ne fallait pas que sa mort fût obscure. Il prouve ensuite la résurrection de Jésus-Christ par ce miracle permanent qu'il n'a cessé d'opérer depuis sa mort, c'est-à-dire la conversion de tant de peuples et la perpétuelle durée de son Église. Dans le reste du discours, il réfute toutes les objections des juifs et des païens, montre aux premiers que Jésus-Christ est
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nous afrivons aux écrits de polémique contre Ta*rianiside , qui notit le fond des ouvrages de sAint Athanase. Voici la liste de ses couvres d'aprôt l'ordre chronologique généralement adopté : l'Exposition de la foi ; un Commentaire sur ce texte : tf Tout m'a été donné par mon Pèfù i, et sur celui-ci : « PerêonHê ne connaît qui e»t lé Fitê^ que le Phré; ni qui eêt le Père^ que le Fils » ; la Lettre aux évéques orthodoxes , que nous avons citée en substance à propos de l'usurpation de Grégoire ; son Apologie contre les ariens , recueil des pièces qui le justifiaient de leurs accusations calomnieuses; la Lettre des décrets de Nicéé; la Défense des sentiments de saint Denys d'Àlexan** drie ; la Lettre à Dracontius ; la Lettre cirôulairo ant évéques d'Egypte et de Libye en 356, lors do Vin" trosion de Georges; l'ÂpoIogie à Constance; cette de sa fuite ; la Lettre à Sérapion sur la mort d^Àrius; l'Histoire de l'arianisme et la Lettre aux solitaires; les quatre Discours contre les ariens; les Lettres à Sérapion sur la divinité du Saint-Esprit; le Traité des synodes; les Lettres à l'église d'Antioche et à l'empereur Jovien; la Vie de saint Antoine; le Traité de Tincarnation du Verbe Contre les ariens ; deux livres contre Apollinaire ;
naire detis la seconde paftie de ëôii DiêûtniT sur rhùtoire universelle} dans son detixièine sermon sur la fête de rÀnnonciation , il cite et déf eloppe à sa manière un pftssage da second discours de saint Àthauàse; et Teflet qu*il en tire est sublime : « Les juifs infidèles et endurcis ont replrôché aa« trefois à notre Sauveur qu^étant Un homme mortel il ne craignait pas de se faire Dieu et de s* attribuer un nom si auguste : T\i homù oùfn sis , facis teipsum Deum. j» Sur quoi saint Âthanase remarque que les miracles visibles par lesquels il faisait connaître sa divinité devaient leur fermer la bouche, » et qU*au lieu de demander pourquoi » Jésus étant homme s'était fait Dieu, ils auraient V dû demander pourquoi, étant Died, il s'était » fait homme ; alors il leur aurait répondu t Dieu » a tant aimé le monde ! Ne demandez pas de » raison d'une chose qui n'en peut avoir t l'amour » de Dieu s'irriterait si Ton cherchait autre part » qu'en son propre fonds des raisons de son ott- » vrage; et môme , je le puis dire, il est bien aise » qu'on n'y voie aucune raison , afin que rien n'y » paraisse que ses saints et divins excès. »