XVIII. Immédiatement après ces deux ouvrages
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notis afrivoitô aux écrits de polémique contre Ta* riaDisme , qui sont le fond des ouvrages de sAint Athanase. Voici la liste de ses osuvrés d'aprdt Tordre chronologique généralement adopté : TËxposition de la foi ; un Commentaire sur ce tetto : u Tout m'a été donné par mon Père i, et sur celui-ci : « PerêOnHê ne connaît qui eH b FUi^ que le Phré; ni qui eèt le Père^ que h Fils » ; la Lettre aux évéques orthodoxes , que nous arotitf citée en substance à propos de l'usurpation de Grégoire ; son Apologie contre les ariens , recildU des pièces qui le justifiaient de leurs accusatiotii calomnieuses; la Lettre des décrets de Nlcéé; la Défense des sentiments de saint Denys d'Àlexan* drie ; la Lettre à Dracontius ; la Lettre cifCulaifd aot évéques d'Egypte et de Libye en 356, lors do rin-< trusion de Georges ; l'Apologie à Constance ; celle de sa fuite ; la Lettre à Sérapion sur la mort d'Arius; l'Histoire de l'arianisme et la Lettre aux solitaires; les quatre Discours contre les ariens; les Lettres à Sérapion sur la divinité du Saint-Esprit; le Traité des synodes; les Lettres à Téglise d'Antioche et à l'empereur Jovien; la Vie de saint Antoine ; le Traité de l'incarnation du Verbe contre les ariens ; deux livres contre Apollinaire ;
le livre de la Trinité et du Saint-Esprit; an Gommentaire sur les Psaumes ; quelques autres sur divers livres de T Écriture, et un grand nombre de lettres relatives au dogme et à la discipline de l'Église.
Parmi tous ces écrits , il en est peu qui soient entièrement et exclusivement dogmatiques. Le plus complet dans ce genre et le plus éloquent, c'est cette vaste réfutation de la doctrine hérétique divisée en qpatre livres sous le nom de Discours aux ariens. Je n'ai pas la présomption d'entreprendre une analyse théologique de ce grand ouvrage; ces sortes d'écrits ne peuvent être dignement commentés que par des esprits capables de les faire ; c'est à Bossuet à faire l'analyse de la doctrine de saint Athanase. Mais il n'est pas besoin de tant de lumières pour être frappé de l'entraînement de sa logique, de la hauteur de ses idées et de ce ton d'autorité imposante qui domine et écrase l'hérésie :
« Ârius , dit-fl , leur tient lieu de Christ ; et au lieu de Moïse et des saints, qu'ont-ils trouvé? Un Sotade, le rebut même des païens , avec la fille d'Hérodiade : voilà leurs modèles. Arius ou Manès, n'importe; ces mots-là n*ont plus rien qui appartienne à Jésus-Christ. Par cela
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seul qu'ils s'appeUent aneos, ils s'accusent eux-mêmes de n*étre plus chrétiens. »
Et ailleurs :
« Il y a toujours dans Thérésie quelque chose qui manque de sulrâtance ; c'est du hit qu'elle présente et non du pain. La véritable nourriture a été donnée à l'Église par Jésus-Christ, par les Apôtres, par les Pères; mais leurs évéques ne tiennent plus à Jésus-Christ; ils ont interrompu cette filiation , et cette interruption seule fait qu'ils ne sont rien. — De quel droit, ajoute-il encore, nous donnent-ils cette nouvelle doctrine? De qui la tiennent-ils? Ils n'ont pas voulu de la foi que leur ont transmise les générations précédentes, et prétendent imposer la leur à ceux qui viennent après eux ! Ils n'ont pas voulu croire leurs pères, et se flattent d'être crus par leurs enfants! Ils méprisent la foi de leurs pères et regardent leurs tombeaux d'un œil sec, traitant leurs parents d'étrangers, tandis que c'est eux-mêmes qui le sont devenus. »
Les ariens ne sont pas seulement convaincus d'erreur, mais aussi de mensonge et de mauvaise foi ; ils ne sont pas seulement réfutés quant au dogme, mais, de plus, démasqués, discrédités, flétris; et cela, non pas par la raillerie et F ironie, armes vulgaires que Terreur emploie aussi bien et mieux que la vérité, mais, au contraire, à force
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de gravité et de grandeur. ÂthaiiUë conclut tout l'ouvrage par cette profession de foi :
Donc le Verbe est Dieu comme le Père; donc Jé- 908-Chrlst est Dieu-booime^ né de Marie. Non pas quelque autre Jésus-Chrlêt , mais un seul « engendré avant les siècles au seid du Père et né dans les derniers jours d'une mère vierge , existant avant son incarnation « invisible même aux vertus des cieut, devenu visible de-» puis par son union avec la nature humaine i mais visible non pas par sa divinité , qui reste inaccessible aux regards des hommes, mais par l'action de sa divl«^ nlté, qui a renouvelé l'homme en s'unlssant I lui. Honneur et adoration & Jésus-Christ « qui était auparavant, qui est aujourd'hui et qui sera dans tons les siècles f »
La plupart des ouvrages d'Athanase, sea Apo* logies, ses Circulaires aux évéques, ses Lettres, sont à la fois des ouvrages d'histoire et de dogme. L'Apologie adressée à Constance est d'une éloquence remarquable; il l'avait écrite arec un soin particulier, espérant la prononcer en présence de Tempereur et non pas seulement Id publier. Après s'être énergiquement défenda d'avoir en des intelligences avec Magnence, comme on l'en ac* cusait , il ajoute :
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« »iï(t^ ^v^u«4 dBnnt m «u^e juge, j*ea ^pe)lç* r^ , cxmim Sviia( Paul » i^ remp^risur ; dccqsé d^aot ¥0P« * qui puiS'je mvoqpo^r» sioaa te Père de celnj qui ^ <}it : Ja 9W te vérité? »