CHAPITRE II
> What iraifport to retrace onr earlj blia ! •
Lady Julia eut bien à souffrir des mauvais che« mius à travers les marais et montagnes dépouillées qui conduisaient à Glenfern. Sans l'espérance du nouveau genre de vie plein d'attraits qui l'attendait derrière tous ces obstacles , le corps délicat de la jeune femme eut succombé sous tant de fatigues. Mais elle se rappela que la duchesse de M. avait dit que les routes et les auberges étaient tellement horribles en Ecosse qu'elles en devenaient ridicules , et que l'aspect du pays était si triste qu'il fallait avoir un charmant caractère pour conserver quelque gaieté en le traversant. Lady Julia prit donc son parti , et à chaque cahot , elle se figura les bals champêtres, les parties sur l'eau, les par-
ties de chasse, les parties de pèche, en un mot les parties de toutes sortes, et elle s*endormit sur Tépaule de son mari, pour rêver le bonheur de la vie des champs au milieu d'un magniûque domaine héréditaire.
Douglas avait quitté les montagnes et le manoir paternel à Tàge de huit ans. Un parent de sa mère, qui était venu visiter Glenfern , le prit en amitié, l'emmena en Angleterre et lui fit donner une bonne éducation jusqu'à Tépoque où il le plaça dans un régiment de la garde. Douglas n'avait pas revu Glenfeni depuis son enfance : h cet Age-là tout semble charmant , et les impressions qu'il en avait gardées étaient d'une nature très-agréable, il parlait à sa Julia avec le plus vif enthousiasme du paysage romantique qui entourait Glenfern, du lac, des gros chênes, des excursions dans les montagnes, de la gaieté de ses sœurs , de la bonté de son père , de la beauté de son bétail ; et lady Julia s'écriait : M Ah! quel plaisir! ah! combien j'aime les dtners sur l'herbe, et la danse eu plein air, et la liberté de ce genre de vie sous les arbres pittoresques ! On nous donnera sans doute une fête pour célébrer mon arrivée en Ecosse ? »
Nos voyageurs arrivaient dans ce moment au
sommet d'une haute montagne qu'ils avaient gravie au pas. Le postillon s'arrêta pour laisser souffler les chevaux, et d'un air significatif il désigna du doigt à Douglas une maison située au fond du vallon, à droite de la route. C'était un bâtiment grisâtre, étroit et très-élevé, ayant l'aspect d'une tour carrée percée d'un très-petit nombre de fenêtres à petits carreaux. De l'autre côté du vallon s'élevaient des montagnes couvertes de broussailles et à demi cachées par le brouillard. Des champs de navets et de pommes de terre environnaient la maison, et sur le devant on voyait un jardin entouré d'un petit mur de pierres sèches, avec quelques misérables plantations de sapins.
C'était le 3 novembre. Le temps était froid et sombre ; une pluie fine commençait à tomber, et un silence plus que mélancolique régnait dans les environs, où l'on n'entendait de temps à autre que les cris plaintifs de quelques poules d'eau voltigeant sur un lac long et étroit qui s'éten* dait à la droite du bâtiment , et qui , par le cla* potement de ses eaui marécageuses, donnait à toute cette scène un air de désolation difficile à décrire, « Ah ! quel affreux endroit, s'écria lady Julia eu frissonnant , combien je plaius les malheureuses créa-
U4 EHHAI HUR lli MARIAGE,
ture« qui yé^àleul datif une |iareille pri»ori { (^^rtt endroit me tourne «ur le cœur* Je vou« en r^^njure, Henry, ditef au postillon de 0e remettre en route, n
Mai» le pofttillon recommença le mAme ge«te, et montra encore cet endroit à iJouglaf , qui devint cramoisi, et qui sVu;ria en balbutiant : ^ Hmu doute, cela n'est pas... Mais non,»., c'est impossible..» Pourtant, il me semble.., Postillon, dites* moi comment s'appelle celle maison lâ-bas?
— Maison, dit le postillon, vous appelez ça une maison? Mais c^^st le cliAteau de Glenfern. 9 Lady Julia , qui n'entendait pas le dialecte éc/iS« sais du postillon , restait immobile, ne comprenant pas davantage la curiosité de son mari au sujet de cette borrible demeure .
ê Vous vous trompez , postillon , je vous dii que c'est impossible, s'écria de nouveau Douf^las , il jr avait autrefois iUm% tourelles au coin de la maison, et une magnifique futaie de l'autre cAté. — ' Ah t quant à cela, dit le p^^stillon, c'est possible. Les tourelles sont tombées et la futaie a été abattue, ainsi que les grands sapins au haut de la montagne. — (!e n'ebt pas vrai, s'écria Douglas tremblant de crainte iH de colère, \ii vous dis que vous nous avez perdus, et que vous voulez vous mo-
qpier de moi. Jamais le diilean de Gkdeni n^a ressemblé à crtte masnre.
— C'esl ee que noos aBons Toir tout à Thaire, dit le poslîllon en mettant «i sabot à Tune des roues de la Toiture pour descendre la penle rapide qai conduisait à Glenfern , c'est ce qne noos allons voir ; » et, remontant à dieval, il se mit à siffler. — Lady Jidia se retonma avec effroi vers son mari, sans oser dire on mot j mais en le questionnant du regard. 11 répondit d'une voix entrecoupée : c 11 parait, ma chère, que notre voyage tire à sa &n, car cet homme assure que c'est là Glenfern , Thabitation de mon père. Je ne puis encore le croire, ou bien T endroit est terriblement changé depuis douze ans. » Le saisissement qu'éprouva lady Julia lui ôta pour uu instant Tusage de ses sens; mais les secousses de ce chemin pierreux la ramenèrent bien vite au sentiment de la réalité, et elle se mit à pousser des cris perçants. Le postillon, qui croyait que la frayeur occasionnait tout ce bruit, fit prendre le trot h son attelage pour abréger la descente , et, dix minutes après, la voiture s'arrêtait h la porte de Glenfern. Pendant ces dix minutes, Douglas prodigua en vain à sa charmante Julia toutes les expressions de l'amour le plus passionné; ce fut en
vain qu'il lui rappela qu'elle voulait vivre pour lui seul, même dans un désert ^ qu'ils devaient se suffire Tun à l'autre^ et mille autres choses semblables auiquelles elle ne répondit qu'en le repoussant ^ en l'appelant traître et hypocrite. Tour à tour irrité de sa folie ^ et troublé par ses larmes, Douglas ne savait plus qUe faire de sa jeune femme, lorsqu'un domestique parut à la portière et essaya vainement de l'ouvrir.
Cette vue arrêta les sanglots de la noble et fière Anglaise. Elle contempla^ avec un étonnement mêlé de dégoût, ce valet de pied presque cente* naire, coiffé d'un bonnet de laine grise, tombant sur les oreilles, les yeux rouges et les mains sales, et dont le principal vêtement était une méchante veste de grosse étoffe.
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de Douglas, qui reconnut ses tantes dans deux vieilles filles au long menton et à la taille roide qui le serrèrent dans leurs maigres bras, d'où il sortit pour être embrassé par trois grosses filles au teint rouge qu'il devina être ses sœurs. II se prêta de bonne grftce à toutes les marques d'affection qu'elles lui prodiguèrent, tandis que sa femme ne semblait pas s'apercevoir de ce qui se pajssait autour d'elle , et qu'elle restait plongée silencieusement dans un des vieux fauteuils où elle paraissait comme anéantie.
Le laird arriva bientôt. C'était un vieillard de bonne mine qui avait un certain air de distinction sous un costume très-négligé. Ses manières étaient un peu brusques et son accent écossais très-prononcé. Après avoir tendrement embrassé son fils, il s'approcha de sa belle-fille, et la soulevant dans ses robustes bras , il lui donna deux gros baisers. Puis , voyant sa pftleur et les larmes qui coulaient de ses beaux yeux , il lui dit : « J'espère que vous n'avez pas peur de nos pauvres montagnes, ma chère fille. Fiez-vous à nous ; aimez-nous un peu, et vous trouverez en Ecosse des cœurs plus chauds que ceux que vous avez laissés dans votre splendide Angleterre. » Et le laird serrait dans ses rudes mains
les doigts minces et coaverts de bagaes de sa bellefille. Celle-ci alors donna un libre cours à ses sanglots , et se jetant dans un coin du fauteuil , elle s'écria en tendant les bras à son mari : « Emmenezmoi , emmenez-moi d'ici ou je vais mourir à l'instant. » Toutes les femmes jeunes et vieilles l'entourèrent en lui faisant mille questions de leur voix la plus criarde , tandis que le laird restait confondu , et que Douglas, honteux et mortifié au dernier point, excusait de son mieux la conduite de sa femme, en prétextant la fatigue du voyage, la maladie de la fatigue , et en priant ses tantes de lui indiquer leur appartement pour faire coucher lady Julia. Il l'emporta dans ses bras suivi des deux tantes, qui lui offraient une quantité de remèdes les plus variés et qu'il était impossible de comprendre. « Renvoyez -les, renvoyez-les ! » criait lady Julia en essayant de se soustraire à toutes ces mains qui voulaient la soulager malgré elle.
Après bien des paroles inutiles, les tantes consentirent enfin à laisser les époux en téte-à-tétc dans leur triste appartement. Douglas employa toute sa rhétorique pour calmer sa femme. Il lui montra la nécessité de se soumettre à une situation ennuyeuse, il est vrai, mais passagère, et
qu'iU avaient pboisie auic- mêmes 4an$ lanr imprudence, MaU ce fut en vain qu'il passa de la tendresse à U rpison et de la raison à la colère , lody Julia ne lui répondit que par des sanglots et par des prières réitérées de sortir à T instant de cet horrible séjour, où , sans aucun doute , elle périrait de misère,
« Demandoz-moi ce qui est possible, Julia, et je le ferai, dit Douglas ; car je voudrais satisfaire toutes vos fantaisies. — Eh bien, courez vite, retenez les chevaux, et partons à l'instant. — Mais où voulezvous aller? — N'importe où , pourvu que nous sortions d'ici , car nul endroit ne saurait être plus hideux.— Excepté cependant une prison, chère amie, car voilà tout ce qui nous reste d'argent. Ainsi, que le ciel nous vienne donc en aide !» et il jeta sur ja table une longue bourse médiocrement garnie. Lady Julia resta muette. Dans ce moment, pn ouvrit brusquement la porte , et la femme de chambre qu'elle avait retenue à Edimbourg se précipita dans l'appartement en s'écrjant d'une voix enrouée par la colère : a Je veux m'ep aller à l'instant ; je veux partir avec le postillon qui vous a aqenée. . . Mylady , ce sera une drôle de façon de voyager , c'est vrai , derrière un méchant postilloi) 9 sur une
mauvoisa rassa ; mais jo préfère eala à reater parmi das Hottontoto , daqs un pays de sauvages. — Que voulez-vous dire? demanda Douglas d'une voii brève, — Je veux dire que je veux m'en aUer tout de suite, monsieur. Ce n'est pas que je me dé* plaise aiiprès de mylady; bien au contraire. Mais je ne me figurais pas qu'une dame de son rang viendrait habiter un pareil endroit, et j'ai failli m'évanouir à la vue du taudis qu'on appelle ma chan)bre , et qui est nipbé tout lè-baut eomme l'ha-? bitation d'nne cbouette. Mybidy (si vous êtes en effet iipe lady, ce qui n est pas c|air), payei'^moi tout; dp suite, et faites-moi partir, n
Lady Jtilia était confondue d'étonnement. La colère de pette femme avait apaisé la sienne. Elle n'était pi|S babituée à de pareilles scènes; élevée daqs la magnificence , accoutumée à toutes les marque§ dp respect , à toutes les flatteries de ceux qui VentiQuraient naguère, elle était cboquée au dernier point par Tacceqt familier et les parples vulgaires qu'pPp entendait pour I4 première fois de sa vie. P'qn air du plus grand mépris et d'un geste de reine, elle Ojrdonpa à cette femme de sortir à l'instant, et prep^ot quelques guinées qu plie avait daqs sa poc})e| elle les lui jeta par terre ; puis extéquée par des
émotions si variées et si violentes , elle se tordit les bras 9 retomba sur son fauteuil , et eut une attaque de nerfs.
Son infortuné mari, ne sachant que faire, se jeta à ses pieds, Tembrassa, maudit son mariage et appela ses tantes, qui arrivèrent suivies de ses sœurs, Tinquiétude et la curiosité peintes sur le visage. Elles jetèrent de Teau sur la figure de Julia, lui frottèrent les mains , détachèrent son habit de voyage , et peu à peu la belle évanouie reprit Tusage de ses sens. Douglos répondit à toutes les questions de ses parentes par des mots embarrassés, attribuant Télat de lady Julia au chagrin qu'elle ressentait de la sévérité du comte de Gowland qui
avait si mal accueilli son mariage avec lui, etc
« Oh! Taimable créature! s'écria miss Jacky, qui passait poiir la femme la plus spirituelle et la plus éloquente du pays, oh! qu'elle est aimable avec cette tendresse filiale et cette sensibilité. Mais calmez-vous, ma chère nièce; rien ne vous manquera ici parmi nous. Vous y trouverez tout le confortable et toute l'aflection possibles. Ma sœur et moi, nos nièces et votre belle-sœur, qui va venir dtner avec vous , nous ferons tous nos efforts pour vous consoler. — Ne parlez donc pas tant, Jacky, dit miss
Grizzy, car vous fatiguez notre nièce. Je crois qu'il lui serait plus utile de prendre de la potion calmante de lady Mac-Farlane. — De la potion à cette heure-ci! répondit miss Jacky; une tasse du bouillon de famille conviendrait mieux. Il y en a un sur le feu dépuis ce matin ; voulez-vous que je dise à Tibby d'en monter î — Voulez-vous un peu de bouillon, ma chère ? demanda Douglas. » Lady Julia fit un geste affirmatif. Miss Jacky disparut et revint aussitôt apportant une énorme tasse de cet épais bouillon dans lequel on voyait nager une quantité de porreauxy de navets et de pommes de terre. Lady Julia essaya de le goûter; mais elle le repoussa aussitôt avec horreur. « Je crois qu'un peu de vin vaudrait mieux, » dit Douglas en essayant de tourner avec une cuiller ce potage succulent. Les tantes se regardèrent avec étonnement ; puis, après quelque hésitation, miss Jacky sortit pour aller chercher une bouteille de vin de Xérès entamée depuis longtemps. Lady Julia daigna en avaler un petit verre et manger un biscuit. « A présent , dit miss Jacky, il faut vous reposer jusqu'à l'heure du dîner. Il ne faut pas songer à faire de grande toilette , car on s'habille peu ici, surtout les jours ordinaires. Nous n'aurons à diner que votre beau-frère et sa
m ESSAI SUR LE MARIAGE.
femme. Vous ne connai§§ez pas votre belle-sœur, Henry; c'est une personne chormante, malgré ses préjugés anglais, qui s*eflaceront avec le temps, je respère.-— Qui est-elle? je Tai oublié, dit Henry. — C'est la petite-fille de sir Duncan-Malcolm ; elle est d'une ancienne famille, qui a de superbes alliances. D
Dans ce moment on entendit le bruit d'une voiture qui descendait rapidement la cÀte. Les tantes sortirent pour aller au-devant de M. et de madame Douglas , et lady Julia se précipita h la fenêtre pour voir les nouveaux arrivants.
» Ah ciel 1 quel équipage ! s'écria-t-elle en riant aux éclats, jamais je ne vis rien de semblable. Est-ce un tilbury, un gig, un phaëton? Venez donc voir , Henry ! »
L'équipage amphibie s'arrêta ; il en descendit un très-bel homme , qui aida sa compagne à descendre ensuite; mais celle-ci était enveloppée d'une mante qui la cachait entièrement, u Figurez-vous reflet que produirait ce véhicule du temps de Noé, dans Bond' street! dit lady Julia, riant toujours. Ah ! mon charmant vis-è-vis I ajouta-t-elle en changeant de ton, ah ! comme il était joli I J'y étais la première fois que je vous vis à cette grande revue.
Vous le rappelez- Yous, Henry ? — Gertainemeut, je me le rappelle : j'étais alors aide de camp de cet aflreui duc de Lowell, que tous détestiez. — Je Taimerais peut-être davantage à présent : le goût change avec le temps. — Il faudrait^ en effet, que le vôtre fût terriblement changé pour trouver quelque attrait dans cette ridicule figure de cinquante-^buit ans. -^ 11 n'était pas beau^ c'est vrai, mais il avait au moins de belles terres et de beaux châteaux. »
Douglas vit que l'orage allait recommencer à propos de châteaux. Il se tut, et prenant sa femme dans ses bras , il l'embrassa , et ensuite il lui dit du ton le plus doux : u Vous me disiez, Julia, que la solitude d'un désert vous plairait avec moi. — Hélas I je ne savais pas ce qu'était la solitude , ni surtout un désert. Je m'en faisais une bien autre idée : je me figurais un site verdoyant » plein de roses et de jasmins , avec des verres de mille couleurs pour éclairer le soir, et des cascades sortant d'énormes vases de cristal ; tout cela à portée de Londres , et non pas au bout du monde , dans un pays où l'on ne connaît pas un chat.
— £h bien ! ma chère, ayez un peu de patience j soyez douce et calme, et nous aurons peut-être un
jour un désert comme vous ie rêvez. Je dépeuds de mon père, je n'ai rien à moi, voqs le savez bien, Julia. J'ai perdu mon grade dans l'armée par mon imprudence; mais mon excellent père m*a pardonné, et il fera quelque chose pour moi, j'en suis sûr. Je comprends que vous ne puissiez vous plaire parmi les miens; moi-même je n'aimerais plus ce genre de vie monotone et inutile. Donc, résignezvous un peu, cachez votre dégoût ; faites cela pour moi, ma Julia. » Et Douglas baisa les larmes qui avaient recommencé à couler sur le beau visage de son élégante femme. Elle promit de faire ce qu'elle pourrait , et se mit à jouer avec son chien favori. « Je ne sais où est l'autre, dit-elle à son mari ; tftchez donc de me le trouver, car ce n'est pas trop de deux chiens pour me distraire un peu. — Je le chercherai, après avoir revu mon frère, chère amie. Voulez-vous venir avec moi? — Oh ! non , je veux m'babiller avant de descendre : mon costume de voyage me pèse. Mais, à propos, comment ferai-je pour mettre une robe avec des agrafes? Il m'est impossible de m'arranger moimême. Que vais-je devenir? — Voulez-vous de moi pour femme de chambre ? je suis sûr que je mettrai les agrafes de votre robe parfaitement
bien , que je placerai les nœuds dans vos nattes , et que j'arrangerai vos rubans dans le dernier goût. — Ah I quel bonheur ! s* écria lady Julia, comme je vais rire d*étre habillée par mou mari ! Gomme vous serez gauche avec vos grandes mains en me peignant. Ah I quel plaisir ! »
Henry laissa sa femme pour aller voir son frère, et lui envoya ses trois sœurs pour Taider à défaire ses paquets : car la nonchalante Julia ne savait pas s^aider elle-même, et avait besoin de tout le monde pour la moindre chose.