‹ Essais divers (volume 3)Chapitre 6 sur 25 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

• Voit bave destroyed tbe mirth of our good meeting.

Iw'intPFVfllla qui q^pqfp l9 da^ert du thé parut terriblement long h \»ûy M»> Elle »yiiit écouté

d'un Air nonphAlant le pQnveFsqtiou de «e^ parentes, qui av9it roulé nur des sujeU d'économie domestique» chose dont Julia n'avait aucune idée, et sur Téducation des enfants, dont elle avait une idée bien différente* « h suis sOre, chère lady Julia, dit miss Jacky à sa nièce, que vos enfants ressembleront à vos belles-sœurs , qui sont , vous le voyez , rimage de la santé. Seulement, il faut que les vôtres soient des garçons , car on en manque dans la famille. — Hélas! dit la bonne miss Grizzy les larmes aux yeux, hélas ! il est bien triste de voir les anciennes et illustres familles s'éteindre ainsi

r^ata d'avoir d^s garçoqs ! » L'arrivée ^n laird et de ses deqx fiU init fin k la conversation des tantes , et on servit le thé* « J@ ne prends jamais d^ iH ,

dit ladf liilia , jâ prendrai du Pefé i rppi« 3nap

(c'était le chien ftVPFi) aimera p9Ht-étr# le Ihéj » et elle lui offrit la tasse, qqe {e chien refusa. « 4b I

mon Pieu I il n'y a pas d^ pafé , dit miss Grij^^y désolée , mais voua en aurei demain 9 m4 nièce ; et h présent , il faut danser.

— Allons, ma belle dampi il ïmt Qomropncer, « dit le vieux laird en saluant sa b^ll6^fîlle et lui offrant la maiuf Tout le monde ip mit m pIhpp i ^t l'on vit entrer Coil , le jouenr de pornemniBO, dan^

la pureté de son costume montagnard. Il gonfla sps

joues, et fit retentir le salon du son terribliîdo son

instrument. A ce bruit inponnu h se§ délicates

oreilles, lady Julia jeta un cri perçant, et, qnittant

la main du laird, elle se laissa tomber, pâle dp frayeur, dans les bras dp sor^ mari* ^f On y a-t-il donc? s'écrièrent miss jfapky, mi^s Gri9zy, I^ella , Bruney et Baby en courant vers lady Julia. — Ce qu'il y a vraiment, dit Douglas furieux, il y a que votre infernale musique va faire m^u'^i^ nia pauvre femme. Voyez comme elle tremble? — Trembler pour une cornemuse, s'écria le laird indigné.

Alors il ne fallait pas venir eu Ecosse, où toutes les dames raffolent de cet instrument, an lieu d*en avoir peur. » Le pauvre Goil était confondu de Veffet inattendu qu'il venait de produire, u Tout ceci est bien fftcheux, dit miss Grizzy, mais je voudrais savoir si c'est la forme ou le son de Tinstrument qui a mis en émoi les nerfs de ma nièce. Quel malheur que lady Mac-Farlane ne soit pas ici ! — Il est incroyable qu'une cornemuse puisse faire peur à personne, dit miss Jacky d'un ton d'autorité, à moins d*étre dépourvu de bon sens. Si c'était un loup enragé, passe encore. Mais pour un instrument tellement inoffensif et au milieu do sa famille! »

Madame Douglas s'interposa pour expliquer une émotion qui avait froissé tout le monde : le laird , dans ses préjugés nationaux, les tantes comme mattresses de maison, et les jeunes miss dans leur goût pour la danse. Elle dit que la frayeur de lady Julia avait été causée par la surprise , et ce mot de ^urprise mit chacun d'accord. La surprise ne blesse personne. Au contraire, c'est un sentiment plutôt agréable à inspirer ; et miss Jacky dit d'un ton doctoral que la surprise , en effet , étonnait tout le monde, et que c'était un sentiment fort naturel ,

sartout pour UDe femme. Miss Grizzy ensuite déclara qu'elle était toujours effrayée lorsqu'elle était surprise. Mais le iaird et son 61s aîné ne dirent rien; et les trois jeunes filles avaient envie de pleurer en voyant Goil emporter son funeste instrument, et avec lui l'espérance de toute leur soirée.

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