‹ Essais dramatiquesChapitre 6 sur 74 · SUR CHARLES FOURXEL, XIII · texte numérisé non relu

SUR CHARLES FOURXEL, XIII

le meilleur des témoignages, celui du fécond littérateur qui devait réaliser cette idée et se tailler du premier coup dans la comédie politique des marionnettes nationales une spécialité aristophanesque.

Il vous souvient, mon cher maître [écrivait M. Marc- Monnier en août 1852], de ces longues soirées que nous passions ensemble, il y a six mois à peine. Suivez-moi, me disiez- vous. Les chemins sont ouverts. En travaillant pour les marionnettes, vous pouvez être sérieux et non pédant,

absurde et point frivole Cela dit, je rends à César ce

qui est à César. Cette œuvre [le Sic vos noti vobis] est à vous; recevez-la comme un témoignage d'amitié et de gratitude... Je regarde comme un devoir de vous remercier devant mes amis et de leur nommer mon maître. (Dédicace.)

Un peu plus tard (en 1854), arrive de Genève encore une autre marque publique d'estime. Fournel fut nommé membre correspondant de la Section de Littérature de l'Institut alors naissant. Cette distinction le flatta, et dès lors, à bien des reprises, il nous envoya des productions inédites qui furent lues dans les séances et insérées dans le Bulletin. Mais cette même année devait être pour lui l'année critique et décisive.

L'éducation de ses élèves princiers était terminée; il était marié depuis quelques mois; il avait 37 ans; il lui fallait songer à l'avenir. La patrie, après 17 ans d'absence, a bien des séductions secrètes

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