‹ Essais dramatiquesChapitre 117 sur 195 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

M. DE LA MORLIÈRE et le COMTE D'ERVILLE.

LE COMTE

Bonjour, mon cher beau-père; car je me plais à vous appeler ainsi ; mon cœur est déjà tout à vous , comme si le lien qui doit nous unir était formé.

M. DE LA MORLIÈRE

Que c'est aimable ce que vous me dites là 1 ces Allemands sont des années à former une liaison intime , tandis que vous je vous connais depuis quinze jours , et nous sommes déjà les meilleurs amis du monde.

LE COMTE

Oh l cela est vrai : tout ce qui vous intéresse m'est, pour ainsi dire, personnel.

M. DE LA MORLIERE.

Vous avez donc eu sûrement la bonté de recommander mon frère au ministre, pour L'emploi qu'il désirait ?

Monsieur yotre frère? Est-ce que yous ayez un frère?

Page 1