ACTE I , SCENE VI. 2O
moi chez mon oncle; il connaît mieux M. d'Erville que yous; il vous dira
M. DE LA MORLIKRE.
Ton oncle ne sait pas un mot de français; il nous fait tous passer pour Allemands ; il oublie ses ancêtres, sa patrie, enûn
SOPHIE
Mon père, maigre tout cela, vous aimez beaucoup mon oncle.
M. DE LA MORLIÈRE
C'est vrai,
SOPHIE
Eh bien î c'est devant lui que je vous conâerai Pespoir
M. DE LA MORLIÈRE
Quel espoir ?
SOPHIE
Que M, d'Erville lui-même viendra vous demander en mariage votre nièce
M. DE LA MORLIKRE.
Comment I ma nièce I je n'en ai pas ; veux- tu me faire dire un mensonge ?
SOPHIE
Non assurément ; j'aimerais mieux m'en charger moi-même.
M. DE LA MORLIÈRE
Quoi I tu te permettrais de tromper ?.,..
SOPHIE
La ruse est si innocente , que vous-même vous Tapprouyerez.
M. DE liA MORLIÈRK. .
Je voudrais savoir
SOPHIE
Vous le saurez tout à l'heure ; suivez- moi chez mon oncle. Je consens à vous obéir , si M. d'Erviile luimême ne vous dégage pas de votre promesse.
M. DE LA MORLIÈRE
Allons , je veux bien te suivre ; mais je n'augure rien de bon, de tout ceci.