‹ Essais dramatiquesChapitre 141 sur 195 · ACTE II, SCÈNE \II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE \II

à faire à la belle cousine ; mais la plus importante de toutes. Ai-je eu le bonheur de lut plaire ? mademoiselle Sophie , daignez le lui demander.

( Sophie en se retournant dérange le mannequin , qui est sur le point de tomber, )

SOPHIE

Ah ciel :

LE COMTE

Comment donc î est-ce qu'elle se trouve mal ?

FRÉDÉaic , bas à Sophie, Sophie, prenez garde. -—Oh ! non, cen*est rien...

SOPHIE

Ma cousine a voulu faire effort pour vous cacher, ou plutôt pour vous avouer ce qu'elle e'prouve ; et son agitation était telle , qu'elle a failli tomber par terre.

LE COMTE

Par terre! Ah, quelle sensibilité profonde I II faudrait avoir un cœuv de pierre pour résister à des preuves si sincères d'une affection

FRÉDÉRIC

Qui ne changera jamais ; j'ose vous en répoudre.

LE COMTE

Je vois venir monsieur votre père. Mademoiselle, me permettez vous ?....

SOPHIE

Tout ce qu'il yous plaira , monsieur.

LE COMTE

Pardon, mademoiselle ; mais la sympathie des cœurs est irrésistible, tous le savez.

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