‹ Essais dramatiquesChapitre 142 sur 195 · SCÈNE VIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL

lES paicÉDEKS ; M. DE LA MORLIÈRE.

LE COMTE

Monsieur , j'attends tout de votre bonté' ; je croyais aimer mademoiselle votre fille ; j'avais e'te' justement frappe' de ses brillans avantages; mais je sens que ce sont les rapports de l'ame qui font le bonheur. Je suis devenu plus sérieux depuis mon séjour en Allemagne , et je pense comme les philosophes de ce pays , qu'il faut se marier par inclination.

M. DE LA MORLIÈRE

A la bonne heure , monsieur le comte ; vous m'avez rendu ma parole ; je me tiens pour libre , et ma fille aussi.

LE COMTE

Sans doute ; mais ce n'est pas tout encore; il faut que vous me prêtiez votre appui pour obtenir v^trc adorable nièce.

M. DE I<A HORLIERB.

Quelle nièce?

LE COMTE

Et ne la voyez-vous pas devant vous ? Son aimable pudeur la rend immobile. Ah .' de grâce , ne prolongez pas sou embarras.

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