SEMIDA, LA SUNAMITE, LA SOEUR
SEMIDA.
Il est bon, Gueliazi ; il aime tant Elisée I
luA SUNAMITE.
Les jeunes disciples exagèrent les leçons de leur maître , et font haïr la doctrine qu'ils sont chargés de répandre.
SEMIDA.
Tu juges ainsi Guebazi , ma mère ; je te crois. Mais , livrée à moi-même, je serais tentée , tout enfant que je suis , d'être sérieuse comme Guehazi ; et sans toi je sens que j'ignorerais l'art de plaire aux étrangers.
LA SVKAMITE.
Va, mon enfant, je ne t'ai rien appris, et mon cœur s'en glorifie. Mais hâte-toi donc de te parer : jamais nous n'avons passé si tristement les heures qui précèdent une fête. ( Aux jeunes Sunamites qui ar-