‹ Essais et conférences [par] Henri d'Arles. Henri d'Arles [pseud.]Chapitre 7 sur 40 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Mesdames et Messieurs

J’ai fini mon travail. Certes, je n’ai pas tout dit. Mais comment enfermer, en une conférence de une heure, l’œuvre de tant d’années ? Et d’ailleurs, il fallait bien, n’est-ce pas, vous laisser à vous-même le plaisir de pouvoir faire des découvertes, au jour prochain où vous lirez ou relirez

ces beaux poèmes. J’ai peut-être analysé assez correctement son œuvre, et donné la substance de son inspiration, comme aussi les notes caractéristiques de son art. C’était là l’es* sentiel. A vous de compléter ma critique par des observations personnelles dont aucune, je l’espère, ne viendra sérieusement contredire les nôtres.

Si Fréchette eut travaillé davantage, s’il se fut trouvé dans un milieu plus entraînant, s’il se fut spécialisé dans la poésie, oh ! sans doute que son œuvre eût été plus nombreuse, et qu’elle eût mieux valu surtout par la qualité de son essence. Mais n’est-ce pas déjà beau qu’il ait laissé un pareil monument? Et ne faut-il pas le louer d’avoir avivé parmi nous le feu sacré de l’art, et de nous avoir légué un bel exemple de dévouement et de consécration à l’immatériel? Ses poèmes synthétisent les meilleurs élans de l’âme canadienne, ils chantent les nobles amours dont nos cœurs doivent être les foyers, amour de la religion, amour familial, amour de la patrie. D’autre part, ils sont, par leur facture, l’effort le plus considérable qui se soit encore accompli chez nous vers le grand art. Pour toutes ces raisons, je salue, avec respect et admiration, la mémoire de celui à qui la voix publique — écho de nos sentiments — a donné un jour un titre que la postérité ne pourra faire autrement que ratifier : Eouis-Honoré Fréchette, notre poète national.

La Vierge et la Perle

La Vierge et la Nuée

La Vierge et la Lumière

ECOLE NORMALE

Congrégation de Notre-Dame

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