B^d.der : Sur le carre de Pythûgore J ij()S
La chute verticale vers ce point n^est pas un mouvement simple, mais un mouvement composé, et il est permis de s’étonner qu’on ne s’en soit pas aperçu plus tôt.
La pesanteur n’èst pas proportionnelle à la masse (car cette masse, qu’est-elle, sinon une abstraction de la pesanteur spécifique que vous avez hypostasiée ?), mais, au contraire, la masse d’un corps n’est que l’expression du moment où l’opposition dont il était le siège se trouve supprimée.
d) Après tout ce que nous venons de dire, la construction de la matière peut être considérée comme achevée d’une façon générale^ mais non quant aux différences spécifiques.
Ce qui est commun à toute matière de B, C etc. par rapport à A, c’est la différence non supprimée par A, c’est la différence supprimée en partie seulement par A, dont la pesanteur est déterminée par cette différence.
Ce qui distingue donc B et C de A, c’est cette différence non supprimée par A et qui est la condition de la pesanteur pour B et C. De même, ce qui distingue C de D (lorsque C est un produit subordonné par rapport à B), c’est la différence non supprimée par B et qui est transférée en C. La pesanteur n’est donc pas la même pour les corps cosmiques d’ordre supérieur que pour ceux d’ordre secondaire, et les forces centrales de l’attraction sont aussi variées que leurs conditions.
Les produits A, B^ C, confrontés les uns avec les autres, représentent des produits absolument homogènes (leur opposition par rapport au produit total étant la même) ; or, ce qui rend possible la réapparition ou la persistance de la différence dans chaque produit, c’est probableTnent la variété des rapports entre les facteurs qui président à la suppression, le facteur positif, par exemple, dominant dans le produit X, le facteur négatif dans le produit Y (ce qui rend un corps positiveinent, un autre négativement électrique. Toute différence se réduit à une différence d’électricité)
I . Nous supposons ici que ce que nous appelons la qualité des corps et que nous sommes habitués à considérer comme quelque chose d’homogène ou comme formant la base de toute homogénéité n’est, au fond, que l’expression d’une différence supprimée.
é) La preuve que l’identité de la matière n’est pas identité absolue, mais seulement indifférence, nous est fournie par la possibilité de la disparition de l’identité et par les phénomènes qui l’accompagnent. — Qu’il nous soit permis de désigner par le terme processus dynamique cette suppression de l’identité et '^des phénomènes qui en résultent, étant bien entendu que nous ne préjugeons en rien la question de la réalité de ce processus.
Il y aura exactement autant de phases de ce processui qudl y a de degrés de passage de la différence à ^indifférence.
a) La première phase sera marquée par des objets dans lesquels la suppression et le rétablissement de l’opposition dans chaque moment sont encore eux-mêmes perceptibles.
Le produit tout entier est reproduit à chaque moment', autrement dit^ l’opposition qui y est supprimée se rétablit à chaque moment, mais ce rétablissement se perd aussitôt dans la pesânteuY générale^ chaque rétablissement ne peut donc être perçu que dans des objets particuliers qui semblent graviter les uns par rapport aux autres, de sorte que lorsqu’on présente à l’un des facteurs de l’opposition son contraire (dans un autre objet), les deux facteurs accusent une pesanteur l’un par rapport à l’autre; d’où il résulte que la pesanteur générale n’est pas abolie, mais qu’il y a une pesanteur spéciale au sein de la générale. Nous avons deux produits ayant des rapports de ce genre dans la terre et l’aiguille magnétique, dans laquelle on peut distinguer un rétablissement constant de l’indifférence gravitationnelle aux pôles > et une domination constante de l’identité gravitationnelle 4 au point d’indifférence générale. Ce n’est donc pas l’objet comme tel qui est objet, mais la reproduction même de l’objet 5.
1. Chaque corps, par conséquent aussi le produit total, doit être pensé comme reproduit à chaque moment.
2. Mais le général n’est jamais perçu, justement parce que général.
3. Cela confirme ce que nous avons dit plus haut, à savoir que la chute vers le centre est un mouvement composé.