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que la vie générale des choses est en même temps la vie de chacune en parficulier.
Ce principe, par lequel se trouve posée, avec l’infinité des choses, l’éternité du présent, est en même temps celui auquel nous devons ce qu’il y a de permanent dans le temps, celui qui forme, dans le cercle pour ainsi dire infiniment plus vaste de l’éternité, des cercles plus petits, et notamment les périodes plus ou moins brèves ou longues, celui qui orne les jours, les mois, les années. Et n’y a-t-il pas lieu de dire, avec Platon, de ce principe d’ordre et d’organisation de Beauté et de Bien, qu’il est la sagesse compréhensive et universelle, l’âme royale du Tout ^
Mais l’essence lumineuse n’est, tout comme la pesanteur, qu’une expression abstraite de l’essence totale et unique. Dans aucune des choses de la nature nous ne surprenons l’action isolée de l’un ou de l’autre de ces deux principes, mais qu’il s’agisse de l’activité créatrice ou des produits même de cette activité, on constate toujours leur action inséparable, leur identité, telle que nous l’avons déjà entrevue antérieurement.
Nous voyons ainsi la première copule entre l’Infini et l’Éternel atteindre son plein développement dans la réalité où elle se transforme, de façon à devenir la copule qui relie l’Infini, en tant qu’unité dans la totalité, et l’Infini, en tant que totalité dans l’unité.
Dans l’une et dans l’autre réside le lien éternel ; chacune est absolue en soi ; mais elles sont elles-mêmes si intimement unies par le même lien qu’elles forment, elles, et ce qui les unit, un seul et même Absolu indissoluble.
C’est une seule et même Nature qui, de la même façon, pose le particulier dans le Tout et le Tout dans le particulier, comme pesanteur, d’après l’identification de la totalité, comme essence lumineuse, d’après la totalisation de l'identité.
C’est de l’éternelle opposition et de l’éternelle union des deux principes que nait cet enfant perceptible et visible de la Nature, cette parfaite copie de l’essence totale qu’est la matière.
Non une matière abstraite, non une matière amorphe, générale et stérile, mais la matière aux formes vivantes et qui représente, à son tour, un Tout, épanoui dans trois directions, en trois branches et, cependant, d’une unité indissoluble.
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Toutes les formes compatibles avec Tessence de l’Absolu doivent également être réelles (car le lien implique nécessairement le lié) et, comme la totalité, Funité et l’identité représentent, chacune en soi, l’Absolu total, sans cependant qu^aucune d’elles puisse se passer des autres il est clair que chacun des deux principes doit contenir et exprimer le Tout, c’est-à-dire à la fois la totalité, l’unité et l’identité.
C’est ainsi, par exemple, que la pesanteur représente le Dieu total et indivisible, pour autant qu’il s’exprime comme Unité dans la multiplicité, comme l’éternel dans le temporel.
La pesanteur agit sur le germe des choses ; mais l’essence I lumineuse pousse le bourgeon à s’épanouir, afin de se contem-
j pler elle-même, car elle ne peut se reconnaître dans la totalité
! parfaite, comme le Tout dans Un, que comme identité absolue.
I La pesanteur détermine des limites dans l’espace, l’être-pourj soi, et soumet le lié à la succession ou au temps qui, associé à l’espace, forme le lien fini de la consistance ou cohésion.
Dans le royaume de la pesanteur, c’est donc le solide ou le : rigide, où l’espace est dominé par le temps, qui forme l’em-
; preinte de celle-là.
! L’essence lumineuse, au contraire, se manifeste par la présence du Tout jusque dans le particulier.
Dans le royaume de la pesanteur, c’est l’air qui est l’empreinte de l’essence lumineuse, cet autre lien. Ici en effet le Tout se trouve épanoui dans le particulier, chaque partie participant d’une façon absolue de la nature du Tout, alors que l’existence du rigide repose précisément sur le fait que les parties diffèrent relativement les unes des autres, s’opposent par leurs polarités. Si donc, dans l’ensemble du solide, c’est le temps qui constitue l’élément vivant, l’autre royaume, celui de l’air, dans sa liberté et dans son indiscernabilité de l’espace, représente l’élément de la plus pure simultanéité.
Mais la copule absolue de la pesanteur et de l’essence lumineuse constitue la nature productive et créatrice elle-même, dont l’une et l’autre ne sont que les simples, bien qu’essentiels, attributs. Elle est la source de tout ce qui, dans le lié, nous pénètre de l’idée de la réalité de l’existence.
Dans le royaume de la pesanteur, l’empreinte de ce troisième
lien, de Tidentité proprement dite, est représentée par l’eau qui représente l’image de la matière dans toute sa pureté et qui est de toutes les choses celle d’où part et vers laquelle retourne toute productivité. Elle tient de la pesanteur, principe de finitude, sa division en gouttes, et de l’essence lumineuse le fait que chacune de ses parties équivaut au Tout.
C’est à ces trois formes originelles que se ramènent toutes les créations dans le monde de la pesanteur.
Mais chaque fraction de la matière est à son tour une reproduction du Tout au triple aspect et représente dans les trois dimensions les branches divergentes de la triple copule, sans la présence de laquelle aucune réalité (actuelle ou potentielle) n’est possible.
C’est en examinant ces formes, chacune à part, que nous pouvons obtenir une représentation de la nature inorganique ou inanimée.
Cependant dans la réalité de la nature ces formes sont loin d’être isolées les unes des autres : de même que la pesanteur constitue le lien qui les unit ; en ne tenant compte que de leur côté général ; elles sont unies, dans leurs particularités, par bessence lumineuse ou le centre interne qui, étant lui-même le Tout dans rUn, rend possible le développement de toutes les différences qui les séparent en tant que membres d’une vie organique et les intègre dans l’unité et l’éternité de sa propre vision.
De même en effet que, dans la première création, l’essence infinie et indivisible de la nature, s’affirmant dans le fini, pose celui-ci comme étant de nature accidentelle et temporelle, de même l’éternelle réabsorption de la Totalité par l’Unité transfigure cette Finitude en Identité et lui confère ainsi un caractère essentiel.
Envisagées sous cet aspect, les choses particulières forment, non une série discontinue et se prolongeant à l’infini, mais une chaîne vitale continue, revenant sur elle-même, dont chaque anneau est une partie indispensable du Tout, comme il ne peut lui-même se passer du Tout, chaque modification de ses rapports avec le Tout étant nécessairement accompagnée de manifestations vitales et de la sensibilité.
Les modifications les plus imperceptibles, celles, par exemple.
l'ame du monde
des rapports spatiaux, sont accompagnées, dans ce Tout débordant de vie, de phénomènes de chaleur, de lumière et d’électricité : telle est Tintensité de vie qui règne partout, telle est l’intimité des rapports entre les parties et le Tout, entre le Tout et chacune de ses parties.
Lorsque le lien immanent au lié cherche à appréhender dans le temporel Téternel, dans la non-totalité la totalité, l’expression de cette tendance est constituée par le magnétisme.
Le lien, au contraire, à la faveur duquel le temporel est absorbé par l’éternel, la différence par l’identité, est le lien général représenté par Félectricité.
Le lien temporel (dans le magnétisme) donne de nouveau lieu à l’identité, à Fuhité dans la multiplicité ; Féternel (dans Félectricité) manifeste la totalité incluse dans la particularité ; mais lorsque les deux s’équilibrent et que les deux liens donnent naissance à un troisième, la productivité de la nature organiquement rattachée à elle-même se manifeste de nouveau, et cela dans les créations et transformations chimiques, à la faveur desquelles chaque partie de la matière, sacrifiant sa propre vie, s’intégre dans la vie du Tout et assume une existence supérieure, orgamique.
C’est ainsi que l’Essence vit enfermée en elle-même, engendrant le particulier^ toujours active, s’efforçant sans cesse de réfleter Féternel dans le temporel, alors qu’elle-même, force, contenu et organisme de toutes les formes, transforme en ellemême le temps en Féternité et est soustraite à tout changement.
C’est donc la copule entre la pesanteur et l’essence lumineuse qui est la source vitale de la nature universelle, de la grande nature ; mais cette source d’où tout découle reste cachée dans la nature universelle, n’est pas visible elle-même.
Lorsque cette copule supérieure s’affirme dans le particulier, il y a microcosme, organisme, manifestation totale de la vie générale de la substance dans une vie particulière.
C’est la même unité qui embrasse tout et prévoit tout, qui conforme les mouvements de la nature générale, aussi bien les mouvements calmes et continus que les modifications brusques et violentes, à l’idée du Tout, c’est, disons-ffious, cette même unité divine qui, cherchant à s’affirmer infiniment, prend la
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forme de l’animal et de la plante et s’attache avec une force irrésistible à transformer, lorsque le moment de sa manifestation est arrivé, la terre, l’eau et l’air en êtres vivants, images de sa vie universelle.
Et c’est cette unité supérieure qui, épanouissant également dans le lié la totalité de la pesanteur et l’identité de l’essence lumineuse, pose l’une et l’autre comme étant ses propres attributs.
L’essence lumineuse cherche dans le lié l’essentiel, à savoir le lien ; à mesure qu’elle développe et épanouit celui-ci, elle peut s’affirmer elle-même comme l’un dans le Tout et donner ainsi une représentation du monde en petit.
La vie de l’organisme dépend avant tout de cet épanouissement ; d’où l’amour infini de la plante pour la lumière, alors qu’antérieurement elle n’était éclairée que par le lien de la pesanteur.
A mesure que le lien se développe et s’épanouit, le lié commence à devenir inessentiel et sujet à des changements de plus en plus grands. Le lié, comme tel (la matière pure et simple), n’est rien par lui-même ; il n’est quelque chose que comme expression du lien ; c’est pourquoi il change souvent, alors que le lien, jaTôpüle vivanfgy, l’Idée elle-même, bénéficiant, dirait on, d’un encouragement divin, subsiste et reste toujours le même.
Mais c’est seulement à la suite du refoulement total du lié, comme tel, et du développement et de la réalisation du lien, que l’Idée naît d’une façon définitive.
A mesure que le lié disparait et que le lien, au contraire, apparaît au premier plan, ce qui, à une phase plus reculée, était encore contingent ou accidentel, devient essentiel *, seule en effet la particularité du lié existe essentiellement et éternellement dans le lien ; aussi lorsque celui-ci devient objectif, posé comme réel, le réel lui-même qui, précédemment^__parai.ssait comme inessentièlT'devient essentiel et nécessaire. C’est pourquoi j’existençe de l’organisme repose non sur la matière, 'mais sur la forme, c’est-à-dire que ce qui, ailleurs et sous d’autres rapports, parait fortuit et contingent, devient ici essentiel pour l’existence du Tout.'
De même que le lien de la pesanteur se développe dans
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l’organisme, l’essence lumineuse, en tant que le Tout dans l’Un, en tant qu’éternel repos dans l’éternel mouvement, trouve dans l’être vivant des centres plus ou moins parfaits ou imparfaits. A mesure que le développement se poursuit, le particulier, cependant au repos, devient en fait semblable au Tout, tout comme la force de chaque point de l’organe visuel embrasse toute la voûte céleste, le point devenant semblable à /'l’espace infini.
La triple copule s’hypostasie ici une fois de plus, et chacune de ses hypostases forme un monde particulier.
L’obscur lien de la pesanteur se résout dans les ramifications du règne végétal et s’ouvre à la lumière.
Le bourgeon de l’essence lumineuse s’épanouit dans le règne animal.
La copule absolue, qui forme l’unité et le centre de l’un et de l’autre, ne peut se trouver elle-même que dans l’homme, pour, à partir de ce point, par des épanouissements répétés, subir une nouvelle amplification aboutissant au monde infini. C’est en effet chez l’homme que le lien l’emporte complètement sur le lié et retourne à son éternelle liberté.
Mais si l’organisme repose, d’une façon générale, sur la réalité et l’autoaffirmation de la copule absolue, l’opposition et l’unité des deux principes doivent également être représentées dans chacune des parties de l’organisme. Or, la vraie unité des ^eux principes est celle où subsiste l’essentialité de chacun. /Si chacun d’eux était représenté seulement par une partie du / tout, et non par le tout, l’indépendance de chacun s’en trou- - verait abolie, ce qui aurait pour œnséquencè la disparition de la divine unité dont nous avons dit ailleurs qu’elle différait de ■ l’unit finie par le fait qu’en elle se trouvent unis, non des contraires ayant besoin de l’être, mais des contraires dont chacun pourrait subsister par lui-même, sans toutefois pouvoir subsister sans l’autre.
Ce rapport se trouve représenté dans l’opposition et l’union des sexes.
Le royaume de la pesanteur, qui est celui du monde végétal dans son ensemble et ses aspects particuliers, est personnifié par la féminité, l’essence lumineuse par la masculinité.
Le lien divin qui unit les deux principes et qui est celui de la création, agit dans les règnes végétal et animal, sans se connaître (car l’amour ne se reconnaît que dans l’Un), et poursuit avec une force aveugle la grande œuvre de la propagation. Le lien devient ici créateur, générateur, affirmatif de lui-même.
De même que le triple lien des choses réside dans l’éternel à Pétat d’unité et engendre par cette unité le Tout, le lien dont nous venons de parler, qui reconnaît, en passant par la nature humaine, son caractère temporaire, finit par engendrer, comme sa propre empreinte parfaite et impérissable, le cosmos et les astres divins et omni-réceptifs sur la vie et dignité desquels il y aurait plus de choses à dire que ce que nous pourrions le faire dans ce bref Essai.
Contentons-nous de dire ceci : l’espace et le temps qui, dans le cosmos, constituent la négation réciproque de leurs inessentialités et sont, de ce fait, posés essentiellement, finissent, dans le circuit, par réaliser leur équilibre.
Le but de la plus haute science ne peut être que celui-ci : rendre tangible la réalité, la réalité au sens le plus strict du mot, le présent, le vivant être-là d’un Dieu dans l’ensemble des choses et dans chaque chose en particulier. Comment a-t-on pu exiger des preuves de cet être-là ? Il est une totalité des choses, tout comme l’éternel ; mais Dieu est T Un dans cette totalité ; cet Un dans le Tout se laisse reconnaître dans chaque partie de la matière, tout vit en lui. Mais non moins directement présent et reconnaissable dans chaque partie est le Tout dans l’Un qui répand la vie partout et fait épanouir dans le passé même la fleur de l’éternité. Le lien sacré qui fond les deux premiers principes, pour n’en faire qu’un, nous l’éprouvons dans notre propre vie, dans l’alternance du sommeif et de la veille, par exemple, grâce à laquelle nous tombons sous l’empire de la pesanteur, pour ensuite nous redresser et . renaître à l’essence lumineuse. La copule universelle existe en nousmêmes en tant que raison et témoigne en faveur de notre esprit. Il ne s’agit plus ici d’une chose extra- ou supra- naturilTé, mais de ce qui nous touche directement, qui est tout près de nous, du seul réel dont nous faisons partie nous-mêmes et dans lequel nous vivons(^ Ici il n’y a pas de barrière à sauter.
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de limite à franchir, car il n’y a, en fait^ ni barrière ni limite. Tout ce qu’on a pu opposer à une philosophie qui traite du divin ou à des tentatives, mal comprises aussi bien par les autres que par leurs auteurs eux-mêmes, faites par cette philosophie, ne nous touche en rien ; et quand finira-t-on par se rendre compte que les termes transcendance et immanence dont on se sert pour désigner la science que nous enseignons sont des mots vides de sens, justement parce que cette science supprime l’opposition entre l’une et l’autre et que tout s’y fond dans un seul et unique monde saturé de Dieu ?
Une longue expérience m’a appris que le principal obstacle qui s’oppose à la compréhension vivante de la philosophie est formé par l’opinion profondément enracinée chez la plupart des gens et d’après laquelle l’objet de la philosophie doit être cherché dans un lointain infini ; il en résulte qu’alors qu’ils devraient contempler le présent, ils ont besoin de tous les efforts de l’esprit pour se créer un objet dont il n’est nullement question dans toutes les considérations qui précèdent.
Autant il est impossible, à ceux qui sont encore obsédés par cette fausse idée, de voir la vérité de la chose, autant, au contraire, elle paraît simple et claire à ceux qui n’ont jamais connu cette idée et qui, l’ayant connue, ont réussi, grâce à une heureuse disposition de leur nature ou pour une autre raison, à s’en débarrasser. Cette philosophie n’implique aucune de ces abstractions que peut y introduire une mentalité faussée. De tout ce en quoi la raison reconnaît une éternelle émanation de l’essence de Dieu, on trouve dan^ la nature non seulement l’empreinte, mais l’histoire réelle. La nature n’est pas seulement le produit d’une création incornpîeÏÏëfrsîbte : elle est la création même ; elle n’est pas seulement la manifestation ou la révélation de l’éternel : elle est l’éternel même.
Plus nous connaissons les choses particulières, a dit Spinoza, et plus nous connaissons Dieu, et c’est avec une conviction accrue que nous devons encore aujourd’hui nous adresser à ceux qui cherchent la science de l’éternel, pour leur dire : venez à la physique, et vous reconnaîtrez l’éternel !
Celui qui ne regarde pas la nature avec un sentiment et une imagination joyeux ne saurait comprendre son organisation et
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son enchaînement ; pour peu qu’il fût capable d’exprimer loyalement l’essence de ce monde, il ne trouverait pas, en tant que simple et naïf spectateur, d’autre expression que celle que nous avons trouvée nous-mêmes. Il est vrai que les formations de la nature dite inanimée, étant donné la trop grande distance à laquelle elles se trouvent pour nous révéler leur substance, nous permettent seulement de deviner la force qui les anime comme une flamme profondément cachée ; mais même ici, dans les métaux, les minéraux, etc., il est impossible de ne pas reconnaître, dans la puissance échappant à toute mesure dont chaque existence est une expression, l’impulsion irrésistible à l’individualisation, à l’existence à l’état défini et déterminé./' La substance apparaît déjà comme émergeant d’une profondeur insondable dans les plantes (dans chaque fleur qui étale ses pétales, on croit appréhender le principe non d’une seule chose, mais d’une multitude de choses), jusqu'à ce qu’hypostasiée dans l’organisme anirnal l’essence, qui était d’abord si profonde et si lointaine, finisse par se rapprocher et ouvrir pour ainsi dire devant le spectateur ses yeux pleins de signification. Elle semble toujours réserver un mystère et ne révéler que certains de ses aspects. Devant cette divine confession et cette multiplicité indénombrable des formations, le spectateur de ces oeuvres finira par renoncer à tout espoir de les appréhender avec son entendement et se trouvera introduit dans le Sabbat sacré de la Nature, dans la Raison, où, se reposant de ses couvres périssables, elle sê reconnaît et s’interprète elle-même. Car la Nature ne nous parle que pour autant que nous restons nous-mêmes muets.
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