CHAPITRE VII
Il est rare que les révolutions sociales aient manqué d'annales; mais l'uniformité du bonheur domestique d'un peuple peut bien échapper à l'histoire, parce qu'elle s'attache surtout au choc violent des passions humaines; elle en dévoile les causes , en décrit les effets : aussi doit-on moins déplorer qu'une nation passe inaperçue dans le torrent des siècles, parce que son bonheur se présume de ce silence. Plusieurs siècles s'écoulent sans que le plus léger indice vienne nous éclairer sur l'économie politique de Valence, sur sa félicité intérieure ; rien ne nous révèle son existence commerciale. Il est probable que son
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commerce ne prit l'essor que lorsqu'elle devint colonie romaine , parce qu'il dut alors participer à l'activité industrielle de la province; mais il dut aussi souffrir beaucoup des incursions dévastatrices des Barbares. Sous l'empereur Honorius, il florissait par les soins de Stilicon. Les Romains ayant été refoulés au delà des Alpes par les Francs, Valence fut pillée par ces farouches conquérans. Ils ne s'établirent pas , il est yrai , d'une manière permanente dans son territoire , puisque les limites de leur sol ne s'étendaient pas au delà de la Loire ; mais ils y firent à diverses époques de nombreuses incursions, dans lesquelles ils détruisaient impitoyablement tout ce qui pouvait favoriser l'industrie. La terreur de leurs armes subjugua les peuples du midi, et presque toutes les villes de la province se reconnurent leurs tributaires. Exposée aux ravages de ces barbares, Valence vit décheoir le commerce qu'avait fait fleurir dans son sein la sage administration des Romains.
Victime des invasions successives des Normands et des Sarrasins , privée d'une partie de ses habitans , livrée à de fréquens incendies , Valence avait été réduite à la condition la plus triste. L'industrie n'avait pu survivre à de si fâcheuses vicissitudes , et le défaut de consommateurs ,
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qui constituent la force motrice du commerce, avait occasionné sa ruine presque totale. Lorsque la face des choses eut pris une attitude plus tranquille , quelques manufactures s'élevèrent dans ses murs ; mais les artisans craintifs , dont Tessor était contenu par Tappréhensioa d*ètre dépouillés par les nobles , n'osaient se livrer à leur profession qu'en secret , et ne s'adonnaient qu'aux arts les plus grossiers. L'administration épiscopale paralysait aussi toute industrie (i).
Ce ne fut que dans le courant du douzième siècle que le commerce put être mis en vigueur, à l'abri des libertés protectrices de la commune, et malgré cette sauvegarde, à combien de criantes avanies n'étaient pas exposés les plébéiens qui s'y consacraient. La noblesse dédaigneuse, qui aurait dérogé en se livrant aux arts industriels , les avait abandonnés au tiers-état. Les bourgeois, privés de privilèges, y puisèrent à leur tour des richesses que convoitaient ardemment leurs maîtres.
Une vieille chronique nous apprend que sous Dagobert P' Valence avait des octrois établis sur les marchandises transportées du midi dans le nord (a).
(i) La Foarbonnais, Rapport sur tes douat\es de Valence, (a) Le Moine de Saint-Denis, Vie de Dagobert /•'. — Guizot, Mémoirei retatifi à l'histoire de France, tome II , page aS5.
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Lorsque cette ville fut annexée à l'empire , son ëvêque , qui ne se montrait pas , à l'exemple des prélats francs , ennemi déclaré des gens des communes , lui octroya divers privilèges et concessions favorables à l'industrie.
Parmi les droits fiscaux , le plus onéreux , sans doute , était la gabelle du sel ; il s'exerçait par des moyens qui entravaient le développement du commerce. Le transport du sel se faisait par eau , et tous les bâtîmens chargés de cette denrée
s'arrêtaient à Valence , où était un entrepôt général. Là on prélevait sur cinquante sommées un sétier de sel , ce qui s'appelait le droit de sesterage ( i ) . Ces bateaux étaient ensuite dirigés sur Confolent , d'où le transport du sel s'opérait dans tout le Dauphiné. Une pièce tirée des archives de la cour des compte^ de Grenoble , et citée par Valbonnais , relate l'exercice du droit de sesterage, et son origine. « Maître Pierre Blain, » bachelier es lois, citoyen de Valence, aâgé » de septante ans , dit et sçavoir et estre vray » qu'il a veu et sceu , du temps de sa mémoire 9 qui est de soixante ans passés ou environ , que » tout le sel que l'on amenait sur la rivière de » Rôsne du pays bas, estait déchargié en la dite
(i) Voyez les JSotcs et pièces Justificatives , n,° ao.
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citée de Valence , c'est à sçavoir sur le Rôsne , et le portait Ton es boutiques et greniers de ceste citée : et aulcunes foys quand aulcuns voulaient mener le dit sel plus haud sur la dite rivière , il a aussy tcu et sçeu que le dit sel estait déchargié des nefs et fustes es q[uelles il avait esté amené , et mené par terre » tant sur bestes à bast , que avec chevauls menants le dit sel sur char et charettes, jusques au port de Gonfolans, et les nefs et fustes sur les quelles Ton voulait mener le dit sel , Ton les menait vuides sur la dite rivière de Rôsne, jusques au port de Gonfolans, qui est sur la rivière d'Isère entrant au Rôsne , et illec l'en chargeait d'icellui sel qu'on avait amené par terre, les dites nefs et batteaux, et puis l'on les menait , le dît sel montant sur icelle rivière de Rôsne jusques à Vienne , où Ton déchargeait le dit sel , comme il a ouy dire , et jusques à ce qu'il advint une fois que aulcuns marchands qui menaient le dit sel sur icelle rivière , le montèrent sus , sans le vouloir déchargier au dit Valence , comme l'on faisait le temps jadiz, la quelle chose voyant aulcuns dudit Valence, considérans que ce estait en leur préjudice, et des manans et habitans au dit » Valence, alèrent prendre les dites fustes et ne&,
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» en les quelles estait le dit sel, et les firent » retourner et rebrussîer , affin qu'ils déchar- 9 geassent ; s'ils furent déchargiés , on non y ne » lui recorde ; pour la quelle chose les dits de » Valence furent mis en procès par les officiers 9 du roy , qui leur prohibèrent et firent deffenses 9 de par le roy, que dès lors en ayant ils ne 9 donnassent turbation ne empeschement à 9 aulcuns qui mèneraient sel et le voudraient 9 monter par la dite rivière en sus la dite citée 9 de Valence , sans les faire déchargier comme 9 il soûlait par avant , et depuis il a veu aulcunes 9 foys faire mener le dit sel sur icelle rivière 9 montant au dessus de Valence, sans iceluy 9 sel faire déchargier , comme ils faisaient aupa- 9 ravant » (i). On conçoit quels retards devait éprouver le transport du sel, lorsqu'on était obligé à Valence de le vider hors des bateaux qui le contenaient , de le transporter par terre à Confolans , où de nouveau on l'embarquait sur le Rhône et sur l'Isère. Si l'abolition de ce droit onéreux fut favorable au commerce général duDauphiné, il. est vrai de dire qu'elle nuisit beaucoup à celui de Valence , dont les entrepôts furent ruinés. Il existait encore un autre impôt
(i) Valbonnaify Bistoire du Dauphiné, tome I, page 90.
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sur les barques qui abordaient au port de Valence ; elles étaient obligées, ainsi que leurs conducteurs, d'y séjourner pendant trois jours; formalité qui , dans les termes du moyen-âge , s'appelait le droit d'arrest de trois jours (i).
Les nombreux péages répartis sur les rives des fleuves et sur les voies publiques inquiétaient singulièrement la célérité des transports. Les comtes de Vakntinois et les évéques de Valence en avaient établi de village à village, et, par ces divers moyens d'extorsion , percevaient des sommes énormes. Le plus considérable était celui qui embrassait le trajet de Montélimart à Valence : il taxait les chevaux et les mulets à douze deniers et les ânes à six. Il fut souvent le motif des querelles des dauphins et des 1178 comtes de Poitiers. En 1178, Taillefer, comte d'Albon , contestait à Guilhaume de Poitiers la possession de ce péage : l'empereur Frédéric, devant qui fut portée la litige , adjugea le péage au comte de Valentinois , en l'obligeant à le tenir en fief de Taillefer (2).
Les Lombards , ou argentiers , qui commer-
(1) Voyez les Noies et pièces justificatives, n," ai. (a) Ghorier» Histoire du Dauphiné, tome II, page 71.
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ç aient sur Targent , acquéraient de grandes richesses , très-précaires à la vérité , parce qulls étaient astreints à payer d'énormes impôts à révêque. Le prélat , comme seigneur , avait réparti sur tous les fabrîquans de sa ville des taxes arbitraires qui constituaient une partie considérable de son revenu ; il leur vendait aussi des privilèges qui les exonéraient de la perception quotidienne de ces mêmes taxes : par exemple , Jean de Genève permît à Jacques et Gérard Balbis d'élever un marché franc d'impôts (i), et ces exemptions étaient rares. Tous les ouvriers, artisans et marchands étaient soumis à des tailles annuelles , dont la quotité excitait les réclamations des gens de la commune et souvent leurs révoltes. Un acte du quatorzième siècle, émané d'Henri de Villard, évêque de Valence, renferme 64 l'assiette de la taille : « Quiconque mettra ou » fera mettre hors de la ville du froment , du » seigle, des pois blancs, des fèves, de l'avoine, » du millet , des châtaignes et autres légumes , » payera douze deniers pour chaque sextier.
» Quiconque déchargera dans la ville du sel » transporté par terre ou par eau , payera douze » deniers par sommée, Il sera payé un denier
(i) Columbi, De r€bu9 gettU Bpifcop, FaimUy pag. 010.
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par bête de somme chargée de fer, de chanTre, de brucin (i) , en tant que ces marchandises ne séjournent pas dans la ville. Il sera payé deux deniers par bête de somme chargée en charroi de pannes (2) , de traits , d'un avoir quelconque (3) , traversant le mandement Les marchands drapiers , merciers y apothicaires, chauderonniers , cuireurs, cordouan- » niers , toiliers , ferratiers , payeront six deniers » par semaine et deux deniers par livre.
» Payeront la même taxe les boucher, save- » tier, tailleur, aubergiste, notaire, meunier, » tavernier , pellicier , pelletier , charpentier , » tailleur de pierres, maréchal, serrurier, seiller, » tourneur, métayer, gantier, parchemînier , 9 barbier, joailler, potier, bouteiller, tisserand, » ravodeur et autres marchands » (4)- H existe aussi dans les archives de la mairie une taille écrite en langue vulgaire , qui énumère tous les
(1) Brucin, bois propre à fiiire des manches de coateaui. Dacange, Gtois» suppiem,, verbo brucinus.
(a) Panne, bois de charpente. Dacange, Ciots., rerho panna, — Talbonnais, Histoirs du Dauphiné, tome I, page 98, Charta sub anno i3o9 : item futium quod vocalur panna.
(3) Avère, avoir, marchandise. Ducange, verbo avère,
(4) Voyez les Notes et pUcet jutiificaiivet , n.« aa.
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divers péages dont étaient grevées les marchandises 9 soit à leur entrée , soit à leur sortie de la ville (i).
Les Juifs payaient encore à Tévêque un tribut ou capitation , qui leur conférait le droit d'ouvrir leurs comptoirs. Un acte de i323 nous apprend que Guilhaume de Roussillon accorde sa protection à cinq Juifs , et leur permet de vendre dans toute l'étendue de son diocèse, sous la redevance d'un florin d'or et de quelques livres de bougie (2). Plus d'un siècle après , en i44i 9 Jean de Poitiers ût paraître une ordonnance sur les Juifs , où il régla leur état politique (3).
Le système d'octrois en vigueur à Valence, par son excessive fiscalité , neutralisait la marche de l'industrie. Ces octrois appartenaient en propre à la ville, qui n'en avait jamais partagé le revenu , ni avec les comtes de Valentinois , ni avec les évêques. Lorsqu'elle échut en partage aux dauphins , fils de France , Louis XI les lui conserva dans leur intégrité^ en considération
(1) Archives delà mairie de Valence » pancarte cotée d'armoire a*, D,« a, lettre FF. — Voyez les Notes et pièces Justificatives, n.*» a3.
(3) Valbonnais, Histoire du Dauphiné, tome I » page a65.
(3) Archives d€ la mairie de Valence , charte cotée d'armoire Z^ , D.<* 1 ) lettre GGG. — Voyez lea Notes et pièces justificativps, n,* a4.
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de la souveraineté gratuite qull venait d'acquérir sur elle. Ses chartes renferment une confinnatloD qu'il fit à la communauté du droit de percevoir un impôt sur toutes les marchandises sortant de la ville et achetées par des négocians étrangers. Cet impôt s'appelait le droit de sortie. Il l'autorisa aussi à ouvrir dans le cours de l'année deux foires libres et franches de tout impôt, l'une le i" juillet, l'autre le lendemain de la Purification, avec la réserve qu'à chaque foire il lui serait payé une obole d'or, symbole de vasselage envers le seigneur suzerain (i). Ces concessions, qui nous paraissent aujourd'hui d'assez frivoles témoignages de la munificence royale , étaient vivement appréciées par la cominune , parce qu'elles étaient autant d'atteintes portées au pouvoir de l'évêque , qui rompaient l'action immédiate de sa puissance. Presque toujours Louis XI se montra accessible aux demandes des Valentinoîs, soit qu'il n'eût pas oubUé l'hospitalité qu'il avait reçue dans leurs murs , soit qu'il voulût , comme il le disait , favoriser les petites gens au détriment de leurs
(i) Archives de la mairie de Valence, charte coté d'armoire i", n.» aa, lettre E; charte d'armoire i", n.» 7, lettre J; charte d'armoire l'S D.« i3, lettre U.
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seigneurs : il savait que les grands sont plus 75 redoutables que le peuple. En i^'jS , le chanoine André Modon lui exposa que le Rhône ayant envahi la partie basse de la ville, beaucoup d'habitans étaient contraints d'abandonner leurs demeures submergées, et de chercher un asile en des contrées lointaines.; qu'à ce fléau se joignaient des maladies pestilentielles qui avaient amené les pauvres gens en une très-piteuse misère. En conséquence , il priait le roi d'alléger leurs charges et de favoriser leurs intérêts industriels. Louis XI permit auxYalentînois d'établir un mar« ché le samedi de chaque semaine, t Et voulons , disait-il dans ses lettres , leur subvenir , af&n qu'ils soient plus encleints à rédif&er et bastir les dites maisons et édifices ainsy démoliz : donnons congié et licence de tenir au jour de samedy un marché publicque, voulant que toua marchands et autres qui y viendront vendre , revendre et achepter ou autrement pour fait de marchandises qu'ils amèneront , quictes et exempts de tous peaiges, redevances, laydes, » entrées et yssues, sans ce que pour occasion » de ce ils soient prins et arrêtez et empêchez en » leurs personnes, biens et marchandises » (i)*
(1) Fastoret, Ordonnances des Bois dcFrmeet tome XVIII, p. iS(>.
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Fordonnance de 1 687 , et le poids de marc substitué à Tancien , en vertu de lettres patentes du 11 octobre 1724 (i)* La douane de Valence était un des trois droits prélevés en Dauphiné. Dans Torigine , elle n'était qu'un péage établi i Vienne , et dont le tarif avait été réglé en 1 SgS par le connétable de Montmorency. Plus tard, le connétable de Lesdiguières , ayant voulu fayo' riser Valence , y transféra l'exaction de cette douane qui, depuis cette époque, porta le nom de la ville où elle était transférée. Elle pesait sur toutes les marchandises qui passaient dans les villes situées sûr le littoral du Rhône (s). Cependant cette amélioration ne fit pas cesser l'élévation des droits de douane, qui étaient si onéreux , qu'ils avaient jusqu'alors apporté une barrière insurmontable à l'extension du commerce^ Cet état de choses était si excessif, que* ceux mêmes qui s'étaient appliqués à le déguiser le proclamèrent hautement aux états généraux de Dauphiné en 1 788. « Le Dauphiné, » disait l'intendant de lia province , étant situé » à une des extrémités du royaume , séparé de
(1) ÉdUs du parUment de Grenoble, tome XVI, n.« 3S.
(a) Mémoire m.sB, sur le Dauphiné , bibliothèque de la cour de cassation, M.ss. coté n.* i5, page ay.
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» ritalie par des montagaes inaccessibles, sou*-
» mis à des droits de douane de Valence, de
» Lyon , de traites foraines ou domaniales ,
» et à des péages exorbitans, les spéculations
» trouvent difficilement à s'y étendre, et Tin-
» dustrie est sans cesse arrêtée par ces entraves
» multipliées » (i).
Il n'y a point à Valence de grandes branches de commerce, quoique sa position la rende merveilleusement propice à toute espèce d'industrie» On s'y livre exclusivement à la petite mercerie. On trafique sur les grains , vins , eaux de vie , liqueurs , épicerie , coutellerie , chapellerie ; il y a des fabriques d'ouvraison de la soie et de ganterie , et des filatures de coton » des scieries de marbre, des fours à chaux, à tuiles et à briques. On y fabriquait en 1660 des chapeaux qui jouissaient en France d'une grande réputation (2). Les laines et l'habillage des peaux y étaient travaillés avec soin (3). La grande route de Marseille à Lyon traverse Va-
(1) Procès-verbal des Étais généraux de Dauphiné, 1788, page ai.
(2) Ghorier, Histoire du Dauphiné, tome I, page 66.
(5) Mémoires sur le Dauphiné » par l'intendant Bouchu , M. as. de la bibliothèque de Grenoble , coté n.» 4^4 > page 34.
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lence, celle de Grenoble y prend naissance, le Rhône baigne ses rives : cet admirable concours de circonstances devrait faire fleurir l'industrie dans son sein , mais elle y est encore enveloppée de langes.
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