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était, en 819, comte de Carcassonne et de Razez

954. En 934 , Alfred , comte de Carcassonne et de Razez mourut , ne laissant qu’une fille unique nommée Arsinde, qui, par son mariage avec Arnaud, fils d*Asnarius, comte de Comminge et de Couserans, porta dans cette famille les comtés de Carcassonne et de Razez.

Scs trois enfans furent , L’un comte de Carcassonne, le deuxième comte de Razez, et le troisième comte de Commmgev

Roger i eut trois enfans , dont le second nommé Bernard , eut en partage le comté de Couserans et le pays de Foix. Ce pays avait pour bornes, aü levant et an septentrion, le Languedoc; au midi, le Roussillon et les Pyrénées; au couchant, lè pays de Comminge. Il est divisé en haut et bas Foix , et séparé par ce qu’on appelle le Pas de la Barre. Le château de Foix , qui a donné son nom . à ce petit pays , n’était point connu avant le onzième siècle. Il en est fait mention pour la première fois dans le testament de Roger î", comte de Carcassonne, qui est de l’an 1002. Dans cet acte, le territoire de ce château, voisin de l’abbaye de Saint- Volusien, n’est simplement nommé que la terre de Foix. Il n’acquit le titre de comté que sous Roger r", fils de Bernard et petit-fils de Roger 1“, comte de Carcassonne. Roger fit sa demeure au château de Foix. Il se forma une ville dont la seigneurie appartenait à l’abbaye de Saint- Volusien. La terre de Foix s’agrandit, Roger mourut en 1064 sans laisser d’enfans.

Pierre, son frère, lui succéda dans le comté de Foix, et fut à son tour remplacé, en 1070, par son fils Roger 11. Il fonda la ville de Pamier, sur le territoire de l’abbaye de Saint- Antonin de Frédelas.

Il eut pour successeur, en 1 ia5, Roger 111, son

mS.

a >49* iijs, qui laissa le comté» en u49> à Roger Bernard i*, son fils. Il rpçut, en 1149. l’hommage des seigneurs de Mirepoix, dont il était souverain. Il re- 1 , 5 1. connut de son côté, en 1 i5i , pour son seigneur, le comte de Barcelonne , quoique ses états fussent originairement dans la mouvance des comtes de »i68. Toulouse. Ce fut en 1168 que Roger Bernard fut appelé en partage pour le haut domaine de la ville deFpix, par l’abbé de Saint-Volusien. Alphonse h, n 85. roi d’Arragon, lui donna, en 1 1 85, le gouvernement du marquisat de Provence. Il alla résider en 1188. ce pays, et mourut au mois de novembre 1188, .comme il retournait dan^ ses états.

Raymond Roger succéda à son père dans le îig0. comté de Foix, Il accompagna , en 1 190 , Philippe- Auguste à la terre sainte, où il fit ses premières ,,97. armes. Il eut guerre, en 1 197, avec les comtes de Comminge et d’Urgel. D’abord il eut quelque avanuo4. tage mais il perdit, le aG février 1204, une bataille , où il fut fait prisonnier avec le vicomte dç Castelbon , son beau-frère. Il recouvra sa liberté eq uo8. *208 , par un traité de paix , dont le roi d’Arragon fut le médiateur. Mais bientôt, sur les accusations d’hérésie, formées contre lui par l’abbé de Saint- Antonin, Simon de Monlfort, général des croisés , entra daps le pays de Foix, s’empara de plusieurs jplaces, et obligea le comte à donner son fils en otage jusqu a ce qu’il se fût purgé des accusations intentées contre lui.

Raymond Roger, fatigue des mauvais procédés de Munlfort , se jeta , en 1211, dans le parti du comte de Toulouse , et. après avoir obtenu des avantages assez marqués, il fut complètement défait à la bataille de Castelnaudari. Raymond Roger fit plusieurs démarches auprès du légat pour obtenir la paix. Il se rendit lui-même au concile de Latran , qui lui accorda des commissaires. Mais Mo nlfort traversa leurs opérations et recommença la guerre. Le comte de Foix fit lever le siège de Toulouse , et battit les croisés après la mort de Simon de Montfort. 11 mourut au siège de Mirepoix, en 1220, laissant la réputation d’un des plus grands capitaines de sqp siècle. Son nom se rencontre aussi parmi ceux des poètes provençaux dont; il fut le Mécène et l’émule.

Roger Bernard 11, en succédant, en 122 3, à Raymond Roger, son père, joignit le comté de Foix à la vicomté de Castelbon , qu’il possédait depuis 1202, par son mariage avec Emersainde, fille unique d’Arnaud , vicomte de Castelbon. Il avait déjà fait preuve de valeur dans plusieurs expéditions où il avait suivi son père, et lui-même, après avoir fait d’inutiles soumissions au roi Louis viii , renouvela la ligue formée avefc le? comte de Toulouse et le vicomte Francavel. Tous trois furent excommuniés l’année suivante dans le concile de Narbonne. Le comte de Toulouse, s’étant réconcilié avec l’église, le roi saint Louis

crut devoir déclarer la guerre au comte de Fois. Roger Bernard prit alors le parti de la soumis-»’ ijî9. sion, il souscrivit, le 16 juin 1229, entre les mains du vice-légat , un traité d’obéissance envers le roi et le prélat.

u3-. Cependant, en 1237, il fut excommunié de nouveau pour n’avoir pas voulu répondre aux inquisiteurs qui l’avaient cité à leur tribunal. Il s’y présenta enfin, le 12 mars 1240, et obtint son absolution. Il mourut l’année suivante , vers le mois de mai, dans l’abbaye de Bolbonne, après y avoir pris l’habit monastique et reçu les derniers sacremens.

La postérité l’a toujours distingué par le surnom de Grand , qu’il avait si bien mérité par ses vertus civiles et militaires , et qui lui conservèrent ses états au milieu des ruines de ceux de ses voisins.

Roger iv, ayant succédé à son père, ne fut point heureux dans le cours de son règne. Il fit d’abord la guerre au roi de France, et ensuite au comte ia5». de Toulouse. Il soutint, en i25i , une guerre contre le roi d’Arragon, à l’occasion des domaines qu’il possédait dans la mouvance de ce prince. Cetîe guerre lui réussit mal. Celle qu’il eut, en nô6. 1256, contre Rodrigue , comte d’Urgel, sonbeau- 1265. frère, fut plus heureuse. Il mourut, en 1265, laissant un fils, Roger Bernard, et quatre filles qui furent : Sybille , femme d’Aiméric vi, vicomte

de Narbonne; Agnès, mariée, les octobre ia5 6. à Esquivât, comte de Bigorre; Philippe, femme d’Arnaud de Commingc, vicomte de Couserans; et Esclarmonde, qui épousa, le 12 octobre 1275, Jacques, infant d’Arragon*.

Roger Bernard ni avait vingt -deux ans lorsqu’il succéda, dans le comté de Foix, à Roger iv,

Son père; il eut pour tuteur Amanius d’Armagnac, archevêque d’Auch , jusqu’à ce qu’il eut atteint l’âge de 25 ans, fixé pour la majorité dans cette province. Dès la première année, il rendît aux chanoines de Saint-Antonin , le château de 1*7** Pamier. Il marcha, en 1272 , au secours du comte d’ Armagnac', son beau-frère, contre Geraud de Casaubon , pour venger la mort d’Arnaud Bernard , frère du premier, que l’autre avait tué dans un combat. Les deux comtes assiégèrent , dans son château de Sompuy, près d’Eause , leur en-' nemi, malgré la sauve-garde qu’il avait obtenue du roi Philippe-le-Hardi, et sans respect pour les pennonceaux royaux que le sénéchal de Toulouse avait fait apposer à la place ; s’en étant rendus maîtres , ils la pillèrent après en avoir massacré les habitans.

Alors le roi les fit citer â sa cour pour rendre raison de leur conduite. Le comte d’Armagnac obéit ; mais celui de Foix refusa de comparaître.

11 fit plus; pour achever d’irriter le monarqueQ il assaillit inopinément le sénéchal de Toulouse,

comme il traversait le pays de Fois sans projet hostile, Ht prisonniers plusieurs de ses gens et lui enleva ses bagages; Le sénéchal ne tarda point à se venger, et ayant rassemblé promptement les troupes de son ressort, il envahit le comté de Foix jusqu’au Pas-de-la-Barre. Le roi,. .de son côté, se mit en marche à la tète d’une puissant? armée pour achever de réduire le comte rebcjlé. Arrivé à Toulouse, le a5 mai , il en part huit jours après, et dirige sa route vers Pamier : le roi d’Arragon et le vicomte de Béarn , beau-père de,Rpger Bernard, viennent à sa rencontre. On entre en conférence, et on convient que le, comte de Fois viendra se remettre à la discrétion du monarque., I#75- Il est arrêté dès qu’il paraît, conduit à la tour de Carcassonne , pieds et poings liés, en son comté d’Ursain ; mais , en iay3, après avoir fait satisfaction, il recouvre la liberté, ses états et les benues grâces du prince , qui le crée chevalier et le renn8o. voie comblé d’honneurs. En 1280, s’étant lié avec plusieurs seigneurs catalans, contre Pierre,, roi d’Arragon , il fut fait prisonnier par ce prince et envoyé dans le château de Siruana. On ignore la date de sa délivrance; mais il était dans l'annce n85. du roi de France, en 1 ü8d , lorsque ce monarque porta la guerre en Çatalogne. , . . ,

. Telle était la maisQn de Foix, et tel était, en particulier Roger Bernard ni , lorsqu’il devint souverain de Béarn. ; ■ ;

Roger Rernard avait déjà reçu lé serment des BRof:^ états de Béarn* pendant la vie de Gaston ; il lui succéda tranquillement, et son administration intérieure fut paisible; dlle n’a laissé aucune trace dans notre histoire. 11 parait seulement qu’il eut des discussions avec l’évêque de Lescar, dont il avait envahi quelques domaines. L archevêque d’Auch, Amanius d’ Armagnac , son tuteur, assembla , le 29 août 1290, à Nogaro, un concile, où Roger ia9o. Bernard fut frappé d’excommunication, s’il ne restituait les terres qu’il avait usurpées. Les évêques de Tarbes et d’Oloron furent chargés de lui signifier ce jugement: Il est très- vraisemblable néanmoins qu’un accommodement termina cette querelle et l’on n’en trouve aucun vestige dans notre histoire.

Mais le -testament de Gaston devint le sujet d’une longue querelle entre le comte de Foix et le comte d’Armagnac. Mathe, comtesse d’Armagnac , refusa d’accepter le testament de son père.

Elle réclama le Marsan , que Constance devait posséder, et ce petit pays devint le théâtre, de la guerre. Le roi de France, Philippe-le-Bel , interposa son autorité, et les deiix comtes furent appelés devant le parlement de Paris.

. Le comte d’Arinàgnac accusa le comte de Foix d’avoir falsifié le testament de Gaston i une accusation aussi grave exigeait un combat; il fut orr donné r le lieu de la scène fût fixé à Visort, et les

gages de part et d’autre furent jetés et relevés en présence du roi. Déjà même les comtes étaient entrés dans le champ clos , lorsque le roi leur ordonna de se séparer et de suspendre leur querelle. Il publia, l’année suivante, une déclaration qui contient l’exposé de ces faits , et qui réservait à chacun des comtes leurs droits respectifs , en leur ordonnant de surseoir à leur guerre privée, jusqu’à ce que la guerre entreprise contre les Anglais fût entièrement terminée.

Le comte de Foix se distingua dans cette guerre sous les ordres de Robert , comte d’Artois. Presque toutes les possessions que les Anglais avaient en Gascogne leur furent enlevées , et 'Roger Bernard fut nommé gouverneur des places reconquises.

Le Béarn ne prit aucune part à ces guerres étrangères, et le prince y servit seul de sa personne. Il mourut, en i5oa , laissant pour successeur Gaston , le seul fils qu’il eut de Marguerite , son épouse. Cette princesse lui avait donné encore quatre filles qui lui survécurent. Constance, qui épousa Jean de Levis, seigneur de Mirepoix; Mathe, qui fut mariée, en 1294» ® Bernard d’Assarac; Brunésinde , qui épousa, en 1297, Elie de Taleyrand, comte de Périgord , et Marguerite qui fut mariée, en 1298, à Jordin Delille. La dot de ces princesses était de six mille livres tournois.

Lorsque la paix fut rétablie entre la France et

l’Angleterre, les deux comtes recommencèrent leur guerre particulière.

Philippe-le-Bel se rendit à Toulouse dans la vue de concilier les parties belligérantes; il n’y réussit point ; alors le souverain reprit sa qualité de juge , et rendit, de concert avec les lieutenans d’Edouard, un jugement qui réglait le partage des fiefs délaissés par Gaston, et confirmait en partie le testament de ce prince. Soit que ce jugement ait été accepté, soit que le comte d’ Armagnac ait craint d’offenser le roi de France , la guerre cessa entre les deux comtes. Roger Bernard reçut de Philippe une pension de deux mille livres ; Gaston, son fils, fut marié par le roi lui-même à Jeanne d’Artois, fille de Robert, comte d’Artois et nièce de Saint -Louis. Cette alliance avec la maison de France ajouta un nouveau degré à la puissance des souverains de Béarn.

Roger Bernard habita presque toute sa vie à Orthez; la mort le surprit, lorsqu’il allait visiter ses états de Foix. On assure qu’il aima les lettres.

Gaston vm veilla , dit-on , exactement sur l’administration de la justice; mais aucun réglement particulier ne porte son nom, et tout ce que nous savons de lui se réduit à la naissance de ses enfans, à ses démêlés avec le comte d’ Armagnac, et. à sa mort dans une terre étrangère. Il eut trois enfans, Gaston, son successeur, Roger Bernard, vicomte de Castelbon, et Robert , évêque de. La*

Gaston

vin.

lîoti.

Gaston îx.

vaur. Ses querelles avec le comte d’Armagnab avaient pour objet le Gavardan ; cette terre était engagée au comte de Foix pour une somme de cinq mille livres; le comte de Foix fut condamné par un arrêt , dont les dépens montaient à six mille livres ; ainsi , de créancier il devint débiteur, et le Gabardan allait être restitué au comte d’Armagnac lorsque la succession de Guillelme de Moncade, morte sans enfans, fournit à Gaston un nouveau prétexte de retenir cette terre. La guerre recommença entre les deux princes ; le roi de France intervint comme médiateur; le Gabardan fut mis en séquestre; quelque temps après, le comte de Foix obtint du roi qu’on lui remît le château de Gabaret.

Cependant la guerre déclarée au comte de Flandres par Pliilippe-le-Bel, et continuée par Louisle-Hutin , avait attiré Gaston à la cour de France. 11 mourut à Pontoise dans l’année i5i6. Les états de Béarn députèrent dix personnes pour lui rendre les derniers devoirs : son corps fut porté aux Augustins de Paris.

Le roi de France recommanda les intérêts du jeune Gaston, son neveu, aux états de Béarn; les commandans des places dans les autres terres du comté reçurent ordre de les conserver pour le fils* et le comte d’ Armagnac reçut une défense expresse de rien entreprendre au préjudice de cet enfant. ,

Jeanne d’Artois fut nommée lutrice.de son fils

et régente de ses états. Elle paraît revêtue de ce titre dans un acte conservé à l’hôtel-de-ville d’Orthez. Jeanne se fait représenter les anciennes coutumes de la ville. Les Orthésiens lui montrent un exemplaire du for de Morlaas, tel qu’il fut rédigé par Guillaume Raymond; ils déclarent qu’ils n’ont jamais connu d’autre loi.

Gaston ix, à l’àge de quinze ans, fut marié à Éléonore deComminge. Cette princesse était plus âgée que lui; elle répondit à quelqu’un qui lui parlait de cette inégalité d’âge : «Si le comte de «Foix n’était pas né, et que je fusse certaine de «l’avoir pour époux, j’attendrais qu’il naquît. Si »you subi de certan que iou comte de Fouæ tdeqesse estar mon mûrit , y ou lo speraria » n aorer. »

Ce mariage fut heureux, et la comtesse eut un fils, qu elle eut soin de nourrir elle-même. La fameuse querelle des deux maisons de Foix et d’Àrfnagnac fut enfin terminée par un jugement arbitral de Philippe, roi de Navarre : Rivière -Basse et le Carcassis furent assignés au comte d’ Armagnac , et le Gabardan resta au pouvoir du comte de Foix.

Gaston, tranquille au -dehors, s’occupa de régler l’intérieur de l’état. Les vastes domaines ajoutés à la souveraineté de Béarn exigeaient souvent la présence de leur maître. La longue guerre occa-

sionnée par la rivalité de la France et de l’Angleterre appelait le comte de Foix hors de ses états;, cette double cause faisait prévoir que le souverain de Béarn serait fréquemment absent. Il fallait donc créer un officier qui pût le remplacer dans son assistance aux cours de justice, siéger avec les jurats, et parcourir le pays pour juger avec . eux : ce fut le sénéchal.

Nous présumons que cet office fut créé par lest premiers des comtes de Foix qui devinrent souverains de Béarn. Mais sous le règne de Gaston ix on s’occupa de lier cet office à la constitution du »338. pays : « Si M. le comte, est-il dit dans un réglement de la cour majour , n’a point un sénéchal dans le pays de Béarn, il doit en présenter un à la cour; et , s’il est agréé par les barons et jugé suffisant et capable , ils le recevront, et lui feront jurer d'être bon et loyal , de garder les fors et coutumes san9 les violer jamais , et de juger avec droiture le pauvre Comme le riche : au même instant le vicomte jurera de tenir ferme et stable ce que le sénéchal jfera pendant le temps de son office. Si le sénéchal présenté n’est point agréé par les barons, le vicomte en présentera un ou plusieurs autres succès-* sivement , jusqu’à ce qu’ils aient trouvé , selon Dieu et leur conscience , un sujet qui convienne à la terre. »

Jamais l’établissement d’un sénéchal ne dut pa-

raitre plus utile qua cette époque. Gaston ix fut absent de ses états pendant la plus grande partie de son règne. Allié de Philippe de Valois et son vassal , il lui fut constamment fidèle , et ne l’abandonna jamais dans ses revers. Lorsque la guerre de Flandre eut réveillé l’inimitié des deux nations rivales, Tournai fut assiégé par les Anglais et défendu par Gaston. Dans la seconde guerre de Philippe contre les Anglais , Gaston le servit dix ans de son bras , de ses conseils et de son argent. Il emprunta jusqu’à la somme de 37,000 livres pour le service de la France. Philippe lui céda en paiement de cette somme la vicomté de Lautrec. Le sire d’Albret suivait le parti des Anglais. Gaston assiégea Tartas. Il appela auprès de lui les gentilshommes les plus distingués de ses états. On compte parmi les barons et chevaliers , d’Andoins ; parmi les barons non chevaliers , Domy, Miossens , Coaraze; et parmi les simples chevaliers, Adémar de Grammont, et Roger, bâtard de Foix. Tartas, quoique défendu par un chef brave et une nombreuse .garnison , fut pris et saccagé. Enfin une trêve de trois ans fut conclue entre la France et l’Angleterre. Gaston profita de ce calme pour aller chercher une nouvelle guerre en Espagne. Les états de Béarn s’opposèrent en vain à son départ. Il leur laissa pour régente Éléonore son épouse, et lui confia la tutelle de Gaston Phœbus, son fils unique. Le siège d’Algésire était formé par les trois

rois de Castille, d’Arragon et de Navarre. L’infatigable Gaston fut combattre avec eux ; il y périt les armes à la main . et son corps fut porté au couvent de Bolbonne.

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