CHAPITRE III
Henri de Bourbon , second du nom en Btvarn.
Henri iv. Henri de Bourbon était Henri n en Béarn et Henri ni en Navarre; il fut Henri iv en France. Ce nom si cher à l’humanité est devenu pour ainsi dire un nom propre. Nous l’emploierons; quoique Béarnais , en parlant de notre monarque ; nous n’écrirons point ici sa vie; elle est au-dessus de nos forces et n’appartient point à notre plan. Nous écrivons l’histoire du Béarn, et quoique Henri soit Béarnais , sa vie appartient en entier à l’histoire de France.
1372. Henri était à Chaunay lorsqu’il apprit la mort de la reine sa mère. Son premier soin fut d’annoncer ce triste événement à ses sujets de Béarn. Il écrivit au conseil et à d’Arros , lieutenant-générl.Le prince leur or donnait de continuer les fonctions de leurs offices ; il leur prescrivit surtout de veiller à l’observation des ordonnances ecclésiastiques : « C’est, leur dit-il , la volonté dernière de » ma mère , consignée dans son testament. »
• Je ne rappellerai point ici le funeste mariage de Henri avec Marguerite de Valois, ni l’exécrable événement qui le suivit de près. Puisse-t-il à jamais être effacé de la mémoire des hommes ! Henri , prisonnier au milieu d’une cour exercée au crime, languit deux ans dans l’inaction et la contrainte, enfin il s’évada et reprit le commandement des calvinistes. Le baron d’Arros gouvernait le Béarn ; son âge avancé ne lui permettait plus de remplir les fonctions actives de sa place; il demanda luimême un successeur; le roi nomma, pour le rem- «575. placer , Henri d’Albret , baron de Miossens ; mais d’Arros conserva toujours la première place dans le conseil privé, dans l’estime publique et dans la faveur du roi. La commission de Miossens lui donnait expressément le pouvoir de nommer aux offices des sujets dignes de les remplir, sans aucune distinction de culte. Les états assemblés demandèrent un réglement par lequel l'exclusion des catholiques fut révoquée. Ce réglement fut accordé par le lieutenant-général. Le conseil persista seul -à exiger de ses membres la profession de la religion réformée. Cette manière de penser était contraire à celle du roi; la tolérance eût été dans son 'Cœur, lors même qu’il ne l’eût pas trouvé dans l’intérêt de l’état. « Monsieur Bats b , écrivait-il à l’un de ses bravés capitaines, «combien quesoyez de ,5/7- » eeûx-kidupape, je n*en ai pas moins do confiance »en vous; ceux qui suivent tout droit leur cons-
• cience sont de ma religion, et moi je suis ctfl » celle de tous ceux-là qui sont braves et bons. » Une maxime chère à Henri était que la justice est une des colonnes de l’état. 11 veilla toujours avec soin sur l’administration des tribunaux. Soit qu’il eût remarqué quelques abus en Béarn, soit qu’il voulut les prévenir, il nomma une commission de personnes distinguées par leur mérite , pour examiner tout ce qui concernait la justice : ces commissaires étaient le chancelier de FaurdeGlatena, les sieurs d’Arros, de Benac et de Salles, membres du conseil privé; les sieurs de Casa, Tesnes, Gilots et Casenave, conseillers au conseil ordinaire, et Garos, avocat-général. Ils rédigèrent un réglement qui rendit les jugemens plus prompts et moins chers : les avocats devaient rendre compte des faits aux gens du roi , et se concilier en leur présence;; s’ils parvenaient à s’accorder sur la vérité des faits, le tribunal devait les entendre à l’instant même et prononcer son jugement à l’audience, sans délai et sans frais; s’il restait quelque incertitude sur les faits, le tribunal permettait alors aux avocats d’écrire avec clarté , avec brièveté; les répétitions et les digressions leur étaient sévèrement interdites; enfjh le rapporteur devait faire prononcer le jugement dans six semaines au plus tard; et la plus grande modération dans la taxe du rapport était recommandée à tous Ica membres du Conseil. u . ;.fp , • : / n- *
Catherine, sœur de Henri, rentra en Béarn vers la fin de l’année *577; elle avait les grâces, l’esprit et les talens de sa mère et de son aïeule. Henri l’aimait tendrement ; fl la déclara régente de ses états. Bernard de Montaut , sieur de Benac , baron de Navailles, fut nommé lieutenant-général pour gouverner sous elle le Béarn ; il fut ensuite remplacé dans cet emploi par Armand de Gontaut , sieur d’Andeaux et Saint-Geniès. Henri combattait et négociait tour-à-tour avec la cour de France. Souvent trompé par l’issue des traités , il l’était rarement par le sort des armes. Enfin une espèce de trêve lui permit de venir en Béarn satisfaire à la loi du serment.
Les états furent assemblés le 2 avril à Pau, dans la salle du château; autrefois on présentait au souverain le livre de la messe sur lequel il jurait , Henri était calviniste , il fallut choisir une autre forme de serment; celle que l’on adopta dans cette circonstance est devenue la règle observée depuis dans tous les actes solennels. Henri , la main droite levée, tète nue, promet et jure « au nom de Dieu vivant , d’être bon et fidèle seigneur, etc.» Il déclare qu’il est fâché de n’avoir pu remplir plutôt le devoir du serment envers ses fidèles sujets ; depuis la mort de sa mère , des occupations légitimes et des guerres continuelles l’ont arrêté dans le royaume de France ; il ne veut ni n’entend que ce retard puisse servir de prétexte à ses
successeurs, ni préjudicier à ses sujets. De leur côté , les sujets de Henri , tête nue , à genoux , sans amies et la main levée , promettent et jurent « au nom de Dieu vivant , d'être bons et fidèles sujets, etc..:.. » Le roi, suivant l’usage, confirma son serment par des lettres-patentes ; il y ratifia d’une manière expresse tous les règlement faits en son absence, sur la demande des états, par ses lieutenans - généraux ; et si des ordres contraires aux fors et réglemcns du pays étaient arrachés au souverain, par surprise, par importunité ou par toute autre voie, il défend qu on y ait aucun égard. Enfin on lit dans ces lettres , ces mots : « La fidélité éprouvée de nos sujets naturels nous incite de plus en plus à les aimer d’un très -grand amour et d’une affection cordiale . » Dans un souverain vulgaire, ces expressions nous paraîtraient une formule d’usage ; dans Henri , c’est le langage de son unie.
Marguerite de Valois était alors auprès de Henri : « Nous nous en revînmes , dit-elle dans ses me- » moires, à Pau, en Béarn, où n’ayant nul exer- * cice de la religion catholique , 1 on me permit i) seulement de faire dire la messe en une petite . chapelle, qui n’a que trois ou quatre pas de long, .qui étant fort étroite, était pleine quand nous .étions sept ou huit. A l’heure que l’on voulait .dire la messe, on levait le pont du château, de
» peur que les catholiques , qui n’avaient aucun » exercice de la religion , l’ouïssent.
» Les habitans de Pau trouvèrent moyen , le jour » de la Pentecôte , avant qu’on levât le pont , d’en- » trer au château , et se glissèrent dans la chapelle. » Quelques huguenolsl’allèrentdire au Pin, secré- » taire de mon mari , lequel possédait infiniment » son maître et avait grande autorité en sa maison, j> menant les affaires de ceux de la religion. Il en- .» voya les gardes du roi mon mari , lesquels les
• tirant hors et les battant, les menèrent en pri- » son. Je m’en allai plaindre au roi mon mari. Le » Pin se mit en tiers sans y être appelé , et osa
• prendre la parole; je suppliai le roi qu’il m’en
• fît raison; lui, voyant. que je m’en passionnais
• justement, le fit sortir et ôter devant moi, me
• disant qu’il 'était fort marri de l’indiscrétion du
• Pin; que le zèle de sa religion l’avait transporté » à cela , et qu’il m’en ferait telle raison que je vou-
• drais; que pour les prisonniers catholiques, il
• aviserait avec ses conseillers du parlement de » Pau, ce qui pourrait se faire pour me contenter.
• M’ayant ainsi parlé, il vit le Pin qui le changea;
• mais voyant que je m’opiniâtrais à vouloir qu’il
• chassât ce Pin, il fut contraint, enfin, de lui » donner congé. *
Henri, pressé par les besoins de l’État, avait ordonné la vente de ses domaines, par engagement à concurrence de soixante mille livres; le procu-
retir-général et le syndic des états représentèrent, l’un et l’autre, l’inconvénient de cette mesure; un moyen plus simple' se présentait; c’était d’obliger les acquéreurs de biens ecclésiastiques à payer le prix de leurs acquisitions; Henri adopta cette ressource. Les possesseurs des biens ecclésiastiques durent fournir la moitié des sommes qu’ils devaient; l’aliénation des domaines n’eut pas lieu, et l’État fut exempt de dettes.
L’université d’Orthez fleurissait; c’était une fondation de la reine Jeanne; Henri confirma ses privilèges ; il lui accorda un sceau public et le droit de conférer des grades dans toutes sortes de facultés. Les registres de la chambre des comptes attestent qu’il y avait un professeur de médecine et un professeur de théologie; nous présumons aussi qu’il existait une faculté de droit, mais il n’en est resté aucun vestige. Celte université établie à Orthez dans son origine, fut transportée, en 1592, à Lescar; elle fut ensuite rappelée à Orthez, en 1609, et fut supprimée par Louis xm en 1620.
Henri renouvela la défense de s’assembler en armes et de convoquer aucun corps sans observer les formes prescrites; il inspira, par son exemple, la tolérance; l’ordre et la paix régnèrent dans ses états. C’est alors qu’il fit graver sur ses monnaies cette devise, présage heureux de ses travaux et de sa gloire : Invia virtuti nulia via est.
Letat de la France exigeait la présence de Henri;
il laissa ses sujets sous la tutelle de sa sœur. «D’au- » tant qu’il nous convient à présent nous absenter
• et éloigner de ce pays pour certain temps, nous!
• avons nommé notre très-chère sœur, madame la » princesse, régente et représentant notre personne » en nos royaumes et pays souverains, comme aussi » en nos comtés de Foix, etc.; avec pouvoir de com- » mander, pourvoir à la défense de nos états, re-
• médicr aux griefs et plaintes de nos sujets, convoquer les états au temps accoutumé, ou autre » que le bien du service pourrait exiger ; pourvoir
• aux états et offices, advenant vacation d’iceux » ou autrement; comme aussi aux places des collèges dépcndans de notre autorité; ordonner de
• nos finances, assembler gens de guerre, pour- » voir aux garnisons et munitions de nos places ; » donner grâces et pardons, remettre les amendes
• aux coupables, évoquer à soi et à son conseil,
• en toute raison et justice; homologuer l’aliéna-
• tion des biens nobles, anoblir les ruraux, sans
• diminution de nos droits; assembler le synode » des ministres , et généralement disposer de tout » comme nous pourrions faire si nous étions sur les
• lieux. Néanmoins, d’autant que notre soeur nous » a déclaré ne vouloir rien effectuer de son pou- > voir sans un bon conseil, nous conformant à cette » intention , nous avons nommé le sieur de SaiUt-
• Geniès notre lieutenant, pour représenter notre » personne et celle de notre sœur, dans nos royau-,
«mes et pays souverains exhortant et priant
«notre sœur de prendre avis et conseils du sieur » de Saint-Geniès et des autres personnages choisis «par nous pour être le conseil de notre sœur, et «nommés au réglement qui par nous lui a été «baillé, »
L’administration de Catherine fut paisible et tranquille; elle ne fut troublée, ni par des séditions intérieures, ni par des guerres étrangères; tandis que les pays voisins étaient le théâtre d’une guerre civile. Le souverain ne permit point à ses ■>583. sujets d’y prendre part. Un réglement défendit aux Béarnais de sortir du pays, en armes. Nous remarquons un autre réglement, publié la même année, et renouvelé l’année suivante; il défend aux Béarnais de former des amas de grains levés dans le pays , et de les transporter en Espagne. Cette loi paraît relative aux circonstances d’une disette arrivée en Espagne et prévue en Béarn; mais elle prouve que le commerce des grains était entièrement libre dans les États de nos princes.
Une autre ordonnance publiée par le lieutenantgénéral Saint-Geniès mérite d’être remarquée. Elle défend de chasser à une lieue aux environs de Pau, afin que le roi, lorsqu’il y habite, puisse avoir le plaisir «le la chasse. Les Béarnais avaient la liberté de chasser soit dans leurs terres . soit dans celles d’autrui; ils étaient à cet égard aussi libres que les Romains; ainsi l’ordonnance de Saint-
Geniès était contraire aux privilèges des Béarnais ; mais il s’agissait de procurer un plaisir à leur bon maître : elle ne trouva point de rebelles.
Jean de Lendresse, avocat-général, passa à la »584. place de conseiller; ses provisions furent publiées à l’audience; Mesplès, syndic des états, en demanda la communication; il se servit du terme noua ,* le procureur-général Dupont se leva : « Il » n'appartient point, dit-il, au syndic des états-,
• soit qu’il paraisse seul , soit qu’il vienne assisté » de son collègue , d’employer ce terme : il n’est
• décent que dans la bouche des officiers de Sa
• Majesté; il a une importance, une dignité peu
• convenable à la modestie, au respect que les su-,
«jets du roi doivent aux tribunaux de justice,
» images vivantes du prince. » Le conseil défendit au syndic, soit seul, soit assisté de 9on confrère, de se servir du terme nous ; il indiqua une autre formule: « le syndic ouïes syndics requièrent, etc. » Mesplès refusa, dans un premier mouvement de colère, de souscrire à cet arrêt; une assemblée de chambres fut convoquée ; le syndic présent à cette assemblée la rendit inutile par un désaveu du passé, et le chancelier Duferrier consacra par sa présence la décision solennelle du conseil.
Celte espèce de jalousie entre les officiers du conseil et les syndics des états, tenait à la consti-' tution même des deux corps. Le conseil chargé par le souverain de vérifier les lois, croyait pou-
voir inspecter et modifier les lois rédigées dans l’assemblée des états. Les états pensaient que la sanction du souverain , donnée à leurs réglemens , suffisait pour leur donner l’autorité de la loi. Les demandes respectives des deux corps furent présentées à la régente : elle prononça des décisions conformes à l’esprit de la constitution. «Les ré- » glemens obtenus du souverain par les états seront i jss. » enregistrés au conseil sans aucune restriction ni » modification. L’interprétalion des fors , coutumes »et réglemens des états, lorsque les dispositions » de ces lois seront douteuses , ne pourra être faite o que par le roi et les états. » Le conseil fit quelques représentations à ce sujet; la régente daigna lui développer dans une lettre les motifs de sa décision ; ils se réduisaient à ce seul principe : «l’autorité législative réside essentiellement dans l’assemblée générale du pays, composée du souverain , de la noblesse et du tiers-état. »
•4S86. Le conseil et la chambre des comptes tenaient leurs séances dans le château. Henri les transféra dans une maison particulière, située près du temple et du cimetière; elle appartenait autrefois aux évêques de Lescar; des ordres furent donnés de l’augmenter et de la disposer d’une manière convenable, et la dépense fut assignée sur les deniers du fisc : on la nomma le Palais.
. Cependant le roi de Navarre était devenu l’héritier présomptif de la couronne de France. Henri m
avait paru se rapprocher de lui. Le roi de Navarre s’était hâté de défendre à ses su jets de se liguer avec les ennemis du roi de France ; mais la faction des Lorrains l’emporta. Le roi de Navarre fut réduit à combattre et vaincre le roi de France. Il le battit à Coutras : «Sire, monseigneur et frère, lui écri- » vait-il du champ de bataille , remerciez Dieu , j’ai battu vos ennemis et votre armée. Vous en- » tendrez de la Burthe, si malgré que je sois l’arme » au poing au milieu de votre royaume , c’est moi » qui suis votre ennemi comme ils vous le disent ;
* ouvrez donc vos yeux , sire , et connaissez qui sont- » ils. Est-ce moi, votre frère, qui peux être ennemi » de votre personne ? moi , prince de votre sang , » de votre couronne3 moi, Français , de votre peu- » pie? Non , sire, vosennemis.ce sont ceux-là qui,
* par la ruine de notre sang et de la noblesse, veu-
» lent la vôtre , et au par-dessus votre couronne
s Bandez, sire, cette plaie de votre peuple; baillez- »Iui la paix, baillez-la à Dieu, à vos états, à votre «frère, à votre conscience. Vainqueur, c’est moi » qui vous la demande; ou , s’il faut guerre, laissez- »moi la rendre à ceux-là qui, seuls, vous la font *et à nous; et me les baillez à mener à cette heure, » qu’ils savent quel je suis. La Burthe, un des plus «hommes de bien qui soit en la chrétienté, et que «par devers vous je dépêche avec simple lettre de
* créance , vous fera entendre que je ne veux que » le repos de tous et la conservation du mien , etc. »
Le président lïénaut n’a point eu connaissance de cette lettre. « Le roi de Navarre, dit-il, ne profita point de sa victoire. » C’est une erreur; il en profila pour dessiller les yeux de Henri iii et ménager le sang des Français. La négociation de LaBurthe exigeait un intervalle de temps ; le roi de Navarre revint en Béarn , accompagné par le comte de Soissons. L’amour attirait ce dernier auprès de Catherine : on attribue un semblable motif au voyage du premier, et l’on ne se rappelle point le vainqueur de Contras sans rappeler en même temps Corizandre d’Andoins, comtesse de Guiche.
Henri donna à sa sœur de nouveaux témoignages de sa confiance ; il la déclara régente par de nouvelles lettres-patentes où il se plut à rendre justice aux rares qualités de Catherine : «elle a par sa » singulière prudence si bien et si sagement gouverné nos royaumes et nos pays, et tout au »gré, soulagement et contentement de nos sujets , » que nous voyons bien qu’à présent ét^nt comme » nous sommes , surle point de nous éloigner de nos » dits rovaumesetpays, pour les occasions notoires *à chacun, nous ne voulons ni ne devons partir «sans tout de nouveau déclarer combien nous * est agréable le doux et sage gouvernement et ma- «niement de nos dites affaires faites en notre ab- » sence par notre dite sœur. » Qu’il me soit permis d’ajouter une remarque au texte de ces lettres; elles sont signées par Duplcssis-Mornai, alors pro-
mier ministre du roi de Navarre : « ce vertueux Mornai , qui ne sut jamais farder la vérité. »
Il fallait des secours pécuniaires au roi de Navarre. Son trésor était dans les cœurs de ses sujets; tous s’empressaient de lui ouvrir leur bourse. On ne saurait croire quelle fut la quantité de petits emprunts faits à divers particuliers sur le simple billet de Henri. La princesse Catherine emprunta des états de Béarn , au nom de son frère , une somme de 3o.ooo livres; elle signa une obligation de payer cette somme avec les intérêts au denier 12 , et les greffes du conseil servirent d’hypothèque à la sûreté des créanciers. La vente des biens ecclésiastiques fournit encore une dernière ressource; ainsi Henri soutint les dépenses d’une guerre ruineuse sans mettre des impositions nouvelles sur ses sujetsk; il les fit vivre en paix et lui seul fit la guerre.