CHAPITRE VI
Fondations de Gaston. — Hôpital de Sainte-Christine. — Hôpital de Gabas. — Fondation de la ville de Nay. — Réglement concernant les lépreux et cagots. — Usages et jurisprudence. — Inféodation des dîmes et leur histoire.
La vie de Gaston fut à la fois celle d’un preux chevalier et celle d’un grand prince. Peu de guerriers ont vu plus d’actions de guerre; peu de souverains ont fait plus d’établissemens. Presque tous sont marqués par des vues utiles. S’il fonde un chapitre, à Sarragossc, il établit que quatre places de chanoines seront , à perpétuité , remplies par des Béarnais : il assujctit le chapitre à donner la sépulture à tous les Béarnais qui mourraient à cinq lieues autour de Sarragosse. Gaston sentait qu’il était important de faciliter la communication entre deux peuples que des intérêts communs rapprochaient sans cesse. S’il fonde plusieurs hôpitaux , il les réunit tous par un plan régulier, et les met sous le régime d’une espèce de métropole. Cette métropole était l’hôpital de
Sainte-Christine, élevé ou rétabli par Gaston luiinême. Il est placé à Somport, entre le Béarn et l’Arragon , dans le passage qui sépare la vallée d’Aspe de l’Espagne. L’église fut bâtie dans un endroit où un ramier, portant une èroix, vint s’arrêter.
L’hôpital de Sainte - Christine était l’asilè des voyageurs que le commerce attirait éh Espagne; il servait de retraite aux pèlerins qui venaient, de toutes les parties de l’Europe, offrir leurs vœux à Saint-Jacques. Presque tous les souverains , les rois de Hongrie même , contribuèrent à la fondation de Sainte -Christine. On établit partout des hôpitaux qui furent assujétis à ce chef d’ordre; il devint assez important pour que le pape Inuoéent m le désignât comme l’un des trois hôpitaux généraux du monde.
L’hôpital de Sainte -Christine fut long-temps florissant; mais lorsque Montgommeri répandit la terreur de ses armes jusque sur les frontières d’Espagne, le prieur et les chanoines de Sainte-Christine se retirèrent à Jacca, et l’hôpital fut abandonné. Depuis cette époque , on fit quelques tentatives pour le rétablir; elles furent inutiles. Enfin, le roi d’Espagne demandé au pape la suppression de cet établissement; elle fut prononcée en 1607. Le prieuré fut uni, comme dignité, au chapitre de Sarragosse ; lés revenus des biens situés en Espagne, Servirent à fonder un couvent
de Jacobins à Jaftca. Un frère Colotnme , barna^ bite, obtint, en faveur de son ordre, la concession des biens qui dépendaient, en France, de Sainte-Christine.
Gaston établit aussi un hôpital à Gabas, dans la vallée d’Ossan. Placé dans un désert, au milieu des montagnes, il était destiné à servir d’asile aux voyageurs. Ce fut le prieur de Sainte -Christine qui se chargea d’en diriger la construction, et d’y placer des religieux. Gaston affecta à l’entretien de cet hôpital les revenus d’une vaste étendue de terre, où jadis avait existé un bourg nommé Nay. Ce domaine lui fut vendu par Bernard de Nay et Auger de Bidouze. Les religieux hospitaliers de Gabas obtinrent, après leur établissement, la permission de bâtir une église dans la plaine de Nay. Une petite ville se forma autour de cette église. Le commandeur de Gabas en céda la juridiction directe, en i5o2, à Marguerite, souveraine de Béarn. Alors Nay prit son rang parmi les villes qui devaient être représentées aux états de Béarn.
C’est encore au règne de Gaston qu’il faut rapporter les premiers réglemens concernant les lépreux. La lèpre, maladie propre aux contrées orientales , avait été portée en Italie par les milices des empereurs d’Orient. Le roi des Lombards , Rothuris , ordonna que les lépreux seraient chassés de leurs maisons , et relégués chacun
dans un asile particulier; il les déclara incapables d’effets civils, tant il lui parut important de les séparer du reste des hommes. De leur côté, les Sarrasins portèrent la lèpre en Espagne. L’ancien for de Navarre , rédigé en 1074, parle des lépreux, qui y sont désignés sous le nom d a gafos. Le dictionnaire de l’académie espagnole a conservé cette même expression : gafo, le lépreux; et gafi, la lèpre. Peut-être est-ce l’étymologie des noms de cagots et de cahets sous lesquels les lépreux étaient désignés dans les provinces méridionales de la France. Je ne sais point si les Espagnols devaient ces mots aux Arabes.
La lèpre se communiqua au Béarn, et la croisade, à laquelle Gaston eut part, apporta, dans ses états , un nouveau germe dé cette affreuse maladie. Heureusement, le gouvernement et l’église s’unirent pour en arrêter les progrès.
On sépara les lépreux de la société. Ils eurent, en Béarn, d'ans chaque commune, des maisons isolées; il leur était défendu d’en sortir, et ils y vivaient seuls. On leur permettait cependant d’assister aux exercices religieux dans les églises; mais ils y entraient par une porte réservée pour eux seuls: ils avaient en particulier, un bénitier, unes place, et jusqu’à un cimetière, afin que, même après leur mort, ils n’eussent rien de commun avec leurs concitoyens. On ne les admettait point dans les armées, et on ne leur permettait d’exer-
cer aucun’ autre métier que ceux auxquels ont travaille en plein air.
La lèpre était regardée comme une punition infligée directement par la main de Dieu; c’est ce qu’on appelait un mal sacré. Les ecclésiastiques, déjà chargés du soin des pauvres, devinrent aussi les tuteurs des lépreux. La propriété des léproseries appartint à l’église , et les lépreux en furent les serfs. Une cérémonie religieuse fut instituée pour les séparer des laïques. Us formèrent une espèce d’ordre monastique. On distinguait les serfs de l’église par le nom de chrétiens; les léproseries ont été quelquefois- désignées , par cette raison, sous le nom de christianeries.
Malgré cette servitude et cet isolement , il y avait des fainéans qui se donnaient pour lépreux. La coutume de Navarre prononçait des peines graves contre celui qui se déclarait lépreux sans l’être.
Lorsque l’affranchissement des serfs eût été graduellement opéré, les lépreux, serfs dans les terres qu’ils cultivaient, en devinrent les propriétaires. Leurs maisons conservèrent le privilège des biens ecclésiastiques , celui d’ètre exemptes de laille. Cette exemption servit de prétexte à quelques descendans d’un lépreux, pour usurper les prérogatives des gentilshommes. Les états de Béarn défendirent, en au cagot d’Oîoron
de bâtir un colombier, et au cagot de Mont de
s’arroger le port d’armes et le costume d’un gentilhomme.
Les lépreux ou cagots, condamnés long-temps à ne s’allier qu’entre eux, devinrent, comme les Juifs, une espèce de peuple étranger, exposé au mépris et à l’insulte. L’influence du climat et l’usage du linge firent disparaître la lèpre; mais les eagots demeurèrent encore séparés de la 'société générale; l’opinion les repoussa long-temps, et la possession de leurs cagoteries servit 4 perpétuer le préjugé qui les flétrissait. Enfin, de plus grands changemens ont effacé pour toujours ces faibles souvenirs d’une législation , dont le succès fut complet, puisqu’elle devint inutile.
Les manuscrits de ces temps reculés nous ont aussi transmis quelques détails sur la jurisprudence observée dans les états de Gaston. On était dans l’usage d’insinuer les contrats au chef-lieu du ressort. L’administrateur de l’hôpital d’Aubertin,au lieu de Bédosse, Durand de Monstron, et Biberne, sa femme, conclurent un traité avec la vicomtesse Talèse. Ce traité fut insinué dans la cour vieomtale de Pardies.
Bien n’était aussi rare que les conventions écrites; la plupart des actes n’existaient que dans la mémoire des témoins; mais on employait des précautions singulières pour se mettre à l’abri de la mauvaise foi. LTn quart de la dîme d’Abos ou Abou , avait été légué au chapitrede Lescar;Garcias
de Bizanos , fils du testateur, refusa de délivrer, le legs. Le chapitre porte sa plainte à la vicomtesse Talèse. Bizanos alors s’oblige à restituer la dîme, et pour l’assurance de sa promesse, « il baille » trois pleiges , suivant la loi de la terre. » Ces trois personnes , qui servirent de caution , furent Àrsius de Lie, Fort de Pardies, Auer de Castels : ils reçurent quarante sols Morlans , pris sur les deniers communs du chapitre ; et cette somme fut comptée « en signe d’affranchissement et de per- * pétuelle mémoire. » A quoi faut-il rapporter ces anciens usages? La loi des Lombards exige qu’une convention, pour être irrévocable, soit confirmée par deux ou trois garans ; l’usage général de la France était de stipuler, qu’en cas d’infraction, le coupable paierait une amende au seigneur. L’usage particulier du Béarn assujétissait les cautions elles-mêmes à payer une amende particulière : elle était fixée à i5o sols Morlans. Par là, les garans avaient un plus grand intérêt à veiller sur l’exécution des conventions; ils répondaient de. l’infraction à la puissance publique, ainsi qu’aux particuliers. D’un autre côté, comme ils s’exposaient aux risques d’une perte éventuelle , il était naturel de leur assurer un profit; on leur comptait, au moment del’engagement, une somme proportionnée à l’amende convenue; ils recevaient, par exemple , quarante sols lorsque l’amende était de i5o. Ces deniers étaient le prix de la garantie;
mais comment pouvaient-ils être un signe d’ affranchissement ? Les lois saliques avaient consacré une forme de manumission pratiquée par les Romains ; on Affranchissait un esclave en jetant quelques deniers en présence du juge et des témoins. N’aurait-on pas transporté cette forme à la vente des fonds? La manière dont’ on déclarait un serf libre, ne dût-elle pas paraître à nos aïeux un moyen convenable de déclarer les fonds affranchis et libres de servitude?
La plupart des procès étaient des querelles entre les évêques et les seigneurs , les gentilshommes et les monastères. Un vieillard, en mourant , croyait racheter ses péchés en donnant ses bien% à l'église. Un héritier ne se faisait aucun scrupule de les reprendre. Aussi chacune des successions ouvertes, excitait-elle une%uerre entre lis laïcs et le clergé.
Il était surtout un genre de biens que l’église voyait avec peine en des mains étrangères; c’étaient ceux que la piété des souverains avait affectés à la subsistance des ecclésiastiques, et que le malheur des temps leur avait enlevés.
Sous la première race de nos rois , la piété fonda les églises, et la superstition les enrichit. Charles- Martel s’empara des richesses ecclésiastiques : il fallait combattre les Sarrasins, ennemis delà foi; c’était à l'église à supporter les frais d’une guerre entreprise pour la défense du christianisme. Le
clergé ne put se refuser à l’évidence d'un raisonnement aussi clair dans la bouche d’un maire du palais, qui dictait des lots aux potentats de l'Europe : les évêchés f les abbayes , les dons faits à l’autel , le prix même des messes, tout fut converti en fiefs et transmis à des gentilshommes sous la redevance du service militaire. Les églises devinrent des propriétés séculières , et l’on vit des cures servir de dot à de jeunes personnes. Le clergé demeura sans biens r Pépin voulut soula^ ger sa détresse ; il régla dans le concile de Leptine que les possesseurs des biens de l’église paieraient au clergé la dîme de leurs fonds , et douze de- , niers pour chaque maison ; ils, furent assujétis aux réparations des évêchés, des monastères et des presbytères ; mais ce n’était qu’un palliatif, et le mal subsistait toujours.
Charlemagne sentit qu’il importait à l’état de ne pas laisser la religion s’éteindre , faute de ministres et de temples ; il établit en faveur du clergé les dîmes , nouveau genre de propriété d’autant plus avantageux à ce corps, qu’on ne pouvait l’usurper sans que l’usurpation n’en devînt manifeste. Les vues de Charlemagne étaient dignes d’un souverain éclairé ; il voulait que les dîmes fussent partagées en quatre parties égales: pour la fabrique des églises, pour les pauvres, pour l’évéquc et pour les clercs. En un mot, soa objot était d'assurer la perpétuité du culte.
Le peuple rejeta ce nouvel impôt; l'autorité du Souverain n’obtint rien; lnfeiperstition du peupc, réveillée par des contes pieux, accorda tout. On se réserva cependant le privilège de racheter les dîmes; mais les enfans de Charlemagne anéantirent cette faculté de rachat. Le clergé devint riche encore une fois. Alors les Normands arrivèrent, affamés de butin; les abbayes surtout tentaient leur avidité : ils s’attachaient à piller les églises ; onfin ils persécutaient avec acharnement les prêtres et les moines. Que dut-il arriver dans les pays qui servirent de théâtre à Ices dévastations? Le clergé dut périr ou se disperser; les dîmes restèrent sans maîtres , et les seigneurs se les approprièrent comme des biens vacans, qui servirent bientôt à former de nouveaux fiefs.
Telle fut la révolution que la propriété des dîmes subit en Béarn. Créées pour l’église, elle» passèrent de ses mains dans celles des laïques , et le clergé béarnais ne possédait rien au commencement du dixième siècle. Les évêques obtinrent alors une légère redevance, sous le nom d 'arci-ut, qu’ils levaient sur les maisons où ils avaient autrefois exercé le droit de gîte. Le propriétaire laïc des dîmes fut obligé de payer à l’église la dhne des fonds qu’il avait usurpés sur elle. Enfin le concile de Latran, tenu en 1179, défendit aux laïcs de transmettre les dîmes aux laïcs : de là
naquit l’usage d’offrir aux évêques et aux curés Ix pi%érence des dîmes füe l’on voulait vendre.
Cette préférence devint un tribut pécuniaire ; quelques chapitres cherchèrent à se l’arroger. Celui d’Oloron l’obtint par une bulle d’innocent m ; mais les souverains de Béarn levèrent ces obstacles mis à la vente des dîmes : il fut permis aux propriétaires de les aliéner librement, sans être tenus de les offrir aux ecclésiastiques. En un mot, les dîmes suivirent le sort des fiefs, et leur vente fut assujétie aux mêmes règles.
Une partie de ces dîmes rentra par de pieuses libéralités entre les mains du clergé. Ce ne fut point sans obstacle. Les laïcs imaginèrent un moyen de rendre ces acquisitions inutiles ; les dîmes étaient attachées aux églises paroissiales»: c’était le prix du culte. Dès que le service divin cessait d’avoir lieu, la dîme n’était plus exigible. Il n’en fallut pas davantage aux seigneurs pour gêner la jouissance des dîmes cédées au clergé : les seigneurs défendaient à leurs censitaires de passer dans leurs terres pour entrer dans l’église; ils interdisaient ainsi les églises de fait, comme l’évêque les interdisait de droit; et l’acquéreur de la dîme n’acquérait qu’un vain titre. Raymond de Sevignac, chanoine de Lescar, donne à son chapitre la moitié de l’église de Sevignac; Odon de Sevignac proteste contre cette donation, et défend à ses tenanciers l’entrée de l’église par sa terre.
L’évêque de Lescar est réduit à négocier avec lui; enfin on conclut un traité le seigneur de Sevignac s’oblige à laisser l’entrée de l'église libre, et à donner un passage sur ses terres. L’évêque lui paie i5o sols morlans, et donne ao sols morlans à Saint-Lezer., frère de Sevigmjp. La convention est confirmée par trois garans , et l’évêque leur compte 4o sols.
Cet évêque était Gui de Loos , né d’une famille distinguée ; il s’occupa de faire rentrer le chapitre dans la possession des biens qu’il avait perdus , et tout le cours de sa vie est marqué par des procès. Il réclama de Robert de Bizanos le quart de la dîme : Robert soutenait que cette dîme avait été cédée à son père par l’évêque Bernard de Bas, et que cette cession avait été faite en paiement d’un cheval. La cause fut portée à la cour de Gaston; la cour ordonna l’épreuve du fer chaud; Robert ne voulut point la subir, il remit la dîme à l’évêque, et reçut dix sols pour la valeur du cheval. Gui ne fut pas moins heureux contre Guillaume de Lancfranque. Ce particulier réclamait quelques portions de la dîme de Pau; Pau n’était point alors une ville , ce n’était qu’un château environné de quelques fonds cultivés ; la dîme en appartenait au chapitre de Lescar. Gui déféra les prétentions de Guillaume à la cour de Gaston ; on ordonna le duel , et Guillaume se désista. Quelque temps après, l’évêque de Lescar intenta à
l'évêque d’Acqs un procès, ati sujet du fief ou de i’i honnenw <iç Sauit , nommé Bartlie. Le combat judiciaire eut lieu ; mais les champions combattirent avec nn succès égal ; et le procès demeura par conséquent indécis ; -on transigea : les revenus du fief furenfcpartagés , et le vicomte de Saidt se chargea de veiller à l’exécution' du traité.
Au reste, Gui savait au besoin employer les armes spirituelles à la défense de ses droits temporels. CJn jugement rendu au nom de Gaston , vicomte , par Forton de Pale père , viguier héréditaire , avait ôté à l’évêque l’église de Lar , près de Morlaas , et l’avait transportée à GarciaB , abbé laïc de Romns. Le fougueux évêque cria à l’injustice, excommunia son adversaire, et mit l’église sous l’interdit. Après ces actes de violence , il eut recours à des mesüres plus sages; il remit sa cause à l'arbitrage de Gaston, comme bon baron. Gaston fit accepter un arrangement aux deux parties ; elles se donnèrent respectivement trois cautions Chacune. Les noms de ces cautions étaient Sansoos,15aliex, Especède, d’un côté; et de l’autre, Lustreporcy , Lucanhet, Noyé. *
C’-est ainsi que le clergé conquérait de nouveaux domaines. La piété des peuples ignorans et crédules contribuait à les augmenter. Il existe à ce sujet un réglement bien singulier, publié en 1 1 5o , par le vicomte de Bayonne, avec le consentement de ses barons, et de son peuple du
Labour et d’Arbérouë- Quiconque décédait était -tenu.de léguer à 1’éxêq.ue un choya], un bœuf, un âne , ou cinq sols Vil n’avait que des pourceaux. L’évêque devait au testateur un sei^ice pour son âme. On voit, en Béarn, Arnaud de Gerderest léguer un cheval à l’église de Lescar ; Gisla , veuve du seigneur d’Andoins , donne à cettemcme église les abbayes laïques d’Arthez et d’Occures , et deux paysans au -lieu d’Arthez. -Le village d’Arthez appartenait alors à la maison d’Andoins. Ge nom d’Andoins s’est éteint dans la personne de Corisandre , cette maîtresse adorée de notre bon Henri.
Le clergé de Béarn accrut encore ses domaines par des achats de terres à vil prix ; ia plupart des gentilshommes béarnais vendaient leurs biens ** pour aller servir dans les croisades eu dans les guerres d’E&pagoe : Je clergé seul était en état d’acquérir, il profita des circonstances; une dîme, une terre importante ne lui coûtait qu’un cheval de bataille.