‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 128 sur 309 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MADAME HONORINA, ROLANDO.

* MADAME HONORINA, à part.

J'aperçois mon nouveau poursuivant j comme j'ai tiré de lui tout ce q[ue j'en pouvois savoir, allons m'informer si le souper de notre baron...

ROLANDO , l'arrêtant.

Eh bien ! farouche objet du plus ardent amour !

194 L'HEUREUX MALGRÉ LUL

quand mon cœur vole vers vous, le vôtre méfait volteface ! N'avons-nous plus rien à nous dire?

MADAME HONORINA.

Non.

ROLANDO

Ainsi donc, tout est d'accord, et nous ne devons plus songer qu'à conclure.

MADAME HONORINA.

Vous allez vite 1

ROLANDO

C'est mon métier, je suis chasseur à clievaL

Il faudroit cependant, avant tout, savoir si vous réunissez les qualités que le destin m'a promis de me faire rencontrer dans celui qu'il me réservoit pour époux. D'abord , êtes-vous riche ?

ROLANDO

Beaucoup 1... en amour.

MADAME HONORINA.

Êtes-vous brave ?

ROLANDO

Comme le héros que je porte dans ma poche l ( Il tire ua livre. ) Le voici : D. Quichotte de la Manche.

MADAME HONORINA.

Votre naissance ?. . . '

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