‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 30 sur 309 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

ZÉLINA, PÉDRILLE, dan» le fond du tliéâtre. PÉDRILLE.

Elle est seule , enfin ! et rien ne m'empêclie maintenant de faire le mari tout à mon aise. Allons, prenons ma revanche.

ZÉLINA, ipart.

ArrétOnS-le d'un mot. (Elle parle du côté du roclier , comme si le

coraie y éioii encore. ) Monseigiieur a tort de vouloir reposer sous cette grotte j l'humidité peut l'incommoder.

PÉDRILLE^ reculant entsi vite qu''il avançoit.

Il est encore là ! de la modération !

ZÉLINA.

Ah, vous voilà! que voulez-vous ?

PÉDRILLE, changeant de Ion.

Qui, moi, ma petite cousine? Oh rien 5 je venois faire une commission pour Ril)aldo.

ZÉLINA.

Ou plutôt une nouvelle scène à votre femme.

PÉDRILLE, craignant que le comte n^entende.

Tais-toi donc, ou du moins viens de ce côté.

ZÉLINA, allant vers lui.

Ah, Pédrille! est-ce là la manière dont vous devriez vous conduire envers moi?

PÉDRILLE

Es-tu folle? encore une fois, tais-toi, si cela t'est possible.

ZÉLINA.

Me traiter ainsi ! moi 5 qui , pour vous prouver mon) amour, serois capable...

PÉDRILLE

De me faire pendre à ce que je vois.

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