‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 57 sur 309 · SCÈNE YII · texte numérisé non relu

SCÈNE YII

AKBÉ, ZORAÏME, ZULNAR, ZÉIDE, HIRCAN, suite d'akbé, gens de la fête.

AKBÉ.

Ma fille, il m'est enfin permis de te presser dans mes bras !

ZORAÏME.

Ail ! mon père ! avec quelle impatience j'attendois que vous fussiez rendu à mes vœux !

AKBÉ.

Ma chère Zoraïme, qu'il m'est doux de te revoir après les dangers que tu as courus pendant mon absence !... Mais où est donc celui qui sauva ma fille? celui par qui je respire? Conduis-moi vers lui j que je le voie, et que ma reconnoissance...

ZORAÏME.

Le voilà, mon père ; c'est Enolf !

AKBÉ.

0 mon digne bienfaiteur! comment m'acquitter jamais?...

«t^ ZOBAIME ET ZULNAR.

ZULNAR.

Je suis léraoiu de la joie que votre cœur éprouve j voilà ma plus douce récompense.

ZÉIDE.

Allons, Madame; la présence d'un père chéri ne peut qu'ajouter encore à la gaîté qui doit régner aujourd'hui; venez donc; tous nos jeunes troubadours sont rassemblés; et l'on n'attend plus que vous pour commencer la fête. . .

AKBÉ.

Qu'il m'est doux de pouvoir partager votre joie ! Mais Alamir; que fait-il? Qui peut le retenir loin de nous ?

ZORAÏME.

Je l'ignore.

AKBÉ.

Je hrulc de l'instruire du bonheur qui l'allend.

ZORAÏME.

Expliquez-vous, mon père?

AKBÉ.

Tu sais que depuis long-temps j'avois conçu le projet de l'unir au brave Alamir; mais les soins qu'cxigeoit la défense de ce pays, nos divisions avec Abular cnCn, la perte d'un iih adoré, tout me faisoit une lo de suspendre ces nœuds : aujourd'hui que l'ennem

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