LES PRÉCÉDENS, ALAMIR
ALAMIR
Pardonnez si je viens troubler des instans qui dévoient être consacrés au plaisir , en vous faisant part d'un bruit qui se répand dans la ville.
AKBÉ.
Quel est-il?
ALAMIR
Zulnar, à ce qu'on assure, s'est éloigné dcjiuis un mois d'Abular j il a pris la route de Grenade, et l'on
^^8 ZORAIME ET ZULNAR.
ne doute point que, dans l'ombre du mystère, il ne trame quelcpie complot contre nous,
AKBÉ.
Qu'entends-je ?
Son approche me fait frémir d'horreur! Enolfl Zoraïme t'est chère j protège-la , défends-la , sauve-la du cruel Zuliiar !... ou plutôt, prenons nos armes , et volons ensemble à la rencontre du perfide.
ZULNAR , i part.
Où cacher ma honte ?
ALAMIR
Si l'on en croit le peuple, il est envoyé par Abular, • jui, s'apprêtant de nouveau à nous attaquer, fait tous ses efforts pour séduire nos soldats.
AKBÉ.
Et Zulnar a pu se charger de ce honteux emploi ! Le monstre! je ne quitte plus les armes qu'il n'ait
mordu la poussière. ( n Hrc sou ci.netcire. )
ZORAIME , ôtanl le cimeterre de la maiu de son père.
Mon père, que faites-vous? Est-ce à votre bras affoibli par Vàgc que vous devez remcllj e le soin de votre vengeance? Non j voilà le défenseur que le ciel